Le principe d’une civilisation chrétienne

gérard
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« La sensibilité chrétienne est semblable à une terre sarclée et arrosée où, sous le regard de l’Eglise, ont germé au cours des âges des fruits dont la saveur éveille l’attention. Depuis les monts du Liban jusqu’au fin fond de la Bretagne, il y a un style et il y a un esprit, il y a des mœurs et des gestes chrétiens qui ne trompent pas ; ils nous révèlent à nous-mêmes, ils sont bien à nous. Ils appartiennent à la terre qui les a vus naître mais aussi à l’Eglise qui les a inspirés et à l’âme des saints qui les ont arrosés de leur sueur et de leur sang. Ils sont à la fois du royaume de la terre et du royaume du ciel. Ne les enfermez pas entre les frontières d’une nation ; ce style, ces gestes et ces institutions forment le visage de la chrétienté, ils sont la trace du baptême sur le front des baptisés, l’expression la plus charnelle, la plus visible du catholicisme, capable d’apaiser la fièvre idéologique des nations, peut-être même de les unir comme les enfants d’un même Père.
Comment définir l’esprit d’une civilisation chrétienne ? Je dirai d’abord qu’il s’agit d’un esprit de charité. Il y a une charité, nous dit saint Paul, qui est le fruit de l’Esprit-Saint. On la reconnaît à la puissance et à la douceur de ses réalisations. Elle est aimable, amicale, elle sert nos intérêts mêmes terrestres. Elle unit les maisons, les familles, elle engendre l’amour de la cité et du bien commun ; elle est le lien qui unit l’homme à ses ancêtres, à la terre où sont ensevelis ses pères ; elle s’enracine alors dans la vertu de piété qui fut la plus haute expression de la morale antique. Elle forme ce faisceau de culture, de coutumes et de traditions qui établit les hommes dans une communauté de destin. Ce n’est pas le centralisme jacobin, c’est la charité chrétienne qui a donné naissance aux nations et en assure la durée. Elle produit des œuvres de beauté où se reflète la main du Créateur, des œuvres de bienfaisance où s’exprime l’image de sa bonté. »

Dom Gérard, Demain la chrétienté, Le Barroux, Editions Sainte-Madeleine, 2005, p. 80-81

11 commentaires sur “Le principe d’une civilisation chrétienne
  1. colombe dit :

    Très chers amis de la neuvaine.Je vous remercie tous pour vos prières,je parts donc comme prévu demain matin a Lisieux , ou m’attend notre grande sainte avec toutes les intentions que je vais lui confier ainsi qu’a ses parents Louis et Zelie.A savoir notre neuvaine ,ceux qui l’ont introduite et si je puis me permettre vos intentions a vous et surtout les grands malades. Dieu nous donne toujours la force quand cela fait partie de son plan il en est ainsi pour moi, et pourtant le combat est très difficile et très lourd surtout avec de grandes pathologies. Vivre l’abandon a la divine providence et savoir que rien n’ est impossible a DIEU .Patric je vous confie tout spécialement ainsi que votre famille et nous restons en grande union de prières.Bonne semaine a vous tous frères et sœurs en JÉSUS SAUVEUR.

    • Nicolas dit :

      Merci Colombe pour ces bons mots pleins d’Espérance. Pourriez vous avoir la gentillesse d’apporter aux pieds de sainte Thérèse, nos supplications pour la guérison d’Odile et d’Erwan (9ans, atteint d’une maladie orpheline), et la conversion des membres de notre famille. J’unis mes prières aux vôtres.
      Martine

      • colombe dit :

        Merci votre intention est déposée au pied du lit de Thérèse et je continue a prier pour vous .

  2. colombe dit :

    La charité et l’amour se conjuguent très bien. Je rejoins Patric quand il dit que beaucoup de gens a la tête de soit disant œuvre de charité ne sont la que pour le prestige et le paraitre.La vraie charité se donne sans compter sans jugement ni ségrégation aucune .C est aussi savoir pardonner a ceux qui vous font du mal, a les bénir et DIEU fera le reste. Nous avons le visage de plusieurs personnes autour de nous qui ont été de vraies âmes charitables et qui continuent a l’être comme notre Pape François.Soyons des chrétiens des catholiques porteurs d’amour et de charité pour un monde nouveau et pour que notre FRANCE se renouvelle par la grâce de l’amour et de la charité.Ce qui ne se voit pas au yeux des hommes se voit de notre DIEU Dans le silence de notre cœur demandons d’être charitable aimant et plein d’amour . Tout passera ici bas mais la charité elle , elle s’inscrira en lettres d’or dans les cieux.

