« Dans la présentation de l’histoire des Patriarches et des justes de l’Ancien Testament, la Lettre aux Hébreux met en relief un aspect essentiel de leur foi. Elle ne se présente pas seulement comme un chemin, mais aussi comme l’édification, la préparation d’un lieu dans lequel les hommes peuvent habiter ensemble. Le premier constructeur est Noé qui, dans l’arche, réussit à sauver sa famille (cf. He 11, 7). Vient ensuite Abraham, dont il est dit que, par la foi, il habitait une tente, attendant la ville aux solides fondations (cf. He 11, 9-10). De la foi surgit une nouvelle confiance, une nouvelle assurance que seul Dieu peut donner. Si l’homme de foi s’appuie sur le Dieu de l’Amen, sur le Dieu fidèle (Cf. Is 65, 16), et devient ainsi lui-même assuré, nous pouvons ajouter que cette fermeté de la foi fait référence aussi à la cité que Dieu prépare pour l’homme. La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant; la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. Le Dieu digne de confiance donne aux hommes une cité fiable.
En raison de son lien avec l’amour (cf. Ga 5, 6), la lumière de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la paix. La foi naît de la rencontre avec l’amour originaire de Dieu en qui apparaît le sens et la bonté de notre vie ; celle-ci est illuminée dans la mesure même où elle entre dans le dynamisme ouvert par cet amour, devenant chemin et pratique vers la plénitude de l’amour. La lumière de la foi est capable de valoriser la richesse des relations humaines, leur capacité à perdurer, à être fiables et à enrichir la vie commune. La foi n’éloigne pas du monde et ne reste pas étrangère à l’engagement concret de nos contemporains. Sans un amour digne de confiance, rien ne pourrait tenir les hommes vraiment unis entre eux. Leur unité ne serait concevable que fondée uniquement sur l’utilité, sur la composition des intérêts, sur la peur, mais non pas sur le bien de vivre ensemble, ni sur la joie que la simple présence de l’autre peut susciter. La foi fait comprendre la structuration des relations humaines, parce qu’elle en perçoit le fondement ultime et le destin définitif en Dieu, dans son amour, et elle éclaire ainsi l’art de l’édification, en devenant un service du bien commun. Oui, la foi est un bien pour tous, elle est un bien commun, sa lumière n’éclaire pas seulement l’intérieur de l’Église et ne sert pas seulement à construire une cité éternelle dans l’au-delà; elle nous aide aussi à édifier nos sociétés, afin que nous marchions vers un avenir plein d’espérance. La Lettre aux Hébreux nous en donne un exemple quand, parmi les hommes de foi, elle cite Samuel et David auxquels la foi a permis d’« exercer la justice » (11, 33). Là, l’expression fait référence à la justice de leur gouvernement, à cette sagesse qui donne la paix au peuple (cf. 1 S 12, 3-5 ; 2 S 8, 15). Les mains de la foi s’élèvent vers le ciel mais en même temps, dans la charité, elles édifient une cité, sur la base de rapports dont l’amour de Dieu est le fondement. »
Pape François, Encyclique Lumen fidei, 2013, § 50-51


Je vous remercie en effet Patric et Édith pour vos commentaires de la vie que nous vivons actuellement …Notre Foi celle de nos ancêtres s’est volatilisée et chaque jour est devenu pour nous croyants un combat c’est celui de l’amour le vrai …Celui reçu a notre baptême et purifié par la suite, et notre Foi celle de nos ancêtres doit être pour nous chrétiens des exemples dans ce monde ou tout devient morne.Relevons la tête nous appartenons a notre JÉSUS le saint de DIEU et tous unis battons nous .Jésus nous invite a avancer pendant ce temps de carême a être de vrais apôtres du Christ car il est lui le chemin la vérité et la vie…..Bon carême a tous
Amen et merci. Oui demain c’est déjà le Mercredi des Cendres.
La foi est un bien commun, nous pouvons voir l’action de Joseph dans l’Ancien Testament et aussi de Daniel. Hommes de foi, ils ont su travailler pour le bien de tous. Nous en tant que chrétiens, nous avons cette foi, la même que celle d’Abraham, la même que celle qui animait Notre Seigneur et sa Mère. Dans le livre des Proverbes 31, nous voyons une sainte femme, ce qu’elle accomplit par la foi pour le bien de sa famille. Dans le livre de Judith, nous voyons que cette femme de foi sauve Israël par la même foi que la nôtre. Nous voyons donc bien comme le dit le Saint Père que la foi n’est pas seulement quelque chose sui concerne le ciel.
Et cela me rappelle, ce fameux tweet de Marine Le Pen, l’autre jour qui se rejouissait que la France extrade enfin des migrants économiques, alors j’ai repondu à son tweet: « Et si parmi eux, il y avait Jésus? » Elle m’a repondu que les choses du Ciel elle verra cela plus tard, que maintenant elle s’occupe des choses de la terre. Alors je lui ai dit: « Ne devons-nous pas déjà vivre le ciel sur la terre? » Elle m’a bloqué sur son compte Twitter.
