« Nous avons assez marqué que la fin propre du christianisme était relative aux destinées suprêmes de l’humanité pour avoir le droit de rappeler qu’il ne se désintéresse pas pour autant de ses destinées terrestres. Et ceci est vrai en un double sens. D’une part la cité terrestre relève de la Loi de Dieu, non dans ses déterminations particulières, mais dans les principes qui la régissent. Et l’Eglise a toujours revendiqué son droit et son devoir d’intervenir dans ce domaine. Car elle le fait d’abord en tant qu’elle est dépositaire de la loi naturelle, que nous préférons appeler la Loi divine, car c’est de Dieu qu’elle tire toute sa valeur aux yeux du chrétien. Mais cette vue reste incomplète. Car dans la mesure où les institutions ne sont finalement que l’expression des rapports entre les hommes, elles reflètent normalement l’esprit qui domine ces relations entre les hommes. Il est dès lors normal que la transformation que l’esprit évangélique apporte aux relations humaines, se manifeste aussi sur le plan des institutions. Ceci est évident en ce qui concerne la famille. Certes, cette influence reste toujours limitée et combattue. Elle participe de l’ambiguïté même de la civilisation chrétienne. Mais il serait inadmissible de la contester. Et le drame n’est pas que les chrétiens aient voulu pénétrer la civilisation de l’esprit de l’Évangile, mais qu’ils ne l’aient pas fait assez.
Par ailleurs, l’Eglise ne peut se désintéresser de la civilisation dans la mesure où la cité présente reste ordonnée finalement à la cité future. L’Eglise, qui a sa mission de Dieu même de conduire l’humanité vers cette cité, est donc en droit d’exiger que la cité terrestre n’y apporte pas d’obstacle. Car si le christianisme est libre à l’égard de tout conditionnement sociologique, s’il peut surgir dans n’importe quelle condition, il reste qu’un peuple chrétien n’est possible que s’il existe un milieu qui le soutient. Dans un monde dont les institutions sont moralement perverties ou idéologiquement faussées, un peuple chrétien n’est pas possible. Et en ce sens le christiasnisme se doit, au nom même de sa fin ultime, d’agir sur les institutions présentes.
Mais il faut dire en même temps que, s’il est légitime de parler de civilisation chrétienne, il est dangereux de s’en faire un mythe et de laisser croire que le royaume de Dieu est possible sur la terre. »
Cardinal Jean Daniélou, Oraison, problème politique, Paris, Fayard, 1965, p. 47-49


Le Royaume de Dieu n’est pas possible sur cette terre, en effet. Cependant l’Eglise et chaque chrétien doivent tout faire comme pour le Seigneur. Et l’Eglise a le devoir d’annoncer l’Evangile aux nations. Si un Etat se convertit, il va encourager l’action de l’Eglise afin que justement le peuple se convertisse. Cela ne se fera jamais de force, toujours en laissant le libre arbitre aux habitants du pays. Si aujourd’hui nos institution sont tellement perverties, qu’il soit impossible qu’il y ait un peuple chrétien, comme en France, nous ne baissons pas les bras car nous savons que Dieu est tout-puissant.
Nous l’avons dit. Le chrétien est prêtre, roi et prophète.
En temps que prêtre, il va prier pour son pays. Un chrétien que méprise le fait qu’il soit français est un idiot. Il doit se ressaisir et devenir un patriote. Qui prie Notre Seigneur d’avoir pitié de la France et que la France redevienne un pays chrétien avec des institutions saine. Non pas qu’elle revienne comme avant, mais mieux qu’avant.
En temps que roi, le chretien va se comporter de manière à ce que son pays, devienne une terre où il fait bon vivre. Il sait que la Franve ne deviendra pas le royaume de Dieu sur terre, mais il sait aussi que comme il doit se sanctifier pour devenir un autre Christ, il agira en ce monde pour que la France se rapproche le plus possible du Royaume de Dieu. Pourquoi? parce que c’est dans ce Royaume que nous seront parfaitement heureux. Alors visant la joie et la paix, et afin qu’il y ait toujours plus de justice en ce monde, le chrétien, à sa mesure, agira pour le bien de tous et ceci dans tous les domaines de la vie. On ne peut pas s’imaginer tout ce que l’Eglise a apporté à ce monde depuis la Pentecôte.
En temps que prophète, le chretien n’hésitera pas à rendre témoignage auprès de tous selon les dons reçus. Le témoignage chrétien est essentiel. Il se fait en comptant sur Dieu qui seul peut changer les coeurs.
Donc le Seigneur nous a mis dans ce pays, c’est pour travailler à notre salut, mais aussi pour faire notre devoir de chrétien. Et nous pouvons même dire que faire notre devoir de chrétien c’est justement travailler à notre salut, aussi.
Aujourd’hui la tâche est immense voir impossible tant les francais se laissent séduire par une vie « bien rangée », ou par des religions ou pratiquent étrangères à la foi chrétienne, et tous ces musulmans qui paraissent impossibles à toucher et tous ces juifs, ces sectes, ces athées, agnostiques… que de confusion dans les esprits.
Alors quoi, ceci doit retenir les enfants de Dieu? Non pas! car comme le dit l’Ecriture: « L’Esprit qui est en nous est plus fort que l’esprit qui est dans le monde ».
La lecture du jour de la messe est extraite du livre de Samuel, et qu’y lisons-nous? Dieu donne la victoire à David, jeune roux de fort belle apparence, contre le géant Goliath, avec une seule pierre, il le frappe au front, usant d’une seule fronde. C’est Dieu qui donne la victoire (cf 1 Sm 17, 32-51). En France l’Eglise, comme David semble si petite, si faible et pourtant, Dieu est avec elle contre le terrible Goliath que sont en apparences tous les obstacles. Mais, n’ayons crainte, Jésus est notre seule pierre. Sa Parole est puissante. Lorsque les soldats arrivèrent au mont des oliviers, ils dirent « Qui est Jesus de Nazareth? » Il repondit « C’EST MOI »(usant de son nom divin). Les sodats tombèrent tous en arrière, alors n’ayons crainte, Jésus a vaincu le monde.
Merci Patric pour vos commentaires toujours enrichissants.Pour ma part je les relis plusieurs fois.
Vous etes un très beau lien pour cette neuvaine.
Que Notre Seigneur vous bénisse et vous garde dans sa Paix!
Prenez soin de vous et bonne continuation.
En union de prières.
AMEN