Lutter contre la démocratie relativiste

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« Je suis convaincu qu’une démocratie qui contribue au développement intégral de l’homme ne peut subsister sans Dieu. Lorsqu’un chef d’Etat sait que Dieu est au-dessus de lui, il est plus facilement appelé par sa conscience à l’humilité et au service. Sans référence chrétienne, dans l’ignorance de Dieu, une démocratie devient une sorte d’oligarchie, un régime élitiste et inégalitaire. Comme toujours, l’éclipse du divin signifie l’abaissement de l’humain. (…)

Aujourd’hui le relativisme apparaît comme l’assise philosophique des démocraties occidentales refusant de considérer que la vérité chrétienne puisse être supérieure à toute autre. De manière parfaitement assumée, elles nient la phrase du Christ : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14,6).
Dans un système relativiste, tous les chemins sont possibles, comme des fragments multiples d’une marche vers du progrès. Le bien commun serait le fruit d’un dialogue continu de tous, une rencontre des différentes opinions privées, une tour de Babel fraternelle où chacun possède une parcelle de la vérité. Le relativisme moderne va jusqu’à prétendre qu’il est l’incarnation de la liberté. En ce sens, cette dernière devient l’obligation agressive de croire qu’il n’existe aucune vérité supérieure ; dans ce nouvel éden, si l’homme refuse la vérité révélée par le Christ, il devient libre. Le vivre-ensemble prend la forme d’un horizon indépassable, où chaque individu peut disposer de sa vision morale, philosophique et religieuse. En conséquence, le relativisme pousse l’homme à créer sa propre religion, peuplée de divinités multiples, plus ou moins pathétiques, qui naissent et meurent au gré des pulsions, dans un monde qui n’est pas sans rappeler les religions païennes antiques. »

Cardinal Robert Sarah, Dieu ou rien, Paris, Fayard, 2015, p. 260 et 262

10 commentaires sur “Lutter contre la démocratie relativiste
  1. SLR dit :

    Il faut lire ce livre : Dieu ou rien!du Cardinal Sarah
    et il y en a un autre qu’il faut lire aussi :La victoire du Christ . de Don Anschaire Vonier . Leur lecture nous donne une prière confiante, une Espérance totale : « La Loi de Dieu est parfaite, elle transforme les âmes  » (introït du samsdi de la 2ème semaine du carême)

  2. Guillaume dit :

    Excellent livre, à conseiller à tous

  3. Espérance dit :

    ***
    « Moi, JE SUIS
    Le Chemin, La Vérité et La Vie;
    personne ne va vers Le PERE sans passer par moi »

    Evangile de JESUS-CHRIST selon Saint Jean 14:6
    Cité par Cardinal Robert Sarah

    ***
    « En ces jours- là,
    Azarias, debout, priait ainsi;
    au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit:

    À cause de Ton Nom,
    ne nous livre pas pour toujours
    et NE ROMPS PAS TON ALLIANCE.
    NE nous RETIRE PAS TA MISERICORDE,
    à cause d’Abraham, ton ami,
    d’Isaac, ton serviteur,
    et d’Israël que tu as consacré.
    Tu as dit que tu rendrais leur descendance
    aussi nombreuse que les astres du ciel,
    que le sable au rivage des mers.

    Or nous voici, ô Maître,
    le moins nombreux de tous les peuples,
    humiliés aujourd’hui sur toute la terre,
    à cause de NOS PECHES.

    Il n’est plus, en ce temps,
    ni prince ni chef ni prophète,
    plus d’holocauste ni de sacrifice,
    plus d’oblation ni d’offrande d’encens,
    plus de lieu où t’offrir nos prémices
    pour obtenir Ta Miséricorde.

    Mais, avec NOS CŒURS BRISES,
    NOS ESPRITS HUMILIES, reçois-nous,
    comme un holocauste de béliers, de taureaux,
    d’agneaux gras par milliers.
    Que notre sacrifice, en ce jour,
    trouve GRACE devant Toi,
    car il n’est pas de honte
    pour qui ESPERE EN TOI.

