La conversion, préalable à toute restauration sociale

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« Ce n’est donc pas d’abord sur le plan intellectuel, mais plus secrètement et profondément sur le plan spirituel que nous pouvons travailler à l’unité préalable à toute vraie restauration sociale. C’est en rendant à Dieu sa place dans notre vie intérieure. C’est en retrouvant le Dieu Amour qui comble le cœur, le Dieu Sagesse qui ouvre, éclaire et élargit l’intelligence. C’est, enfin, en retrouvant le Dieu Créateur qui, à chaque instant, nous communique la respiration, le mouvement et l’être et qui veut qu’à tout moment, nous consentions à être créés par Lui, non seulement dans notre corps, mais aussi dans notre volonté, mais aussi dans notre intelligence. Une telle conversion d’amour, un tel retour au véritable esprit de l’Évangile peut seulement restaurer les vraies proportions, le juste relief de notre paysage intérieur. Car lorsque la volonté de Dieu aura informé, déjà par le désir profond que nous en formons, notre propre volonté, c’est de nous-mêmes que nous nous efforcerons de « sentire cum Ecclesia« . Les points tout à fait fondamentaux de la doctrine sociale nous apparaîtront dans leurs vraies proportions. Ses motifs profonds qui, peut-être, nous échappaient spirituellement nous deviendrons intelligibles. Comme on le voit « la paix sociale et politique est d’abord en l’homme une question morale » (Pie XII). La fin des divisions entre chrétiens présuppose une réforme des mœurs, elle-même fondée sur un renouveau de la foi. »  

 

Marcel Clément, « Les présupposés moraux de la restauration sociale », Itinéraires, n°21, Mars 1958, p. 60

7 commentaires sur “La conversion, préalable à toute restauration sociale
  1. colombe dit :

    La grandeur de DIEU nous transperce avec douceur.Il faut se laisser faire car celui qui n’agit pas , sa foi est bel et bien morte.Nous croyants et pratiquants nous trouvons dans le présent le DIEU personnel-et vivant qui se donne et qui nous attend. Allons vers lui et donnons lui les âmes du moins aiguillons les vers lui.Pour ceux qui le font amen et merci a vous tous frères et sœurs de la neuvaine, imaginons nous comme le cœur de DIEU se réjouit a nous voir travailler dans sa vigne.Soyons des porteurs d’évangile, même si tout semble a contre courant . Nous devons par la force de l’ Esprit saint rester debout car nous avons une mission ici sur cette terre, celle que DIEU a choisie pour nous et il nous appelle tous par notre prénom pour nous faire avancer sur le chemin tracé pour ses enfants qui savent que au loin la bas la lumière les attend.

  2. Guillaume dit :

    merci pour vos commentaires.

    « C’est aujourd’hui le jour du salut ».

  3. Chenaux Patric dit :

    La fin de la division entre chrétiens ne peut se faire que par une conversion intérieure et une acceptation des paroles de Notre Seigneur Jésus Christ qui a fondé son Eglise sur Saint Pierre.
    Cette réforme des moeurs, fondée sur le renouveau de la foi c’est cette conversion intérieure. « Une telle conversion d’amour, un tel retour au véritable esprit de l’Évangile peut seulement restaurer les vraies proportions, le juste relief de notre paysage intérieur. » (Marcel Clément)
    La conversion nous change et en profondeur. Nous pouvons vivre plusieurs conversions. Quelqu’un disait: « On se convertit chaque jour ». Mais il faut une conversion d’amour.
    La conversion d’amour ne regarde pas à notre amour propre, elle ne s’occupe pas du qu’en dira-t-on, elle se moque de perdre des avantages, un rang, une étiquette, la gloire, la richesse. Ça ne lui fait rien d’entendre des reproches comme : « Mais tu changes d’avis à cause de l’Evangile? » La conversion d’amour a les yeux tournés vers Jésus Christ, elle comprends qu’elle ne peut se passer des Trois Blancheurs que sont l’Eucharistie, la Sainte Vierge et le Pape. Il m’a fallu trente ans de recherche, mais mon coeur n’était pas prêt: il y avait toujours l’amour propre, caché sous des interprétations erronées de l’Evangile, mais le Seigneur, ne m’a pas lâché, je voulais être sauvé, alors il a oeuvré avec délicatesse, avec fermeté aussi car les épreuves furent nombreuses; il a oeuvré jusqu’a ce que cette conversion du coeur, sans retenue se fasse. Et me voilà en paix, une paix qui surpasse toutes paix. Il a fallu renoncer à beaucoup de chose, supporter des remaques, mais quelle importance je peux maintenanr dire avec Saint Paul:

