La vérité réclame tout de nous

charlier
image-2065

« Le découragement, le dégoût ou le désespoir conseillent facilement à des jeunes un faux détachement de leurs devoirs les plus importants, et ce détachement n’est souvent qu’une base complaisance à l’égard de leurs faiblesses. Parce qu’on trouve que les choses autour de soi vont très mal, on se résigne à orienter sa vie vers les buts les plus médiocres – et au fond de soi on éprouve une satisfaction secrètes. Mais cette lâcheté ne trompe personne. Ce n’est pas le monde qui est médiocre – ou plutôt si, il l’est, mais il l’a toujours été, en cela rien n’est changé – c’est nous qui le sommes. Il y a toujours eu dans l’histoire, dans la nôtre, des hommes qui ont dominé leur temps et qui ont entraîné la masse des médiocres. Est-ce qu’aujourd’hui ces hommes manqueraient ? C’est à vous qu’il appartient de montrer comment il faut répondre à cette question. En attendant, je vous livrerai simplement quelques réflexions sur la position du chrétien dans le temps présent.
Le problème pour le chrétien est de donner à sa vie un sens qui dépasse les vicissitudes temporelles. S’il ne le fait pas, il est perdu. Sans doute nous avons à vivre au milieu d’elles et souvent à prendre parti dans un sens ou dans l’autre. C’est un devoir de « s’engager », pour reprendre une expression à la mode. Mais enfin le but de la vie est au-delà, et il faut passer à travers ces vicissitudes pour l’atteindre. Les choses du monde ont toujours marché assez mal et notre temps n’est sans doute pas pire qu’un autre. Il nous réserve cependant une épreuve particulière : c’est que jamais la confusion du vrai et du faux, du bien et du mal, n’atteint ce degré. C’est là une corruption de l’esprit, la pire de toutes, qui empoisonne la vie de l’homme moderne. C’est un grand triomphe du démon, qui est le prince du mensonge, de donner au mal et à l’erreur des séductions qui nous les font préférer au bien et au vrai. Mais nous devons savoir qu’il n’y a aucun moyen de concilier les contraires. C’est un des traits de la jeunesse de croire qu’il faut avoir tout essayé avant de choisir, mais c’est la plus grave des erreurs. Ce n’est pas quand l’esprit et le cœur sont corrompus qu’on est capable de faire un choix. On finit simplement par croire que la suprême élégance ou même que la seule solution raisonnable est de ne pas choisir. C’est là le vrai chemin de perdition. La vérité est exigeante, et elle réclame tout de nous. »

André Charlier, « Soyez des hommes libres ! », Lettre aux capitaines, Terramare, Editions sainte Madeleine, 2010, p.209-210

3 commentaires sur “La vérité réclame tout de nous
  1. colombe dit :

    Oui évidemment il y a des limites a tout.Évitons si possible les provocations, nous chrétiens croyants et pratiquants il est de notre devoir de montrer la façon dont nous devons être pour garder une certaine pudeur.Il est vrai que DIEU ne juge pas sur les apparences mais il regarde le fond des cœurs.Nous vivons actuellement dans un monde ou le démon se transforme en ange de lumière, il se cache comme l ‘a si bien décrit Patric dans toutes sorte de choses, de jeux, etc etc etc. Nos enfants sont en grand danger, a quoi bon se lamenter. Prions tout simplement supplions car les temps sont peut être la, soyons prêts a tout moment il peut revenir sans nous prévenir lui le saint des saints, le seigneur des seigneurs, le ROI du ciel et de la terre, prenons conscience de cela et prions prions.

  2. Chenaux Patric dit :

    Ah la Vérité, oui elle réclame tout de nous car la Vérité a un nom: Jésus Christ.
    Il est vrai que l’Histoire n’est pas toute rose, que ce monde a toujours été médiocre, avec des périodes plus glorieuses, lorsque la France marchait plus près de son Dieu. A lire ce qu’on écrit les Saints de ces temps-là, il y a toujours dû a faire, et à aucun moment le chrétien ne pouvais vivre sans donner un sens à sa vie qui dépasse des vicissitudes temporelles. Autrement dit de vivre en chrétien cherchant d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, en oeuvrant pour le Seigneur dans tous les domaines de la vie dans la foi, la charité, l’obéissance, l’humilité et gardant l’espérance.
    Ce monde est un purgatoire selon Saint Thomas d’Aquin. Tout ce qui nous arrive est pour notre bien et nous aide à nous sanctifier. Ainsi, le chrétien voyant ce monde médiocre ne va pas faire comme les jeunes decrits par André Charlier. Et le christianisme n’est pas un de ces faux détachements. Celui et celle qui pensent que devenir chrétien cest sortir du monde et ne plus s’en soucier font fausse route. Car le chrétien doit faire son devoir d’état, il se sanctifie en l’accomplissant chaque jour. Le chrétien n’est pas un médiocre, pensons à Joseph en Egypte, ou à Daniel à Babylone. Si nous sommes médiocres à cause de notre péché, le Saint-Esprit qui vit en nous, et les Sacrements, notre foi, font de nous des hommes nouveaux. Et, comme le disait un professeur d’histoire: « Les romains persécutaient leurs meilleurs sujets ».
    Le chrétien est le seul qui puisse vraiment réagir dans ce monde médiocre qu’est le nôtre. Imaginez un gouvernement chrétien tirant le peule vers le haut et non vers le bas?
    Un vrai problème pour notre temps, même si nous devons passer à travers ses vicissitudes, c’est cette corruption de l’esprit, comme le dit André Charlier, le degré de confusion du vrai et du faux, du bien et du mal, dans lequel nous devons vivre tous les jours: jusque dans nos propres familles. Cette confusion est d’ailleurs à mon humble avis la cause des montées des extrêmes. Car il est facile de se réfugier dans le tout noir ou tout blanc. Alors que Saint Paul nous invite à vivre libre en gardant ce qui est bon et rejetant ce qui est mal, tout en prenant garde de ne pas offenser son frère plus faible qui pense que telle chose est mauvaise. On ne va pas lui l’imposer, on va s’en priver pour le bien de notre frère, c’est la charité.
    Le diable est fortement rusé. Ces temps, il se déchaîne. Certes, le grand exorciste du Vatican à déclaré que Daesh est Satan. Si Daesh constitue une menace certaine pour notre pays, si c’est bien l’oeuvre du démon qui arrive quand même à attirer de jeunes français dans cette horreur incommensurable, le diable oeuvre d’une manière beaucoup plus délicate (si je puis dire) dans notre pays, donnant à l’erreur et au mal un tel visage que les hommes enfoncés dans leur médiocrité ne distingue plus le vrai du bien.