    • Espérance dit :

      « Frères,
      tout ce que vous faites :
      manger, boire, ou toute autre action,
      faites-le pour la GLOIRE de DIEU.
      Ne soyez un obstacle pour personne,
      ni pour les Juifs, ni pour les païens,
      ni pour l’ÉGLISE de DIEU.

      Ainsi, moi-même, en toute circonstance,
      je tâche de m’adapter à tout le monde,
      sans chercher mon intérêt personnel,
      mais celui de la multitude des hommes,
      pour qu’ils soient sauvés.

      IMITEZ-MOI,
      COMME MOI AUSSI J’IMITE LE CHRIST. »

      1ère lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1 Co 10:31,11:1

      • Espérance dit :

        RAOUL FOLLEREAU, originaire de Nevers, 1903-1977 écrivain
        APOTRE des LEPREUX
        [crée en 1954 la Journée Mondiale des Lépreux]

        « Pourquoi ne ferais-je pas de ma vie,
        de tous les jours de ma vie, une seule œuvre d’amour? »
        « La sainteté, c’est la grâce de faire les plus humbles choses sous le signe de l’éternité. »
        « Donner sans aimer est une offense. »
        « La seule vérité, c’est de s’aimer »

        « Un sourire »
        « Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
        Il enrichit celui qui le reçoit
        sans appauvrir celui qui le donne,
        Il ne dure qu’un instant,
        mais son souvenir est parfois éternel,
        Personne n’est assez riche pour s’en passer,
        Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
        Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
        Il est le signe sensible de l’amitié,
        Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
        Donne du courage au plus découragé
        Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
        Car c’est une chose qui n’a de valeur
        qu’à partir du moment où il se donne.
        Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un
        qui ne sait plus sourire,
        soyez généreux donnez-lui le vôtre,
        Car nul n’a autant besoin d’un sourire
        que celui qui ne peut en donner aux autres. »
        Raoul Follereau.

        publie à 17 ans son premier ouvrage, Le Livre d’amour en 1920 dont le poème « un sourire »
        et « L’heure des pauvres » en 1942

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Follereau

  3. Chenaux Patric dit :

    C’est la charité des catholiques qui m’a profondément touché alors que je m’étais à un moment de ma vie totalement éloigné de l’Eglise. A ceux qui accusent l’Eglise des pires crimes: l’Inquisition, les guerres de religion, les bûcher par millier, les tortures, l’obscurantisme, le massacre des amérindiens… je leur réponds: si c’est vrai ce que vous dites alors pourquoi l’Eglise compte-t-elle tant et tant de saints et de saintes que l’on vénère jusque chez des incroyants? Comment d’un mauvais arbre peut-il sortir de bons fruits? Voyez Dom Gérard le dit bien: « c’est la charité chrétienne qui a donné naissance aux nations et en assure la durée. »
    Aujourd’hui nous vivons des temps qui ne sont pas ordinaires. Nous voyons partout haine et méchanceté, rejet de la foi catholique et intérêt à des religions inventées par les hommes, voir même à l’occultisme. En même temps notre France laïque qui aimerait bien voir le catholicisme disparaître (ne nous faisons pas de fausses illusions), s’invente des « saints ». Elle a ses critères de charité qui n’incluent absolument pas la morale chrétienne. Ainsi une « star » qui a couché avec x partenaires, s’est mariée x fois et qui, bien entendu, est favorable à tout ce que Dieu réprouve, si elle soutien quelques oeuvres sociales ou si elle est sympatique, souriante, populaire, sera considérée comme une personne « généreuse ». Généreux le mot qui qualifie ces nouveaux saints.
    Mais en même temps de nos jours nous pouvons voir de vrais saints et saintes. Que de témoignages de la charité chrétienne! Et nous avons un pape qui vit cette charité et qui touche un nombre de plus en plus grand de personnes. Donc dans les ténèbres luit la lumière de la charité chrétienne et cela doit nous réjouir. Non pas seulement nous réjouir, mais aussi nous encourager à être charitables. « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » nous dit saint Paul. Et à quoi sert-il d’être bon qu’avec ceux qu’on aime? Nous demande Jésus. Le charité concerne donc tous les hommes sans distinction, ennemis compris.
    La France a encore des gestes hérités du christianisme. Ce n’est pas le socialisme qui a inventé le social. L’Eglise s’est occupée de tous temps des plus faibles, des plus démunis. Ces gestes de charité viennent donc de cette Eglise aimée de Jésus et de Marie. Ainsi nous n’avons pas à nous laisser intimider par les chantres des droits de l’homme, car ces droits sont respectés au plus haut point dans l’Eglise; car avant ces droits, avec ces droits, il y a les droits de Dieu qu’il ne faudrait pas oublier.
    La générosité est une expression de la charité, charité envers Dieu d’abord, – Dieu toujours servi en premier -, charité envers son prochain. Sans la charité, il n’y aurait pas eu de chrétienté, pas de France. La charité en est la source.