    Et maintenant, DE TOUT CŒUR, nous TE SUIVONS,
    nous TE CRAIGNONS et nous CHERCHONS TA FACE.

    Ne nous laisse pas dans la honte,
    agis envers nous selon Ton indulgence
    et l’abondance de TA MISERICORDE.
    Délivre-nous en renouvelant Tes merveilles,
    GLORIFIE Ton Nom, SEIGNEUR. »

    Lecture du Livre du prophète Daniel 3:25.34-43
    « Avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous »

    • Espérance dit :

      « ‘SEIGNEUR, quand mon frère commettra des fautes contre moi,
      combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu’à sept fois?’
      JESUS lui répondit:
      ‘Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
      mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois’. »
      (Matthieu 18:21-35)

      La symbolique des chiffres utilisés ici
      nous renvoie à un passage du Livre de la Genèse
      où nous entendons Lamek qui s’exprime ainsi
      devant ses femmes Ada et Cilla:
      « J’ai tué un homme pour une blessure,
      un enfant pour une meurtrissure.
      C’est que Caïn est vengé sept fois,
      mais Lamek, soixante-dix sept fois »
      (Gn 4, 23-24).
      Avec Lamek, nous sommes confrontés à la réaction première
      de tout homme face au mal qui lui est infligé:
      la vengeance, qui ne peut prendre que des proportions démesurées.

      Un peu plus loin, dans le Livre de l’Exode,
      la loi du talion voudra limiter
      le déchaînement de la passion vengeresse de l’homme
      et mesurer la juste compensation d’une offense:
      « Vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent,
      main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure,
      meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie. »
      (Ex 21, 24-25).
      Un œil (et non pas deux!) pour un œil;
      une dent (et non pas la mâchoire!) pour une dent abîmée… »

      Frère Elie, Famille de Saint Joseph

      • Espérance dit :

        « Quel contraste entre l’attitude
        du maître vis-à-vis de ce serviteur
        et celle de ce dernier envers son compagnon endetté,
        d’autant plus que celui-ci ne lui doit
        qu’une somme insignifiante (six cent mille fois moins)
        en comparaison de celle
        dont il vient lui-même d’être acquitté!

        Le serviteur semble avoir complètement oublié
        la gratuité du don de la miséricorde dont il a bénéficié.
        Qu’il n’ait même pas songé à remercier son maître
        après la remise de sa dette en témoigne.
        Nous touchons ici la fine pointe
        de l’enseignement de Notre SEIGNEUR »

        Frère Elie, Famille de Saint Joseph

        • Espérance dit :

          « Notre SEIGNEUR JESUS-CHRIST va aller bien au-delà
          de l’imposition d’un châtiment égal au dommage causé.
          En réponse à l’offense, IL va appeler à PARDONNER
          et ce indéfiniment.

          Pour expliciter son commandement,
          IL donne une parabole dont la mise en scène a pour but
          de mettre en pleine LUMIERE la démesure de la MISERICORDE dont fait preuve le roi,
          qui accorde bien plus
          que ce que lui demandait son débiteur.

          En effet, « ému jusqu’aux entrailles »,
          nous dit l’évangéliste, le roi devenu le « maître »,
          non seulement « laisse partir » son serviteur,
          c’est-à-dire renonce à le vendre,
          mais il lui remet sa dette infinie
          (Dix mille talents, soit soixante millions de deniers
          qui auraient correspondu, à l’époque de JESUS,
          à soixante millions de journées de travail). »

          Frère Elie, Famille de Saint Joseph
          http://www.homelies.fr/homelie,ferie.de.careme,4135.html

          • Espérance dit :

            « ALLER A DIEU DANS NOTRE VERITE DE CREATURE »

            « Pourquoi ne pas reprendre la prière d’Azarias?
            Une prière qui fait état de l’effondrement
            de tous les repères familiers:
            « Il n’est plus, en ce temps… »
            Mais, précisément, n’est-ce pas quand
            « il n’est plus »
            que nous pouvons aller à DIEU
            dans notre vérité de créature?

