Dieu attend ses enfants

Pope John Paul II kisses a baby before his weekly general audience at the Vatican November 28, 2001. The Pope indirectly condemned human cloning on Wednesday, rejecting experiments he said constitute threats to life. The 81-year-old Pontiff spoke three days after the U.S. researchers said they had cloned a human embryo for the first time. REUTERS BOOKS Pope John Paul II Reaching Out Across Borders REUTERS/Paolo Cocco     PP03090123 HIGHLIGHTS PC/CLH/JM - RTRPWVS
image-2759

« Dieu est fidèle à son dessein éternel même quand l’homme, poussé par le Mauvais et entraîné par son orgueil, abuse de la liberté qui lui a été donnée pour aimer et rechercher généreusement le bien, refusant ainsi d’obéir à son Seigneur et Père; et aussi quand l’homme, au lieu de répondre par l’amour à l’amour de Dieu, s’oppose à lui comme à un rival, se leurrant lui-même et présumant de ses forces, pour en arriver à la rupture des rapports avec celui qui l’a créé. Malgré cette prévarication de l’homme, Dieu reste fidèle dans l’amour. Certes, le récit du paradis terrestre nous fait méditer sur les funestes conséquences du rejet du Père, qui se traduit par le désordre interne de l’homme et par la rupture de l’harmonie entre l’homme et la femme, entre un frère et l’autre. La parabole évangélique des deux fils qui, d’une manière différente, s’éloignent de leur père, creusant un abîme entre eux, est elle aussi significative. Le refus de l’amour paternel de Dieu et de ses dons d’amour est toujours à la racine des divisions de l’humanité.

Mais nous savons que Dieu, «riche en miséricorde», telle père de la parabole, ne ferme son cœur à aucun de ses enfants. Il les attend, les cherche, les rejoint là où le refus de la communion les enferme dans l’isolement et la division, les appelle à se regrouper autour de sa table, dans la joie de la fête du pardon et de la réconciliation.

Cette initiative de Dieu se concrétise et se manifeste dans l’acte rédempteur du Christ, qui rayonne dans le monde grâce au ministère de l’Eglise. »

 

Saint Jean-Paul II, Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia (1984) §10

9 commentaires sur “Dieu attend ses enfants
  1. SYLVIE dit :

    Un Joyeux Noël à tous en Union de Prières pour la Paix dans le monde

  2. colombe dit :

    Merci Patric pour toutes ces explications dont l’église a besoin surtout ceux qui se posent des questions .. De tous temps l’ennemi a semé le mauvais grain surtout dans l’église, mais n’oublions jamais le sang de nos martyrs qui eux ont compris le sens de la miséricorde au péril de leur vie. Et nous devons comprendre que la montée au carmel n’est pas chose facile mais la grâce nous y aidera.Le père de miséricorde a la patience d’attendre ses enfants qui n’avancent pas et même qui reculent, d’autres qui saccagent par leurs paroles l’église et le saint père ..Cela nous fait mal et je rends grâce a DIEU pour toutes les personnes qui comme patric se battent pour expliquer a certains ce pourquoi ils se butent…Et je suis certaine que des cœurs seront touchés car DIEU voit du haut du ciel ceux qui font tout pour les âmes en détresse.Il y en a tant qui sombrent et ne veulent pas faire un pas pour rencontrer la lumière.Prions pour eux présentons les a notre DIEU trois fois saint.Ce sera notre cadeau a nous a l’enfant JÉSUS le jour de NOËL…En attendant bonne continuation a vous tous dans la paix et la lumière qui vient.

    • Patric Chenaux dit :

      Merci Colombe. Et surtout merci pour votre commentaire qui montre la miséricorde de notre Dieu, et pour ce beau cadeau que vous proposez en notre nom à tous à l’Enfant Jésus, ces âmes qui butent sur des présupposés qu’on leur a inculqués dès l’école. Seigneur aie pitié.

