« Voici la nouvelle dimension que Saint François d’Assise, avec sa foi qui touche le cœur et la sensibilité, offrit à la fête chrétienne de Noël : la découverte de la révélation de Dieu (qui se trouve précisément là où est l’Enfant Jésus). C’est ainsi, justement, que Dieu est vraiment devenu « Emmanuel », Dieu avec nous, dont ne nous sépare aucune barrière de souveraineté ni de distance. Il s’est fait si proche de nous sous les traits d’un enfant que nous avons l’audace de le tutoyer et pouvons lui dire « tu » en nous adressant directement au cœur de l’enfant.
L’Enfant Jésus, l’Amour désarmé de Dieu est manifesté : Dieu vient à nous désarmé parce qu’il ne veut pas conquérir de l’extérieur mais gagner les cœurs et les transformer de l’intérieur. S’il est quelque chose qui puisse vaincre l’Homme, sa superbe, sa violence, son avidité, c’est bien la vulnérabilité de l’enfant. Dieu s’en est revêtu pour nous gagner à Lui et nous conduire à nous-mêmes. N’oublions pas que le plus haut titre de dignité de Jésus-Christ est « le Fils », Fils de Dieu. La dignité divine s’exprime par un moi qui désigne Jésus comme l’Enfant éternel. Sa nature d’enfant est en correspondance unique avec sa divinité, qui est celle du « Fils ». Ainsi, son humanité sous les traits d’un enfant nous indique la manière dont nous pouvons venir à Dieu, à la divinisation. Et sa Parole se comprend à partir de là : « Si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, non, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3)
Celui qui n’a pas compris le mystère de Noël n’a pas compris l’essentiel de la vie chrétienne. Qui ne l’a pas accueilli ne peut entrer au Royaume des Cieux. Voilà ce que François voulut rappeler d’une manière nouvelle aux chrétiens de son temps et de toutes les générations à venir. »
Cardinal Joseph Ratzinger, La grâce de Noël, Paris, Parole et silence, 2005, p.58-59


Nous reconnaissons bien la plume de Celui qui deviendra Benoît XVI. Alors mon commentaire vous surprendra peut-être mais, je vais m’arrêter un court instant, sur les théologiens, et Joseph Ratzinger est peut être l’un des plus grands de notre temps. La théologie est la reine des sciences. Oui c’est une science, la plus haute, la plus belle car elle a comme objet: Dieu.
Pour entrer dans la théologie , il n’y a pas d’autres chemins, je pense, que celui de devenir comme un enfant. Car nous voilà face non seulement à 2000 ans décrits, d’études, mais aussi face au plus grave sujet. Imaginez les dégâts que causent les mauvais théologiens, les faux docteurs, eux n’on que faire de l’enfance, ils n’ont que faire des enfants de Dieu, ce sont des mercenaires.
Alors le théologiens doit être d’abord comme ce petit enfant que Jésus place au milieu de ses disciples. Il faut qu’il rencontre aussi Marie à la crèche d’abord. Dans l’humilité de l’étable, devant le mystère de la Nativité et en présence de Celle que la théologie n’a pas fini de comprendre, la Mère de Dieu et en présence de cette autre énigme qu’est saint Joseph. A la crèche le théologien ne peut être qu’un enfant, émerveillé par ce tableau ô combien réconfortant, celui de la sainte famille, toute première Eglise avec comme autel, ou plutôt comme préfiguration de l’autel, une mangeoire où le Fils de Dieu est couché.
Alors si le théologien doit etre comme un enfant, à l’écoute et de son Père céleste et de ses maîtres, tous les Saints docteurs de l’histoire et à l’écoute de l’Eglise, le théologien doit grandir devenir un adulte solide, ferme dans sa foi. Afin d’écrire non pas des livres pour étaler sa science, mais des ouvrages qui edifieront l’Eglise. Alors il y aura des ouvrages qui s’adresseront à d’autres théologiens, ouvrages difficiles à lire, qui abordent parfois des questions qu’un fidèle ne se posera jamais dans sa vie, car ce sont des ouvrages, des petites pièces qui font partie d’un ensemble qui s’adresse à tous et qui forment, au final, un beau tableau où tous peuvent voir la beauté de Dieu et comprendre ce qui est utile pour la foi, je pense aux catéchismes que l’Eglise met à notre disposition: celui des évêques de France, celui de l’Eglise Catholique et le Yuka.