            « Avec NOS CŒURS BRISES,
            NOS ESPRITS HUMILIES,
            reçois-nous…
            Pas de honte
            pour qui ESPERE en TOI. »

            Une invitation à prier DIEU sans masque,
            sans faux-semblant,
            ou, comme le dit un anonyme anglais du 14eme siècle,
            à « offrir l’être souffrant que nous sommes »,
            « tels que nous sommes », à DIEU
            « tel qu’il est » en SA MISERICORDE. »

            Sœur Emmanuelle Billoteau, ermite Bénédictine
            Prions en Eglise

          • Espérance dit :

            « Et maintenant
            de tout notre cœur,
            nous Te suivons,
            nous Te craignons
            et nous cherchons Ta Face ! »
            (Daniel 3, 41)

            « Oui SEIGNEUR, maintenant,
            dans cet instant qui passe et qui va m’échapper,
            je choisis de Te suivre, et je cherche Ta FACE,
            Toi le DIEU trois fois Saint
            et en même temps si proche…

            J’ai soif de Toi, SEIGNEUR mon DIEU!
            Purifie mon désir,
            et découvre-moi dans mon aujourd’hui,
            ce qui m’entrave ou me freine dans ma quête de Toi.
            « HEUREUX les CŒURS PURS, ils VERRONT DIEU ! » »

            Petite sœur de JESUS

            Prions avec Saint Claude La Colombière
            « Ô mon DIEU,
            il faut que Vous nous donniez
            un autre cœur,
            un cœur tendre, un cœur sensible,
            un cœur qui ne soit, ni de marbre, ni de bronze;
            il nous faut donner Votre CŒUR même. »

            « JESUS, doux et humble de cœur,
            rends nos cœurs semblables au Tien! »

            http://www.sanctuaires-paray.com/paray-2020/

  4. colombe dit :

    Dans un monde en folie sans repère sans DIEU ce monde devient comme une boussole qui s’affole.Si peu de gens comprennent les lois de nos jours. Tout se fait au bon vouloir de chacun et comme il l’entend.Et pendant ce temps la vie continue sur une mauvaise pente qui glisse de plus en plus .Ils proclament des lois sans en référer a DIEU.Ils n’ ont peur de rien surtout pas de DIEU car pour eux il n’existe pas .Cela fait mal quand on a la connaissance de la vérité .Cela fait mal quand on sait ou tout cela va nous mener. Cela fait mal quand on voit des chrétiens perdre pieds par manque de renseignements .Nous sommes des naufragés sur une mer déchainée mais nous devons tenir car l’esprit saint nous anime et nous dirige.Soyons des porteurs d’espérance et n’ayons pas peur de montrer notre foi celle de nos ancêtres et de suivre leurs pas .

