Rendre témoignage à la miséricorde divine

FILE PHOTO 27DEC83 - Pope John Paul II meets with his would-be assasin, Turkish gunman Mehmet Ali Agca in his prison cell in December 1983. Italy granted Agca clemency June 13, the presidential palace said. Agca has still to serve part of a sentence in Turkey for killing a journalist in 1978. PH
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« En relation avec cette image de notre génération, qui ne peut que susciter une profonde inquiétude, nous reviennent à l’esprit les paroles qui résonnèrent dans le Magnificat de Marie pour célébrer l’incarnation du Fils de Dieu et qui chantent la «miséricorde… de génération en génération ». Il faut que l’Eglise de notre temps, gardant toujours dans son cœur l’éloquence de ces paroles inspirées et les appliquant aux expériences et aux souffrances de la grande famille humaine, prenne une conscience plus profonde et plus motivée de la nécessité de rendre témoignage à la miséricorde de Dieu dans toute sa mission, conformément à la tradition de l’ancienne et de la nouvelle Alliance, et surtout à la suite de Jésus-Christ lui-même et de ses Apôtres. L’Eglise doit rendre témoignage à la miséricorde de Dieu révélée dans le Christ en toute sa mission de Messie, en la professant tout d’abord comme vérité salvifique de foi nécessaire à une vie en harmonie avec la foi, puis en cherchant à l’introduire et à l’incarner dans la vie de ses fidèles, et autant que possible dans celle de tous les hommes de bonne volonté. Enfin, l’Eglise – professant la miséricorde et lui demeurant toujours fidèle – a le droit et le devoir d’en appeler à la miséricorde de Dieu, de l’implorer en face de toutes les formes de mal physique et moral, devant toutes les menaces qui s’appesantissent à l’horizon de la vie de l’humanité contemporaine. »

 

Saint Jean-Paul II, Encyclique Dives in misericordia sur la miséricorde divine (1980) §12

10 commentaires sur “Rendre témoignage à la miséricorde divine
  1. colombe dit :

    La Miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite a l’amour de DIEU qui pardonne… Saint jean XXIII a l ouverture du concile prononça ces paroles:( .Aujourd’hui , l’épouse du Christ, l’église, préféré recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité .Le pape François écrit aussi ceci 🙁 la vie entière de Marie fut modelée par la présence de la miséricorde faite chair.Marie atteste que la miséricorde du fils de DIEU n’a pas de limites .C’est donc aux cotés de Marie,mère de miséricorde que nous pouvons le mieux découvrir Jésus-Christ, visage de la miséricorde de DIEU .Dans son étymologie miséricorde vient de deux mots latin ((miserere ))avoir pitié et ((cor))cœur il s’agit donc d’une disposition de cœur autrement dit un cœur qui se penche sur la misère Toute la bible est traversée par cette miséricorde de DIEU cette volonté divine de nous venir en aide de nous proposer sans cesse un chemin de salut. Saint Jean Paul II écrivait dans une encyclique qui traitait de ce sujet :L’église vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la miséricorde .Pour être capable de miséricorde il nous faut d’abord nous mettre a l’écoute de la parole de DIEU.Notre bon Pape François nous dit 🙁 j’ai un grand désir de ce que le peuple chrétien réfléchisse durant le jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Redécouvrons les œuvres corporelles : donner a manger aux affamés, assister les malades, visiter les prisonniers etc etc. Et les œuvres spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute ,pardonner les offenses consoler les affliges etc etc etc Bonne année a tous amis de la neuvaine et soyons forts de cette FOI qui nous anime et prions pour ceux qui ont peur et qui ont un cœur tiède…

  2. abc dit :

    « Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu – parlez au cœur de Jérusalem… » (Is. 40, 1)

    Miséricorde ? « Pitié-cœur »Au sens premier : c’est le cœur qui a pitié.

    Qui est ce cœur qui console, qui fait miséricorde ? C’est celui de Dieu, de Dieu fait homme, de Jésus. Où ? En Croix ! Qui fait-il en Croix? Il déverse son eau et son sang.

    Du muscle du Seigneur, roi de l’univers, s’y abreuvent les cœurs cherchant Dieu ! Inouïe, pourtant vrai.

