Face aux forces de mort, promouvoir une culture de la vie

euthanasie
image-814

En ce jour où la Cour Européenne des droits de l’homme se penche sur la vie de Vincent Lambert, prions pour lui et pour toute sa famille; prions aussi pour que chaque personne humaine soit respectée dans son droit inviolable à la vie. Méditons et diffusons l’appel de saint Jean-Paul II à promouvoir une culture de la vie. 

“Le commandement « tu ne tueras pas » constitue donc le point de départ d’une voie de vraie liberté qui nous amène à promouvoir activement la vie, à prendre une attitude claire et à nous adonner à des comportements précis pour la servir: ce faisant, nous exerçons notre responsabilité envers les personnes qui nous sont confiées et nous manifestons, dans les faits et en vérité, notre reconnaissance à Dieu pour le grand don qu’est la vie (cf. Ps 139 138, 13-14).

Le Créateur a confié la vie de l’homme à sa responsabilité et à sa sollicitude, non pour qu’il en dispose de manière arbitraire, mais pour qu’il la garde avec sagesse et la mène avec une fidélité aimante. Le Dieu de l’Alliance a confié la vie de tout homme à l’autre, à son frère, selon la loi de la réciprocité de donner et de recevoir, du don de soi et de l’accueil de l’autre. A la plénitude des temps, en s’incarnant et en donnant sa vie pour l’homme, le Fils de Dieu a montré quelle hauteur et quelle profondeur peut atteindre cette loi de la réciprocité. Par le don de son Esprit, le Christ confère un sens et un contenu nouveaux à la loi de la réciprocité, au fait de confier l’homme à l’homme. L’Esprit, qui est artisan de communion dans l’amour, crée entre les hommes une fraternité et une solidarité nouvelles, véritable reflet du mystère de don et d’accueil mutuels de la Très Sainte Trinité. L’Esprit lui-même devient la loi nouvelle qui donne aux croyants la force et fait appel à leur responsabilité pour qu’ils vivent mutuellement le don de soi et l’accueil de l’autre, en participant à l’amour de Jésus Christ, et cela à sa mesure.

C’est aussi cette loi nouvelle qui anime et donne sa forme au commandement « tu ne tueras pas ». Pour le chrétien, il comprend donc en définitive l’impératif de respecter, d’aimer et de promouvoir la vie de tous ses frères, selon les exigences et la grandeur de l’amour de Dieu en Jésus Christ. « Il a donné sa vie pour nous. Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3, 16).

Le commandement « tu ne tueras pas », même dans son contenu le plus positif de respect, d’amour et de promotion de la vie humaine, oblige tout homme. En effet, il retentit dans la conscience morale de chacun comme un écho ineffaçable de l’alliance originelle de Dieu créateur avec l’homme; il peut être connu de tous à la lumière de la raison et il peut être observé grâce à l’action mystérieuse de l’Esprit qui, soufflant où il veut (cf. Jn 3, 8), rejoint et entraîne tout homme qui vit en ce monde.

Le service que nous sommes tous appelés à rendre à notre prochain est donc un service d’amour, pour que la vie du prochain soit toujours défendue et promue, mais surtout quand elle est la plus faible ou la plus menacée. C’est une sollicitude personnelle, mais aussi sociale, que nous devons tous développer, en faisant du respect inconditionnel de la vie humaine le fondement d’une société renouvelée.

Il nous est demandé d’aimer et d’honorer la vie de tout homme et de toute femme, et de travailler avec constance et avec courage pour qu’en notre temps, traversé par trop de signes de mort, s’instaure enfin une nouvelle culture de la vie, fruit de la culture de la vérité et de l’amour.”

 

Saint Jean-Paul II, Encyclique Evangelium vitae sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine, 1995 §76-77

9 commentaires sur “Face aux forces de mort, promouvoir une culture de la vie
  1. colombe dit :

    Merci Sylvie de vos prières , que DIEU dans sa grande bonté et sa grande miséricorde vous bénisse et vous garde dans sa paix sa joie et son amour et qu’il vous donne son esprit de force pour supporter les épreuves dans votre vie.
    Autant vous aurez fait de progrès dans l’amour du prochain, autant vous en aurez fait dans l’amour de DIEU.

