« La miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde ». Ces paroles de saint Thomas d’Aquin montrent que la miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression de la toute-puissance de Dieu. C’est pourquoi une des plus antiques collectes de la liturgie nous fait prier ainsi : « Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance lorsque tu patientes et prends pitié ». Dieu sera toujours dans l’histoire de l’humanité comme celui qui est présent, proche, prévenant, saint et miséricordieux.
“Patient et miséricordieux”, tel est le binôme qui parcourt l’Ancien Testament pour exprimer la nature de Dieu. Sa miséricorde se manifeste concrètement à l’intérieur de tant d’événements de l’histoire du salut où sa bonté prend le pas sur la punition ou la destruction. D’une façon particulière, les Psaumes font apparaître cette grandeur de l’agir divin : « Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse » (Ps 102, 3-4). D’une façon encore plus explicite, un autre Psaume énonce les signes concrets de la miséricorde : « Il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant » (145, 7-9). Voici enfin une autre expression du psalmiste : « [Le Seigneur] guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures… Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies » (146, 3.6). En bref, la miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon. »
Pape François, Misericodiae vultus Bulle d’indiction du Jubilé de la Miséricorde, § 6


L’amour de Dieu ne passe pas chez pas mal de gens qui voient le catholicisme comme une série d’interdits, avec des menaces. Alors ils disent que si nous faisons du bien c’est de façon hypocrite pour aller au ciel.
Bien entendu nous savons que c’est faux. Car notre sainte religion ne nous permet pas de faire l’hypocrite au risque de commettre un sacrilège ou que les sacements soient rendus invalides.
Voilà la miséricorde de Dieu: la religion qu’il veut est celle de l’amour. Nous pouvons le voir avec les Sept Sacrements:
1. Le Baptême: si les parents aiment leur Dieu et leur enfant, ils l’apporteront au prêtre afin que ce petit d’homme soit intégré dans l’Eglise, dans l’Alliance éternelle de l’amour de Dieu en Jésus Christ qui par amour a versé son Sang pour le pardon des péchés. Le petit bébé baptisé, le péché originel est effacé. Il a un parrain ou une marraine qui va veiller avec amour sur ce petit pour qu’il devienne un bon chrétien.
2. LEucharistie. A un moment donné le petit d’homme s’approchera de la Table du Seigneur, l’Autel, où le Sacrifice de Golgotha a été renouvelé, non sanglant, mais par amour le Christ s’offre dans le ciel. Le pain devient le Corps du Christ, le vin, le Sang du Christ, le Sacrifice est offert et consommé par le prêtre et les fidèles, prêtres aussi, de la Nouvelle Alliance. L’enfant s’approche et communie au Corps (et au sang, oui car dans l’Hostie nous avons tout Jésus). Le voilà nourri, fortifié tant son corps que son âme pour la vie éternelle. Le voilà pardonné. Quel amour.
3. La Confirmation. La miséricorde de Dieu est infinie. Il va équiper son enfant, ce jeune garçon, maintenant des dons du Saint-Esprit afin qu’il puisse combattre le bon combat, travailler à son salut, devenir ce qu’il devrait être : un Saint, un autre Christ, vraiment lui-même. La miséricorde divine lui donne tout ce dont il a besoin pour triompher de la chair, du monde et du diable. Peut-on voir plus grand amour, surtout qu’il donne à chacun se dont il a besoin?
4. La Réconciliation. Dans sa grande miséricorde, Dieu a prévu un remède à la faiblesse du petit garçon qui grandit pour devenir un homme et un Saint. De nombreux pièges sont sur sa route. Il peut arriver qu’il commette un péché véniel. Dieu a prévu le Notre Père ou un acte de contrition et cela suffit, à la prochaine communion, tout sera effacé. Mais il peut arriver que l’homme commette un péché mortel, là aussi, un Notre Père et le pardon est donné, mais avant de s’approcher de l’autel, il faut se confesser. Et le confessionnal est un signe visible de l’amour de Dieu. C’est que le péché mortel souille l’Eglise. Alors, il est juste de le confesser au prêtre qui au nom du Seigneur nous absout. Ensuite faire sa penitence et une réparation en signe d’amour. Voir avec le confesseur. Le confessionnal est un signe d’amour de Dieu.