    Le Cœur du Seigneur est le centre de nos vies. Et de là : « Je vous donne ma paix » (Jn 14, 27) ; je vous donne le Cœur de ma paix. L’organe de ma miséricorde contient ce qui construit la paix durable. Car Je suis l’Amour.

    Ma miséricorde est comparable au flot abondant d’un torrent dont l’eau fertilise tous les centres de vie qui se situent en aval du sommet d’où provient le cours du torrent. Ce flux est la substance illimitée de la nouvelle vie promise, une vie de paix, une vie contagieuse qui dès maintenant console dans un monde ici-bas où la violence et la suffisance des têtes remplacent l’ignorance de la Miséricorde.

    Oui, « A Dieu, rien n’est impossible » (Lc 1, 38).

  3. Patric Chenaux dit :

    Saint Jean-Paul II nous montre la voie de la miséricorde, du témoignage de la foi. Une foi vive et Vécue. Edith nous rappelle que le Saint s’est penché vers une petite fille et cela l’a sauvé du tir de cet homme qui voulait assassiner le Saint Père.
    Pendant tout son pontificat, Saint Jean-Paul II, profondément marial, fut un apôtre de la miséricorde. Comme tous les Saints, il a accompli parfois des gestes qui ont surpris. Ce sont des gestes de miséricorde. Le premier fut la réunion d’Assise, où le Saint Père convoqua toutes les religions à prier pour la paix. L’image est frappante, de nombreux représentants de religions répondirent à l’appel du Saint Pape. Pape veut dire papa. Le Saint Père, ne l’est pas seulement des catholiques, mais de tous les hommes pour lesquels il prie, et Saint Jean-Paul II a pu dans la dernière partie de son pontificat, offrir toutes ses souffrances pour le salut d’un grand nombre.
    Ce qui me frappe à Assise, c’est la blancheur. La blancheur de la soutane du Pape, au centre de tous ces representants de religions. Il est au centre comme le Christ au milieu des Sept Eglises. Il est au centre, car le Pape est incontournable. Ils n’ont pas prié ensemble, mais chacun selon sa croyance. Le Pape, bien entendu dû prier pour le salut de ces représentants de religions et de leurs fidèles. Sinon pouquoi les convoquer? Pour égarer les foules? Non. Le Saint a agit guidé par Celle qui veut amener le plus d’hommes, de femmes et d’enfants à Jésus, sachant qu’ils n’ont rien à boire de consistant, de solide pour la vie éternelle. Ceux qui n’ont pas compris le Pape et qui l’ont critiqué à cause de la réunion d’Assise, devraient revoir leur jugement. Les saints sont souvent mal jugés. Samson par exemple, que d’inepties je n’ai pas pu lire sur ce saint Juge, qui agissait, saisi par le Saint-Esprit. Sa seule faiblesse est d’avoir fait confiance en une femme qui le trahit pour de l’argent. Mais Samson fit pénitence, une fois prêt, purifié, il donna sa vie pour le salut de ses frères. Mais revenons à Saint Jean-Paul II et à son deuxième acte qui a surpris plus d’un.
    Le Saint Pape embrassa le Coran. Pourquoi? Etait-il aveugle à ce point? Ne connaissait-il pas l’Islam? Avait-il peur? Saint Jean-Paul II savait très bien ce qu’il faisait en embrassant le Coran.
    Avant d’expliquer le pourquoi, nous devrions: avoir confiance au Saint Père et nous rappeler que les actes des Saints, ne sont pas à reproduire à la lettre. Si le Saint a embrassé le Coran, c’est par respect pour Abraham et la promesse de Dieu faite à Ismaël. Il vaudrait la peine de relire dans la Genèse comment Dieu sauva Agar et Ismaël, leur donnant une promesse. Ainsi le Saint embrassa le Coran, étant le Vicaire du Christ, montrant par ce geste de miséricorde, que Dieu ne trahirait pas sa promesse: « Dieu entendit la voix du petit garçon; et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar: « Qu’as-tu, Agar? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon, sous le buisson où il était. Debout! Prends le garçon et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. » Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar, et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon. Dieu fut avec lui, il grandit et habita au désert, il devint un tireur à l’arc. Il habita au désert de Parane, et sa mère lui choisit une femme du pays d’Égypte. » (Gn 21: 17-21, la Bible, Traduction Officielle Liturgique, Mame, Paris, 2013).
    Les promesses de Dieu sont irrévocables, si l’homme est infidèle, Dieu reste fidèle. Et c’est ce que le Saint Père a démontré en embrassant le Coran. Dans sa sagesse, il fit ce geste que nous n’avons pas à reproduire. C’est un geste unique, particulier, qui montre la miséricorde de Dieu envers les descendants d’Ismaël qui crient dans le désert ayant soifs de justice, de paix et d’amour comme tout homme, finalement. Le baiser du Saint Pape sur le Coran contraste avec la rage et la haine des terroristes.
    Saint Jean-Paul II nous montre la voie de la charité, de la miséricorde divine. Vivre la miséricorde doit nous pousser parfois à des gestes qui peuvent sembler surprenants, voir « contraire » à la Loi de Dieu. Je pense à Sainte Jeanne d’Arc qui a dû s’habiller en homme, ceci, afin de pouvoir accomplir sa mission. Sainte Jeanne d’Arc était animée par la miséricorde divine et pas par la haine envers les anglais.
    J’aime Saint Jean-Paul II, « N’ayez pas peur », nous laissa-t-il comme parole emplie de cette miséricorde qui l’habitait. Avez-vous vu les yeux du Saint? Avez-vous vu comme ils reflètent cet amour de Dieu, comme ceux du Padre Pio. Comme ceux de Mère Teresa, des yeux enflammés d’amour.
    Si quelqu’un a bien rendu temoignage de la miséricorde divine, c’est Saint Jean-Paul II allant visiter ce malheureux qui en voulait à sa vie. Et ce n’était pas de la pub, non, c’était un acte de miséricorde comme tout ce qu’il a fait. Même quand il s’est battu contre la contraception, le Saint Père agissait par misericorde.
    « Sancto subito » scandait la foule, c’était la voix des fidèles et cela n’a pas tardé. J’ai pu assister en direct à sa canonisation et à celle de Saint Jean XXIII. Normalement je devais descendre à Rome, avec une amie et sa paroisse. Ma maman m’avait payé le voyage, mais voilà ma santé me joua des tours, dont-elle a le secret. Et mon amie m’a dit heureusement que je ne les avais pas accompagné, cela aurait été trop éprouvant pour moi. Enfin je me suis contenté de la télévision et c’était bien ainsi. Dieu, encore une fois, montrant sa miséricorde à mon égard et surtout, nous rappelant la miséricorde vécue par Saint Jean-Paul II.