    « Malheureux, ces gens qui déclarent bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien, qui font des ténèbres la lumière et la lumière des ténèbres, qui rendent amer ca qui est doux et doux ce qui est amer! Malheureux, ceux qui se prennent pour des sages, ceux qui se croient intelligents! »
    (Is 5, 20-21, La Bible Traduction Officielle Liturgique, Mame, 2014, p. 1240)

    Nous voilà donc bien mis en garde. Et nous constatons que du temps dIsaïe, cela existait déjà. Mais il est vrai qu’aujourd’hui la confision prend une empleur immense qui touche tous les domaines de la vie et tout le monde. Prenons quelques exemples: l’éducation des enfants où l’on veut interdire la correction pourtant nécessaire, le mariage attaqué de tous côtés: on a enlevé jusqu’à son caractère sacramentelle, en trouvant cela très bien. Le divorve vu comme tout à fait bien. Même on étale les scandales de ces « stars » qui ne font que se marier et divorcer. Et le pseudo mariage des homosexuels? A-t-on touché le fond? Sans parler de l’adultère considéré comme une expérience à vivre, n’étant plus vu comme une faute. Le mélange des genres où les femmes font les devoirs de hommes et inversement… Et tout cela est très bien.
    Il y aurait tant à dire encore sur ce sujet.
    Seulement j’aimerais m’arrêter sur le mélange des genres. Les catholiques ont dénoncé le gouvernement qui voulait introduire dans les cours pour les petits des ouvrages mélangeant les gentes.
    Mais d’autres, je pense aux intégristes, ou à une jeune fille qui se convertit au judaïsme, font des reproches à l’Eglise et aux femmes catholiques de laxisme et de favoriser le mélange des genres. Les reproches sont entre autres: le port du pantalon, les cheveux courts et le fait que les femmes ne se voilent pas dans nos églises. La réponse la plus claire que l’on puisse donner, c’est que si l’Eglise et le Saint Père, ne disent rien, c’est que ces femmes ne pèchent pas et ne sèment pas le trouble au niveau des genres. Mais, bon cela, ils ne l’entendent pas ainsi. Le texte qui est mis en avant pour nous accuser d’être laxistes est celui-ci:

    « Une femme ne portera pas un costume d’homme, et un homme ne revêtira pas un vêtement de femme: quiconque fait cela est une abomination pour le Seigneur ton Dieu »
    (Dt 22, 5, Ibid., p. 292)

    Le port du pantalon chez les femmes a fait couler beaucoup d’encre. Des textes violents sont sur internet vouant en Enfer les femmes qui portent des pantalons. Et l’autre jour, j’ai eu le malheur de dire à quelqu’un que je connais très bien, que dans notre paroisse Saint Joseph une femme portait la communion, elle était en pantalon. Misère tout ce que j’ai entendu. J’ai eu droit à toute une explication concernant les deux canons des pantalons, que je n’ai pas comprise, une histoire universelle du pantalon plutôt douteuse, enfin j’ai essayé de calmer la personne en lui disant que cette femme, d’abord, on voyait que c’était une femme, car son habit, même le pantalon, était un habit pour les femmes et qu’un homme aurait l’air un peu ridicule dedans. Ensuite, je lui ai parlé de son engagement envers les enfants, pendant des années et envers tous, visitant les malades. La personne m’a repondu aussi sec: « Si cette personne aimait vraiment le Seigneur, elle porterait des jupes ». Alors je lui ai dit: « Des femmes portant des pantalons, nous depasseront dans le Royaume des Cieux, oui, toi et moi » Sa réponse fut un Non catégorique, elles iront en Enfer.
    Alors, consciencieux, j’ai fait quelques recherches sur Internet: que des avis, plus ou moins intéressants, et des textes contres, venant toujours des mêmes, mais pas de l’Eglise. Alors j’ai recherché dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique: rien sur le port des pantalons pour les femmes. J’ai trouvé un article cependant qui parle du vêtement:

    « La pudeur (…). Elle inspire le choix du vêtement » (Article 2522)

    Bref, ce qui prédomine pour l’Eglise est la pudeur. Il nous faut en tenir compte, homme ou femme. Si l’Eglise ne dit rien sur le port du pantalon chez les femmes, ce n’est pas qu’elle est laxiste et permet tout. Nous sommes responsables du choix de nos vêtements en gardant à l’esprit la pudeur. Cela vaut la peine d’en parler à son confesseur ou à son prêtre, surtout pour les jeunes femmes tentées par une mode qui se veut maintenant androgyne, voulant effacer la différence entre homme et femme:comme pour tout, il y a des limites.