  3. Patric Chenaux dit :

    L’Eglise si méprisée, calomniée sans cesse dans les médias, les films, même par des « historiens ». Les enfants de France qui n’ont pas cette grâce d’être nés au sein d’une famille catholique, entendent dès leur plus jeune âge des choses mauvaises sur l’Eglise. Pourtant, que serait le monde sans l’Eglise? Les hommes se seraient déjà tous entre tués. C’est certain.
    « Vous ferez de plus grandes choses que moi » a dit Jésus à ses disciples, et quand nous regardons l’histoire de l’Eglise, nous constatons la véracité des paroles du Christ.
    Certes, certes, l’Eglise a traversé des tempêtes, certains ont abandonné le bateaux pour des raisons diverses, mais toutes ont comme racine l’orgueil. Lacordaire dit que si nous nous éloignons de la communion avec le Saint Père et l’Eglise nous dévions et nous nous divisons.
    L’unité se trouve au sein de l’Eglise Catholique. Nous y trouvons une riche diversité, mais une unité autour du successeur de Pierre.
    Non seulement nous trouvons l’unité, mais aussi, la simplicité, l’amour et la beauté de Jésus et Marie, l’amour du Père, la paix.
    L’Eglise sait l’amour du Père pour tous ceux qui abusent de leur liberté tant les païens, les athées, les juifs, les musulmans, les hérétiques, les schismatiques… tous sont plus ou moins loin de Dieu, tous critiquent l’Eglise avec plus ou moins de virulence, la liste des martyrs est longue et ne fait que de s’allonger.
    L’Eglise sait, aime, prie et évangélise pour faire connaître la miséricorde de Jésus.
    Un athée m’a dit que tout ce baratin le faisait bien rire car l’Eglise est corrompue, alors il me donna la liste traditionnelle: Les méchants croisés, l’Inquisition et ses milliers de bûchers, le massacre des indiens d’Amérique du Sud, les secrets dans le Vatican, les richesses du Pape et du Vatican, la richesse des évêques au Moyen Age, l’obscurantisme, Gallilée, les compromissions de l’Eglise avec des dictatures…
    Alors il faut bien répondre, car l’Eglise a comme rôle d’annoncer et de vivre la miséricorde de Dieu: les croisés étaient nécessaires, sans eux cela aurait été catastrophique pour l’Europe, l’Inquisition était un signe de la miséricorde de Dieu envers les hérétiques. Car elle les protégeait de la colère des princes et leur assurait un procès juste et equitable, leur permettant de revenir à la foi chrétienne. L’Inquisiteur devait être un homme de foi. Imaginez que ce sont les franciscains et les dominicains qui furent inquisiteurs, dont plusieurs ont été canonisés. Les milliers de bûchers n’existent pas. Les conquistadores ont été durs avec les indiens d’Amérique du Sud, mais il y a des raisons, de plus l’Eglise n’a pas béni les exactions faites, même, les jésuites s’y opposaient. Il n’y a pas de secrets bizarres qui contredisent la foi au Vatican. Les richesses du Vatican appartiennent à l’Eglise. Et l’Eglise, en tant qu’institution se doit d’avoir devant le monde une représentation qui donne à penser que ce n’est pas un petit dieu qu’elle sert et adore, mais bien le Seigneur Dieu Tout-Puissant, et son Fils qui règne dans le ciel. Marie, les Apôtres et les Saints participants à ce règne. Donc pour la cité du Vatican, il faut une certaine richesse qui aide un nombre incalculable d’oeuvres dans le monde. La même chose pour les évêques qui étaient riches. Certains étaient corrompus, mais pas tous et ils aidaient beaucoup d’églises et d’oeuvres. Il n’y a pas d’obscurantisme dans la religion chrétienne sinon tout serait invalide. A quoi servirait-il de garder les gens dans l’ignorance alors qu’un des rôles de l’Eglise est d’enseigner? L’affaire Gallilée. Déjà l’Eglise n’a jamais cru que la terre était platte, ensuite, elle a eu raison de se méfier de Gallilée, personnage louche, disciple de Copernic (adorateur du soleil). De plus l’Inquisition a été très douce avec Gallilée. L’Eglise se doit d’être partout, si des évêques se sont compromis, l’Eglise, non, d’où le nombre de martyrs.

    Vous voyez, l’Eglise a toujours dû faire avec les hommes qui sont durs, lents à comprendre, à se soumettre à la royauté du Christ, des hommes préférant soit rester en dehord de l’Eglise ou dans la première demeure, convertis mais encore trop attachés aux bien de ce monde.
    Dieu, patiemment au cours des siècles, attend ses enfants, non seulement qu’ils reviennent à la maison et entrent dans la première demeure, ce qui est une fête dans le ciel, mais il nous attend dans la septième demeure, ou au sommet du mont Carmel, ou envore au sommet de l’échelle sainte. Différentes images qu’utilisent les grands mystiques.
    Dieu nous attend et c’est dans l’Eglise à l’aide des Sacrements, d’un directeur spirituel qui peut être notre Confesseur, à l’aide des prières, de toutes les prières, que nous pouvons aller à la rencontre de Dieu. Oui nous avons déjà connu sa miséricorde par notre conversion, mais pour la connaitre en pleinitude, il nous faut nous détacher de tout ce qui nous empêche d’aimer et de nous unir au Dieu de miséricorde.
    Dieu nous attend, allons à lui en nous encourageant les uns les autres, dans la joie, dans la paix des enfants de Dieu.