    • EDITH dit :

      Amen rendons gloire à Dieu qui nous offre ce Saint. Nous aimons François, nous avons apprécié notre pape Benoît XVI à sa juste valeur théologique, et d’accompagnement attentif pour la fin du pontificat de St JP II et son humilité de savoir se retirer, mais pour moi le pape papa oui Jean Paul ÎI est celui de ma vie de ma jeunesse avec mes enfants, Il est venu à Paray le Monial à Taïzé qui sont mes endroits forts et c’est le père André Fort avec qui j’ai cheminé, qui l’à accueilli. Dans son épisode final d’abaissement, il m’à montré le chemin pour ma mère et ensuite le service évangélique des malades et des personnes que j’ai accompagnées avant que ce service existe. Miséricorde allume ta flamme en nous puisque Jésus nous sauvés. Merci Patrick pour ton rappel de ce pape.

  4. EDITH dit :

    Oui cette photo de notre cher Pape après cet attentat où il fût sauvé par la grâce de Marie et parce qu’il s’ est penché pour manifester l’amour de Dieu à une petite fille. Après avoir tant souffert il va voir son bourreau dans sa prison. Miséricorde de Dieu en Esprit et en Acte. Cette image est prophétique et bouleverse. Mais c’est aussi Jésus sur la croix et pour Jésus et JP II jusqu’à la fin de leur vie et pour les 2 aussi avec la présence de Marie.