« L’Ancien Testament connaît toute une série de naissances miraculeuses, toujours aux tournants décisifs de l’histoire du salut : Sara, la mère d’Isaac (Gn18), la mère de Samuel (1S 1,3) et la mère anonyme de Samson ( Jg13) sont stériles ; tout espoir humain de fécondité est exclu. Chez toutes les trois, la naissance de l’enfant, appelé à être sauveur d’Israël, est l’effet d’une action miséricordieuse de Dieu, qui rend possible l’impossible (Gn18,14 ; Lc1,37), qui élève les humbles (Is2,7 ; 1,11 ; Lc 1,52 ; 1,48), et qui renverse les puissants de leur trône (Lc 1,52). Chez Elisabeth, la mère de Jean-Baptiste, la même ligne continue (Lc1, 7-25.36), pour atteindre en Marie son point culminant et son but. Le sens de l’événement est chaque fois le même : le salut du monde ne vient pas de l’homme et de sa propre force ; il faut que l’homme se le laisse offrir, il ne peut le recevoir que comme don gratuit. La naissance virginale ne représente pas un chapitre d’ascétisme, et elle n’appartient pas non plus directement à la doctrine de la filiation divine de Jésus ; elle est avant tout et en dernière analyse théologie de la grâce, message sur la manière dont le salut vient à nous : dans la simplicité de l’accueil, comme don absolument gratuit de l’amour qui rachète le monde. Dans le livre d’Isaïe, cette idée du salut qui ne peut venir que de la puissance de Dieu est admirablement exprimée : « Crie de joie et d’allégresse, toi qui n’a pas eu les douleurs ! Car plus nombreux sont les fils de l’abandonnée que les fils de l’épouse, dit Jahvé » (Is 54,1 ; cf. Ga 4,27 ; Rm 4, 17-22). En Jésus, Dieu a posé, au milieu de l’humanité stérile et désespérée, un nouveau commencement, qui n’est pas produit par l’histoire de cette humanité, mais don d’en-haut. Si chaque homme déjà constitue une nouveauté ineffable, s’il représente plus que la somme des chromosomes et plus que le produit d’un environnement déterminé : une créature de Dieu unique dans l’histoire, Jésus, lui, est la nouveauté véritable ; il ne procède pas du propre fonds de l’humanité, mais de l’Esprit de Dieu. C’est pourquoi il est Nouvel Adam (1 Co 15,47), une nouvelle humanité commence en lui. A l’encontre de tous les élus de Dieu avant lui, Jésus ne reçoit pas seulement l’Esprit de Dieu, il est, dans son existence humaine aussi, uniquement grâce à l’Esprit, et à cause de cela il est l’accomplissement de tous les prophètes : le vrai Prophète. »
Cardinal Joseph Ratzinger, La Foi chrétienne hier et aujourd’hui, (1968) Paris, Le Cerf, 2005, p. 194-195


Bonne fête de Noël à nous tous, que Marie nous donne d’accueillir dans notre coeur un peu de ce mystère de l’Incarnation.
Puis-je souhaiter à nous tous et à tout le monde « un chromosome de gaieté », c’est l’intitulé d’un mail reçu de la Fondation Lejeune il y a quelques jours, dans lequel il est écrit:
« La joie des personnes trisomiques est contagieuse !
Aujourd’hui, je veux vous parler de la joie et de l’enthousiasme des personnes trisomiques, malgré toutes les difficultés qu’elles endurent.
La joyeuse audace de Timothée, alors qu’il n’arrive pas encore à parler, en est la meilleure illustration : Timothée, voyant un inconnu en grande détresse assis sur un banc, échappe à la vigilance de sa maman, va voir l’homme, lui relève la tête de sa petite main pataude et sèche, et l’embrasse ! Ce petit garçon n’a pas les moyens pour exprimer ses propres sentiments, mais il saisit ceux de son prochain, comme par préscience !
Les personnes trisomiques, comme tout être humain, sont une chance ! »
(Thierry de La Villejégu, Directeur de la Fondation Jérôme Lejeune).