Ainsi les théologiens travaillent en vue de l’édification du Corps du Christ, de faire de ses enfants des adultes. Oui saint Paul nous dit que nous devons devenir des adultes dans la foi. Un catholique doit connaître la doctrine catholique. C’est vital pour lui. Non pas la connaître comme un robot, à la manière des sectes, mais la connaître en profondeur, n’hésitant pas à approfondir en profitant d’aller se nourrir: en ecoutant des conférences, suivant des retraites et en lisant des ouvrages qui expliquent les mystères de la foi. Voilà pourquoi les théologiens écrivent aussi des livres plus faciles à lire afin que tous grandissent.
Mais attention la connaissance enfle, nous dit Saint Paul.
Alors la crèche nous oblige a redevenir un enfant, que dis-je à rester un enfant, car ô profondeur du christianisme: le chrétien est un enfant et un adulte. Eh oui.
Merci Patric pour ce commentaire qui en dit long ….Bonne continuation
Merci Colombe, à vous aussi.
Merci Patrick et Bon NOEL
Merci, désolé vu votre commentaire trop tard, bonne fête de Saint Etienne.
« Dans la grotte obscure voilà que s’éveille
Tout rayonnant de clarté,notre Soleil
Merci,mon Dieu,pour tant de bonté
Pour ce cadeau merveilleux que tu nous fais.
Dans les cieux brille la divine étoile
A présent elle éclaire la toile,
Et dans ce tableau majestueux
Nous savons la main de Dieu. »
Merci, amen
Merci Nicou pour ce poème dédié a notre enfant DIEU ….
En venant au monde dans une crèche,Dieu a pris la condition de sa créature pour nous apporter la vérité et la vie.Il est entré dans la fragilité d’un nourrisson,dans le dépouillement et l’humilité.Que l’étoile nous guide vers notre salut…vers cet Enfant qui vient pour nous sauver et reconnaissons dans le plus petit d’entre nous l’amour de Notre Dieu.
La grâce de NOËL, la pureté la beauté de ce jour ou la lumière brille , il n’y a rien d’autre autour de nous que l’enfant DIEU qui se trouve dans cette crèche.Son petit cœur bat pour chacun d’entre nous et de sa naissance a sa mort il n’y a qu’un pas les bras grands ouvert a sa naissance pour nous accueillir et les bras grands ouvert sur la croix pour nous montrer son amour jusqu’au bout . Voila le mystère de l’amour d’un DIEU qui s’est fait homme pour nous les hommes Que L’esprit saint nous aide en cette nuit a comprendre ce grand et profond mystère celui de l’amour donné, sacrifié et qui attend de nous de la tendresse de l’amour pour nos semblables. Demandons en cette nuit de regarder ceux qui souffrent sous toutes les formes et de donner simplement un sourire cela suffira , ainsi la personne en face de vous se sentira aimée….
Déjà quand on se trouve près d’un bébé, on sort de soi-même, les soucis du monde disparaissent, on est ouvert à lui, à ses besoins à son sommeil, à son regard quand il va se développer et là par le regard et les sourires par des mots tellement simples mais musicaux on est en complète communication avec lui. Alors quand Dieu et l’Enfant ne font qu’un ce face à face devient une adoration si douce qu’elle paraît éternelle. On est surpris par tant de douceur tant de Lumière, tant de chaleur, tant de Paix, on reçoit tout les dons de Dieu, de Marie, de Joseph, et de tous les humbles qui accourent vers la promesse qui a parcouru les âges jusqu’à nous, vers le Signe donné par st Luc :VOUS TROUVEREZ UN ENFANT NOUVEAU NÉ VÊTU DE LANGES ET COUCHÉ DANS UNE MANGEOIRE (c’est de mémoire que je site !) Et cette annonce à retenti dans la joie, de nuit, par les anges pour les bergers qui gardaient leurs troupeaux. J’ai tellement aimé raconter cet Evangile aux enfants des tout petits au plus grands. Les enfants sont très sensibles à cette fête, il faut avoir un coeur d’enfant pour entrer dans ce mystère comme le dit notre Père Benoît XVI dans sa belle méditation. MERCI
Merci Colombe, vous avez toujours tellement de profondeur et soif de pureté. Nous avons tous soif à comme le dit notre ami Nicolas, par la neuvaine Dieu vient éclairer la toile de sa Lumière, de celle de l’Étoile, que notre prière mette en échec le force de mort, par et dans le Christ, avec Marie Mère du Christ et Mère des hommes (toute l’humanité).
Je dis Nicou
Merci Édith, pour votre gentillesse envers vos frères et sœurs de la neuvaine…Et vos commentaires toujours bien éclairés que j’aime lire.En cette nuit très sainte que l’enfant DIEU vous serre très fort sur son petit cœur et vous comble de ses bénédictions JOYEUX NOËL a vous et votre famille…
Amen