    • Espérance dit :

      « Le SEIGNEUR parla à Moïse et à son frère Aaron,
      et leur dit:
      « Quand un homme aura sur la peau
      une tumeur, une inflammation ou une pustule,
      qui soit une tache de lèpre,
      on L’AMENERA au PRETRE Aaron
      ou à l’un des prêtres ses fils.
      Le lépreux atteint d’une tache
      portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre,
      il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres,
      et il criera : “Impur ! Impur!”
      Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment IMPUR.
      C’est pourquoi il habitera A L’ECART,
      son habitation sera hors du camp. »

      Livre des Lévites 13:1-2,45-46

      • Espérance dit :

        « En ce temps-là,
        un lépreux vint auprès de JESUS;
        il le supplia et, tombant à Ses genoux, lui dit :
        « SI TU le VEUX, TU PEUX me PURIFIER. »
        Saisi de COMPASSION, JESUS étendit la main,
        le toucha et lui dit :
        « JE LE VEUX, SOIS PURIFIE. »
        À l’instant même, la lèpre le quitta
        et IL FUT PURIFIE.

        Avec fermeté, JESUS le renvoya aussitôt
        en lui disant :
        « Attention, ne dis rien à personne,
        mais va te montrer au prêtre,
        et donne pour ta purification
        ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
        cela sera pour les gens un TEMOIGNAGE. »

        Une fois parti,
        cet homme se mit à PROCLAMER et A REPANDRE LA NOUVELLE,
        de sorte que JESUS ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
        mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
        De partout cependant on venait à Lui. »
        Évangile de JESUS-CHRIST selon Saint Marc 1:40-45

        « La lèpre le quitta et il fut PURIFIE »

        « cet homme se mit à PROCLAMER et A REPANDRE LA NOUVELLE »

        • Espérance dit :

          « N’oublions jamais que chaque page des EVANGILES
          est écrite après PAQUES et dans la FOI Pascale.
          Pourquoi ce silence impose, ce retrait à l’écart?
          Il faut attendre le récit de la PASSION de JESUS,
          de Sa mort en CROIX, pour comprendre.
          Sans la CROIX, on risque de faire de JESUS
          un merveilleux faiseur de prodiges.

          Or la PURIFICATION, le SALUT relèvent de l’action divine,
          et non d’un prodige naturel même exceptionnel!
          Le geste de JESUS s’inscrit dans l’action divine
          que dévoile la LOI de MOISE, à condition
          de l’éclairer par la CROIX.
          Avant la CROIX, le SILENCE s’impose.
          Avec la CROIX, le TEMOIGNAGE s’impose.

          A partir de la CROIX, la purification du lépreux
          devient un « TEMOIGNAGE » pour tous.
          Chez Marc, avant la CROIX,
          même les propres disciples de JESUS
          ont bien du mal à comprendre la portée
          de Ses paroles ou de Ses gestes!

          Le centurion peut dire :
          « Vraiment, cet homme était FILS de DIEU ! » (Marc 15:39)
          et les Onze reçoivent alors l’ordre « d’aller dans le monde entier[PROCLAMER] l’Evangile à toute la création »
          (Marc 16 :15) »

          Père Marc Sevin
          Prions en Eglise