AMEN
NOËL est la fête de la miséricorde infinie de DIEU….(Pape François)quoi de plus humain que ce moment de partage avec nos proches de la joie et de la paix mais combien plus grand encore vers ceux qui sont seuls et qui souffrent de cette solitude Allons vers eux de tout notre cœur et dans leurs yeux nous y verrons l’amour de DIEU , ce DIEU d’une infinie bonté qui est venu sur cette terre pour partager notre humanité , Pour nous il est plus qu’un prophète il est le fis du Dieu vivant , il est le saint des saints il est celui qui est, il est le pasteur , il est celui que nous attendions…Il y aurait tellement de choses a dire sur sa divine majesté , lui le Roi de gloire le Seigneur des Seigneurs tout cela c’est lui et pourtant nous passons bien souvent a coté de lui sans le voir…Il est discret , patient , il se fait si petit lui le messie, il nous mène si on le laisse nous façonner, vers la charité la vérité l’honnêteté la générosité etc etc …Alors frères et sœurs en JÉSUS SAUVEUR avançons vers lui sans peur et abandonnons lui notre être tout entier et la grâce de NOËL se fera en chacun d’entre nous.
AMEN et merci, Colombe.
Jésus est le vrai Prophète. Le Prophète des prophètes. Les prophètes disaint: « Ainsi parle le Seigneur », Jésus dit: « Moi je vous dis ». C’est nouveau, tout est nouveau en Jésus, même sa conception que les femmes stériles, qui ont reçu la grâce d’avoir un enfant, préfiguraient. Et quand on y pensent, quelles enfants sont nés de ces femmes stériles: Isaac le détenteur de la Promesse, Samson le dernier Juge qui sauva Israël au prix de sa vie, Samuel qui était juge, prêtre et prophète. Puis Jean Baptiste le plus grand des prophètes, nouvel Elie, mais aussi le plus petit, car il etait encore sous l’Ancienne Alliance.
Jésus, né de la Vierge Marie, voilà un miracle nouveau, unique. Et Jésus apporte une Alliance Nouvelle, avec une Loi Nouvelle, et une espérance nouvelle. Tout est nouveau. Mais nouveau ne veut pas dire autre. Non, tout ce qu’accomplit Jésus est dans l’Ancien Testament annoncé, tout y est en figure.
Noël est une fête nouvelle qui célèbre la naissance de Celui qui nous dira, « je vous donne un commandement nouveau: aimez-vous les uns les autres. »
Noël fête nouvelle, n’est pas simplement le remplacement par l’Eglise de la fête païenne des lumières, mais bien la fête de la nativité de la lumière du monde, qui apporte un éclairage nouveau sur le monde, sur notre devoir d’aimer jusqu’à son ennemi.
Et en ce jour j’aimerais penser à nos ennemis sui sont encore dans l’ancien, un ancien déformé en plus. Il nous faut les aimer, comment les combattre si nous ne les aimons pas? Oui, notre combat n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les puissances infernales. Et ces pauvres gens qui, ne l’oublions pas ont subi l’injustice des occidentaux, des grandes multinationales, sont en colère contre une France décadente, eh bien,leur violence est ancienne, c’est celles d’un temps passé, car ils n’ont pas connu cette nouveauté qu’est l’amour de Jésus qui nous invite à nous aimer les uns les autres.
Saint François d’Assise n’a pas hésité d’aller parler à un sheik musulman qui voulait attaquer, il lui démontra la force de l’amour. C’est lui, ce doux apôtre de la miséricorde qui inventa la première crèche vivante.
Dites-moi qui peut rester insensible devant cette crèche. Nous la sortons une fois par an, mais une fois placée sous le sapin, ou dans l’église nous sommes comme éblouis, émus devant ce que nous trouvons toujours nouveau. Il y a une nouveauté éternelle dans une crèche, oui parce qu’elle est signe, témoignage visible de l’amour de Dieu. Et cet amour est toujours nouveau, éternellement nouveau, a découvrir chaque jour avec émerveillement à partager chaque jour: « Petits enfants aimez-vous les uns les autres, c’est un commandement nouveau » nous dit Saint Jean.
Bien merci Patric
Merci Colombe, voyez la belle réflexion d’Edith qui complète mon commentaire.
Pour ajouter une réflexion simple à la suite de Patric, bien que je n’ai pas son habitude, les femmes qui annonçaient de loin la nouveauté de Dieu ėtait stériles, mais Marie était la Vierge pure préparée par Dieu pour être la Mère de Jésus, la première Sauvė. Bon Noël à vous tous et Merci.
Edith vous avez bien fait d’ajouter cette réflexion simple et belle. Merci. Bon Noël à vous aussi.
Merci
Je confirme belle réflexion