  2. colombe dit :

    La mort, la vie tout cela appartient a notre DIEU. L’homme par son orgueil veut remplacer le créateur jusqu’à programmer la culture de mort et beaucoup d’autres choses encore comme vous l’avez souligné Patric . Merci pour votre témoignage qui me va droit au cœur car je suis moi même très malade, et je me bas avec ma foi depuis des années et la vie malgré tout cela est belle car elle nous a été donnée et nous devons la préserver le plus possible . Nous devons a travers nos souffrances être des modèles pour ceux qui nous voient être des porteurs d’espérance. Nous avons un fils médecin en soins palliatifs, qui côtoie la mort chaque jour. Je prie pour lui et pour ces malades qui luttent contre la mort, et je rends grâce a DIEU , pour notre fils qui fait son métier avec amour, et sans le savoir c’est DIEU qui le dirige.J’ai déjà aidé plusieurs mamans a garder leur bébé, et maintenant le bonheur se lit sur leurs visages: je me souviens d’une musulmane qui a donné a son enfant le prénom de la vierge; cela est merveilleux: il n ‘y a pas de frontière dans l’amour de DIEU, et a celui qui demande tout est donné gratuitement, car DIEU aime la vie IL nous veut sur le chemin qu’il a trace pour nous jusqu’à notre rencontre ultime.Prions, nous, apôtres du Christ et soyons dignes d’être appelé ainsi. Et prions pour que notre France soit une future pépinière de Saints a travers toute ces vies offertes jusqu’au bout de notre pèlerinage, ou la mort n’aura plus lieu , mais uniquement la douceur d’un passage ou nous attendra notre DIEU. .

    • Espérance dit :

      «Bien-aimés…
      …si nous nous aimons les uns les autres,
      Dieu demeure en nous

      il nous a donné part à son Esprit.

      Nous avons vu et nous attestons
      que le Père a envoyé son Fils
      comme Sauveur du monde.

      Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu,
      Dieu demeure en lui,
      et lui en Dieu.

      Il n’y a pas de crainte dans l’amour,
      l’amour parfait bannit la crainte… »
      Lecture d’aujourd’hui selon Saint Jean 1:4:11-18

    • Chenaux Patric dit :

      Bonjour Colombe, hier je vous ai posté un remerciement, d’abord pour votre gentillesse et ensuite pour vos commentaires toujours édifiants à lire.

  3. Chenaux Patric dit :

    Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est la pensée faussée qu’ont les gens sur ce qu’est la vie. Notre société veut une vie épanouie, dynamique, exempte de souffrances. La vie aujourd’hui c’est être actif, sportif, toujours occupé, faire la fête, du sport… et si d’un coup cela n’est plus possible, alors la vie n’a plus de sens.
    Nous tuons des bébés dans le ventre de leur mère lorsqu’ils sont mal-formés. Handicapés, ils ne pourront pas vivre cette “merveilleuse” vie que nous menons, et ils empêcheront même leurs parents de la mener. L’euthanasie, c’est la même pensée. Il ne peut plus vivre sa vie, il souffre, tuons-le! Notez qu’entre ces deux extrêmes, il y a la recherche de la sécurité absolue. On doit pouvoir sauter d’un pont “en toute sécurité”. Il vit sa vie à fond, mais il doit la vivre “en toute sécurité”. Guerre est faite donc à tout ce qui empêche les gens de vivre leur vie. Alors on les sur-protège. C’est assez fou d’ailleurs, tout est fait pour protéger la vie des gens, jusqu’à rappeler sans cesse qu’il faut consommer “avec modération” chaque fois que l’on parle de vin à la télé. Ou alors on passe un message comme quoi il faut bouger, manger équilibré, lorsque passe des pubs sur du chocolat, des bonbons ou des desserts. A cela s’ajoute qu’il nous faut manger cinq fruits et légumes par jour, manger bio, boire 1l1/2 par jour, que fumer tue… tout ce bourrage de crâne ( notons que ces conseils ne sont pas forcément mauvais), s’inscrit dans cette même pensée qu’il faut vivre sa vie le plus longtemps possible, sans souffrance, avec de la pêche: Les vieux se doivent d’être dynamiques… Toute cette mentalité contribue à favoriser cette culture de mort. L’homme veut vivre le plus longtemps possible, sans souffrance, et Google cherche même à repousser la mort… on parle de robots humains qui recevraient notre esprit. Quelle folie!
    Voyez-vous, jusqu’il y a 5 ans en arrière, 6 ans bientôt, j’étais dynamique, plein de vie. Pourtant j’avais quelques soucis de santé, mais bon, je pouvais vaquer à toutes mes occupations sans empêchements majeurs. Mais voilà que la maladie dont je souffrais depuis l’âge de 16 ou 20 ans me rattrapa et me terrassa. C’est une Spondylarthrite Ankylosante sévère. Très sévère. Les médecins ont de la peine à calmer les douleurs qui sont immenses intenses et continues. De plus, mon corps ne réagit pas très bien au traitement sensé rallentir l’avancée inexorable de la SPA. Mon généraliste ma clairement dit que je finirai totalement paralysé et la colonne bien pliée en avant. Mes hanches sont dans un tel état que je ne devrais déjà plus marcher. Le docteur de l’hôpital m’a clairement fait comprendre que je n’avais plus que les médicaments et la religion pour m’aider. Et quoi? Je ne vis plus ma vie selon les critères de ce monde? Devrais-je être abattu?
    Heureusement, lorsqu’on est chrétien, nous savons que la vie ici bas, c’est plus que ce que le monde propose. Nous savons l’utilité des épreuves, même les plus dures. Nous savons que le bonheur n’est pas dans ce monde, mais dans l’autre. Nous savons que cette vie est un pèlerinage qu’il vaut la peine d’être vécu, que l’on soit bien portant ou malade. Nous savons qu’il y a un ciel à gagner, et que ce sont les violents qui s’en emparent.
    Jésus nous trace un chemin lumineux, étroit, difficile, rempli d’épreuves. Je compare Notre Seigneur à un entraîneur qui n’évite aucune peine utile à ses sportifs, ceci afin qu’ils remportent la victoire. Le monde sait souffrir pour des gloires passagères et vaines. Mais le monde refuse toute autre forme de souffrances, et surtout pas pour gagner la couronne de vie que le Seigneur promet à ceux qui persévèrent jusqu’au bout.
    Combien, il est important, aujourd’hui plus que jamais, de rappeler le sens de la vie. Mais pour que le débat porte du fruit, il faut travailler afin que nous aillons tous le même présupposé de départ. Ce n’est pas gagné. Il nous faut évangéliser à nouveau une France ballottée à tous vents de doctrines. Une France qui ne sait plus discerner le bien du mal.
    La culture de vie ne peut être que chrétienne avec comme modèle de vie, Jésus, Marie, Joseph, et tous les saints.