5. L’onction des malades. Dans son amour, Dieu a choisi un moyen pour venir au secours des malades. Il s’agit de l’onction. Le prêtre est appelé au chevet du malade et procède à l’onction. Il ne faut pas attendre le dernier moment, et surtout pas l’empêcher. Le Sacrement des malades est un signe de la miséricorde de Dieu qui regarde tous les détails de notre vie. Il nous aime tout le temps, et particulièrement dans la maladie car, en elle, nous sommes tellements unis aux souffrances de Jésus. Dieu ne guérit pas toujours le malade, mais le Sacrement lui apportera, paix, force et surtout, surtout, l’amour de Jésus qui a tant souffert.
6. Le mariage. Est un grand signe de l’amour de Dieu. Chose sacrée il ne peut être rompu par un divorce. Parce que sur la Croix le Christ c’est marié avec son Epouse l’Eglise, et que sa fidélité est éternelle, l’Eglise aimera son Sauveur éternellement. Il n’y aura jamais de divorce entre l’Epoux et l’Epouse, donc au sein de son Eglise les catholiques qui doivent vivre cet amour, par amour, ne pourront pas divorcer, sinon l’amour, alors l’amour n’a plus de sens, l’amour devient éphémère sans fondements, une chose comme une autre. L’amour de Dieu est pour toujours.
7. L’ordre. L’amour de Dieu pour son peuple est tel, qu’il suscite des hommes, oui des hommes et non des femmes à cause de l’Alliance, à cause de Jésus-Christ qui s’est livré en sacrifice. Mais Marie, elle aussi a fait office de prêtre en offrant son Fils, oui Mesdames, comme vous, qui, à chaque messe êtes prêtres (tous les fidèles sont prêtres, rois, prophètes). Mais celui par qui le Christ renouvelle le Sacrifice et administrera ses Sacrements sera l’évêque et par l’autorité de l’évêque en union avec l’Eglise et le Saint Père, le prêtre. C’est ainsi depuis le début et cela ne peut pas changer.
Le prêtre, comment voyez-vous votre prêtre? Comme un pote? Un brave gars? Ou le ministre de Dieu, le bras de l’évêque? Et votre évêque, successeur des Apôtres, sommet du ministère, comment le voyez-vous? Aujourd’hui, je suis un peut perdu, on appelle les prêtres par leur prenom, cela fait plus chaleureux, dit-on. Vraiment? Monsieur l’abbé (abbé veut dire papa), mon Père, ça fait froid? Distant? Moins chaleureux que Jacques, Louis, Yvan, Alfred? Je vous pose la question. Car y a-t-il plus doux que le nom Père? Jésus, Marie, oui, mais nous les prononçons avec amour, respect. Alors dire au prêtre « mon Père » n’est ce pas un mot d’amour? Le saluer, toucher cette main dans laquelle s’opère à chaque messe un plus grand miracle que la création du monde, cette main qui nous bénit. Et que dire de celle de l’évêque? toucher 2000 ans d’amour, de succession apostolique. Embrasser l’anneau, signe de son épiscopat. Tous des signes d’amour.
La charité anime l’Eglise, la misericorde fait qu’elle soit toujours là debout et que nous pouvons dire Dieu est amour avec fierté.
Trés beaux discernement merci
L’amour de DIEU, la profondeur de sa grande miséricorde, le pardon qu’il nous donne sont un baume pour nos cœurs endurcis et blessés par les choses de la vie. Cette vie que nous croyons pour certains vivre sans DIEU…Le danger est la si prés de nous pour ceux qui se sont éloignes du créateur….Et pourtant il est la près de nous et ses entrailles de père souffrent de voir ainsi ses enfants l’ignorer Il a tant de cadeaux a donner lui qui nous laisse la liberté des enfants de DIEU .Nous tombons littéralement dans le gouffre.Son amour si fort se donne a ceux qui lui ouvrent les bras et ainsi la peur nous quitte car lui il nous tient .Et notre maman elle aussi souffre. La lumière est venue dans le monde par elle, demandons lui sa protection contre le mensonge contre nos peurs etc etc , elle nous apprendra a grandir dans la Foi, jusqu’à ce que nous puissions dire et affirmer avec saint Paul ce n’est plus moi qui vis c’est le Christ qui vit en moi.
Amen et merci pour votre commentaire.