  5. Chenaux Patric dit :

    Ah comme ça fait du bien à l’âme de lire un texte comme celui du Cardinal Sarah. Béni soit le Cardinal Robert Sarah.
    Il n’y a rien a rajouter, c’est tellement clair, limpide. Le relativisme est une apostasie grave. Car il est évident que tout le monde n’a pas raison. Et, je vous l’avoue que je suis quand même surpris que des catholiques, aujourd’hui, prennent Bouddah et Mahomet comme références. Si Bouddah l’illuminé avait une certaine sagesse, il n’est pas la lumière ni la vérité ni la Sagesse incarnée. Si le Coran dit certaines vérités concernant Dieu, il est bourré d’hérésies. Alors si nous devons respecter les bouddhistes et les musulmans, nous devons aussi leur montrer, dans un dialogue interreligieux, avec douceur, patience et bonté, qu’ils sont dans l’erreur. Leur montrer qu’ils sont dans l’erreur, c’est les aimer, les respecter même, car nous désirons leur salut. Jésus, n’a pas hésité à montrer l’erreur des saducéens qui ne croyaient pas à le résurrection. Pourtant ne les a-t-il pas aimé? Oui bien entendu.
    Dans une democratie comme la nôtre où personne n’a la vérité, où toutes les opinions se valent, nous nous égarons de plus en plus. Les débats sont stériles, puisque tout le monde a une parcelle de la vérité. Eh bien oui, puisqu’il n’y a plus de vérité absolue. Alors tout le monde y va de son opinion. C’est Bernanos, si je ne me trompe pas, qui disait: « je n’ai pas d’opinion, j’ai des croyances ».
    La vérité existe, c’est Jésus Christ, le Seigneur des seigneurs. Et toute démocratie doit se soumettre à lui. Mais alors, cela veut-il dire que tout le monde va dire la même chose, comme des robots? Non, car dans le cadre de la loi de Dieu, il y a une liberté qui permet l’expression de diverses sensibilités. La sainte Eglise Catholique nous en montre l’exemple, déjà lors des synodes. Lors du dernier, le Saint Père a encouragé les évêques à parler librement, à dire ce qu’ils avaient sur le coeur. Pourtant, il n’y a pas de relativisme dans l’Eglise. Et puis, si la vérité existe, il nous faut toujours mieux la comprendre, mieux l’appliquer. Le péché fait que c’est un travail constant et de longue haleine, nous le voyons bien dans notre propre vie. « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».
    Pour la gouvernance d’un pays, il y aura donc forcément des partis. Chaque parti, soumis au Christ, cherchant à lui plaire, donnera des propositions pour avancer, pour bâtir sur le roc de la Parole de Dieu et non pas sur des idéologies vaines, donc humaines, donc diaboliques. « C’est ici qu’on reconnait la sagesse. Celui qui a l’intelligence,qu’il se mette à calculer le chiffre de la Bête, car c’est un chiffre d’homme, et ce chiffre est six cent soixante-six. » Ap 13,18).
    Ensemble,soumis à Notre Seigneur, à l’écoute de sa Parole, les partis oeuvreront pour le meilleur. Comme aucun parti n’est infaillible, chacun proposera ce qui lui semble être la solution juste, et celle qui est le plus conforme à la Révélation sera adoptée. D’où l’importance du fait que les partis doivent écouter l’Eglise qui est l’appui et la colonne de la vérité.
    Mais là nous en sommes loin, très loin même. Et on peut se demander si un jour cela sera possible.
    En Suisse, pendant longtemps, pour entrer en politique et pour diriger le pays, il fallait être chrétien et avoir assumé des responsabilités au sein de la paroisse d’où l’on venait. Mais ça, c’est terminé et on constate à vue d’oeil le declin de ce pays, qui a pourtant inscrit au début de sa constitution » « Au nom de Dieu tout-puissant ». Son drapeau, une croix blanche sur fond rouge, est la Croix de Notre Seigneur. Le message du drapeau Suisse: « le sang du Christ nous purifie de tout péché ».
    La France a rejeté Dieu depuis la triste Révolution et elle se croit plus sage que le Seigneur. On voit où nous en sommes arrivés aujourd’hui!
    Concernant ce qu’on appelle à tort l’euthanasie, hier aux nouvelles, ils ont appelé l’interdiction de la pratiquer dans notre pays: un tabou. Mais on se moque du monde! Ainsi, la loi est un tabou. La défense de dépasser les limites de vitesse sur la route est-elle aussi un tabou? Non évidement. Alors pourquoi l’interdiction de pratiquer l’euthanasie (au nom menteur) en serait un?
    Oui, je dis « au nom menteur », car « euthanasie » veut dire « bonne mort ». Mais la seule « bonne mort », n’est-elle pas celle où l’on meurt en état de grâce? Enfin cela est clair pour nous qui croyons et c’est… la vérité. Mais force est de constater que les catholiques croyants et pratiquants sont minoritaires en France. Alors cela veut-il dire qu’ils doivent accepter toute opinion comme une parcelle de la vérité et accepter l’inacceptable? Non. Si les chretiens ne font pas leur devoir de prophètes, les pierres crieront.