    • SYLVIE dit :

      Comme vous Patric, je souffre d’une forme sévère de spondilarthrite ankylosante qui a fait basculé ma vie depuis 8 ans: j’ai dû cesser mon activité professionnelle, mon mari m’a abandonné ainsi que mon fils, je ne peux plus voyager ni même me déplacer normalement….
      Malgré cela, la prière m’aide à tenir et je dois mener mon fils de 17 ans dans la vie.
      Colombe, je vous joins aussi à mes prières

      • Chenaux Patric dit :

        Sylvie, votre témoignage me touche profondement. Nous souffrons de la même maladie et je comprends ce que vous vivez et à cela s’ajoute toutes ces épreuves qui vous sont arrivées. Si vous désirez avoir un ami et un frère dans la foi avec qui parler, faite-le moi savoir. Je suis de tout coeur avec vous. Si les hommes, notre famille, nos parents même nous abandonnent, le Seigneur est fidèle. Voyez comme il nous aime, non seulement il nous sauve, mais il nous donne aussi une famille: Dieu est notre Père, Jésus, Dieu le Fils, est notre frère, Marie est notre Mère, le Saint-Esprit vit en nous, l’Eglise est notre famille, notre mère, le Pape notre père, un Ange gardien veille sur nous… que de grâces. Puissiez-vous trouver dans la prière, particulièrement le Saint Rosaire, la force, la consolation et l’amour de Dieu, ainsi que dans les sacrements. Dieu vous bénisse. Votre ami. Patric.

    • Espérance dit :

      « … il s’en alla sur la montagne pour prier.

      Voyant qu’ils peinaient à ramer,
      car le vent leur était contraire,
      Il vient à eux vers la fin de la nuit
      en marchant sur la mer,
      et Il voulait les dépasser.

      « …Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit :
      « CONFIANCE ! C’est moi ; N’AYEZ PAS PEUR ! »
      Il monta ensuite avec eux dans la barque
      et le vent tomba »
      Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Mc 6:45-52

      • Espérance dit :

        Chaque Personne en souffrance, quelque soit la souffrance,
        est le-la-les Bien-Aimé(e)s du Seigneur, uni(e)s à Jésus
        sur Sa Croix, au cœur de l’Eglise. Lumière dans les ténèbres.

        «Le peuple qui marchait dans les ténèbres
        a vu se lever une grande lumière ;
        Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre
        une lumière a resplendi.»
        Isaïe 60:1

        « Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur,
        c’est mon Dieu qui est ma force. »
        Isaïe 43:3

        Cheminer avec Marie et les Saints.
        Marthe Robin qui connaissait tant de souffrance disait :
        « Si je considère Jésus souffrant, mourant pour nous,
        une vertu sort de Lui et me remplit de confiance »
        « La douleur, la souffrance ne vient pas du ciel,
        mais le secours en vient »
        « Doux Seigneur Jésus,
        j’attends tout de votre tendresse,
        j’espère tout de votre bonté ! »

        « JESUS, j’ai confiance en Toi »