Pourtant c’est la vérité, une vérité de foi « J’étais étranger et vous m’avez reçu, j’avais faim et vous m’avez donné à manger » à dit Jésus. La foi chrétienne vécue, touche tous les domaines de la vie. Nous savons que nous ne pourrons pas établir le règne du Seigneur ici-bas. Pourtant nous prions avec foi: « -Que ton règne vienne et que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Il faut la foi pour etablir, le mieux possible ce règne d’amour de Jésus dans notre monde.
Hier après-midi, je duis allé voir mon épouse à l’hôpital, et dans le Tram puis le bus (que je ne devrais pas prendre à cause de ma santé) j’observe, j’écoute et je me dis: « Seigneur, il faut de la foi pour continuer » tant notre pays s’éloigne de Dieu, et le christianisme qui est vu comme faisant partie du patrimoine, maintenant dépassé.
Des Témoins de Jéhovah ont frappé à ma porte samedi matin à 8h00. Et nous avons parlé un peu, enfin j’ai surtout parlé les coupants chaque fois, ce n’est pas très poli, mais je ne veux pas entendre leur poison que je connais. Ces gens dont des destructeurs de tout ce qui vit. Ce n’est pas la vraie foi qui les anime. De plus ils sont dans le mensonge déjà dans leur nom. Et ils m’ont dit: « ce n’est pas important le nom » Les voilà qu’ils se contredisent. Je leur ai fait comprendre que Jéhovah n’est pas le nom de Dieu, c’est comme si vous vous appeliez Pauline et que je vous appellerais Piline. Enfin, ce que je veux dire, c’est que notre foi, pour qu’elle soit un bien commun pour notre pays, ce n’est pas gagné. Seulement la foi déplace les montagnes. Alors n’hésitons pas à la vivre simplement, fraternellement, déjà entre nous pour que la charité fondement de tout, cet amour qui nous unit puisse être vu par les hommes afin qu’ils disent « regardez comme ils s’aiment ».
Oui Patrick c’est bien ce que je ressentait en lisant du pape cette Cité de Dieu et en disant le Notre Père, en voyant ces jeunes imam et tous ces gens indifférents. C’était dėja la grande douleur du Christ et nous avons vraiment å continuer la grande prière du ch. 17 de st. Jean et être comme Marie dans la prière de notre Église en y croyant et en purifiant notre regard qui n’est pas celui du monde mais il faut bien y vivre. Pour les t èmoins de Jéhovah je suis heureuse que vous les ayez remis å leur place. J’ai essayé le dialogue mais il ont appris par coeur quelques pièges pour l’homme de rue, qui voilà ne fonctionnent pas pour nous…
Edith, comme vous avez raison, et comme votre zèle, votre foi, votre amour et communicatif. Merci.
Pour les Témoins de Jéhovah, ce sont de pauvres gens endoctrinés. Le dialogue est presque impossible. Je me rappelle les paroles d’un ancien TdJ; il disait: « Parlez nous, ne vous taisez pas ». Oui la parole, même simple peut toucher les coeurs.
Un jour une dame qui avait été TdJ, est venue voir un pasteur « spécialiste » des sectes, et lui a dit: « Sachez Monsieur le pasteur, je ne suis plus TdJ, je suis devenue catholique, car la Sainte Vierge m’est apparue. »
Il y a comme ça des signes du Ciel qui nous réconfortent.
« La foi est un bien pour tous, elle est un bien commun… » Dans cette grande ėdification de la cité de la foi, depuis Abraham, les pères de l’Ancien Testament ont vu de loin la Cité de Dieu comme Dieu la voudrait. En lisant celå je pensais å vous amis de la neuvaine et je rendait grâce à Dieu pour la foi, l’amour et la dėlicatesse, l’ėcoute attentive, très souvent, dans vos propos, qui aide l’un ou l’autre, comme dans une famille. Je pensais aussi å notre cher Pape François qui en ėcrivant ces mots de l’encyclique voyait sa grande famille de la chrétienté, levain d’amour dans notre monde en action et où en prięre.
Hier en fin d’après midi, en bas de l’immeuble j’ai tenu la porte à un jeune imam qui sortait venant de chez une famille d’ici, lui m’à saluė et elle toute cachee dans ses vêtements à å peine murmuré quelque chose et m’à fait pitié. Ils allaient vers leur voiture et moi j’ai vite saisi mon chapelet dans ma poche me rapprochant de notre Mère du Ciel, interrogative. Quel monde construisons-nous pour toi Seigneur, tes enfants viennent d’Abraham. Dans la foi avançons vers cette Cité ėclairee par le Christ.
Merci pour votre commentaire Edith.