    « Frères, grâce à la Loi (qui a fait mourir le Christ), j’ai cessé de vivre pour la Loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis fixé à la croix: je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui, dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi. »
    (Magnificat, Jeudi 23, Messe, Lecture de la lettre de saint Paul aux Galates 2, 19-20, p. 317)

    Bien entendu je ne suis pas Saint Paul, mais ce texte je le comprends maintenant. Avant je le lisais, mais bien que j’aimais Jésus, ce que Saint Paul écrit ne s’inscivait pas dans mon coeur, car trop de choses me retenaient dont l’amour propre, notre pire ennemi et j’en suis certain, la base de la division des chrétiens. Parce qu’on veut toujours avoir raison. Et l’on n’a de la peine à accepter l’obéissance. On sait toujours mieux que l’Eglise.

    S’il en est ainsi pour les chrétiens divisés, il en est ainsi pour notre société. Plus personne n’a raison aujourd’hui, sauf celui qui dit que personne n’a la vérité. Voilà qui est bien commode, cela passe pour une parole de sagesse, alors que ce n’est sue l’expression de l’amour propre. Cet amour propre, l’orgueil, est la source de tous les maux. Il faut donc une conversion. Une conversion qui nous permettra de travailler pour edifier une société juste et droite. Mais est-ce encore possible? Si nous sommes réunis pour cette Neuvaine, c’est que nous le pensons.
    Mais est-ce que les hommes de notre temps cherchent vraiment la guérison? Car la question de Jésus qu’il pose au paralytique: « Veux-tu être gueri? » Est une question de haute importance. Car la conversion va faire non seulement que le paralytique marche, mais, fini la manche, il doit travailler au rique de se faire mal voir par les autorités religieuses.
    Pour se convertir, il faut le vouloir, du moins chercher Dieu. Mais qui veut aujourd’hui la guérison? Qui cherche Dieu? Quelqu’un qui m’est proche m’a dit: « Je vis très bien sans Dieu ». Et d’autres personnes: « Je n’ai pas besoin de votre Dieu ». Nous vivons dans un monde tellement materialiste où tout est à la portée de votre main. Imaginez, vous pesez sur un bouton et la lumière s’allume au même moment, c’est incroyable non, on fabrique maintenant des coeurs artificiels. La science ne cesse de progresser, vous pouvez faire des choses inimaginables avec votre téléphone portable. Alors pourquoi Dieu? Pourquoi me convertirais-je?
    Pourtant « Vanité des vanité tout n’est que vanité  » nous dit Qohèleth (l’Ecclesiaste). C’est vrai. Pour rendre à Dieu sa place intérieur, il faut se mettre à genoux devant le Seigneur et lui demander de le connaître, de l’aimer, de le suivre. Comme la femme qui insistait auprès de Jésus, comme les aveugles et les paralytiques qui appelaient Jésus. Il faut faire des efforts sur soi-même comme Zachée qui monta sur l’arbre. Il faut être prêt à tout abandonner et ne pas faire comme le jeune homme riche. Il faut obéir à la voix du Maître comme Abraham, Moïse, Salomon, Mathieu le péager, Saül de Tarse, et tous ceux qui un jour ont suivi Jésus.
    Cette conversion profonde et vraie nous permettra l’unité nationale, même s’il existera toujours des problèmes, comme nous le voyons dans le livre des Actes des Apôtres, mais si des hommes sages gouvernent notre pays, beaucoup de choses changeront et pour le bien de tous.
    Saint Paul nous avertit: « C’est aujourd’hui le jour du salut ».