« Le Verbe, venant au monde, a trouvé dans le sein de la bienheureuse Vierge, un séjour de sainteté, semblable, autant qu’il pouvait l’être par l’opération du Saint-Esprit, à celui de son Père. Là il vit dans un état de plus parfaite sainteté que dans tout autre mystère de sa vie mortelle. Tandis que sur la terre il vivra au milieu des créatures maudites à cause du péché, au milieu des pécheurs, dont les vices lui causeront des peines intolérables ; dans Marie, qui est, après Dieu, ce qu’il y a de plus saint, il est comme dans un monde de sainteté. Cette demeure tient le milieu entre son séjour dans la gloire, dans la sainteté du ciel, et le séjour qu’il fera sur la terre, couverte des horreurs abominables du péché. Sa demeure au sein de Marie tempère cette immense opposition, il y vit séparé de tout usage des créatures, ou plutôt il n’use d’aucune d’elles que par Marie. Par elle, il use de la lumière ; par elle, il use des aliments : en un mot, tout se convertit en Marie pour Jésus. Elle lui est toutes choses : elle est sa lumière, sa force, sa nourriture, sa demeure, son temple. Là il bénit et loue la Majesté divine ; là il sanctifie sa Mère et la remercie de lui aider à servir Dieu, et de lui être un moyen de le glorifier. Aussi y demeure-t-il tout le temps qu’il peut y faire sa résidence sans en perdre un seul moment ; et, pour en partir, attend-il jusqu’au dernier instant marqué par son Père. (…) Le Fils de Dieu n’avait que la ressemblance du péché, et si sa Mère eût souffert pour sa naissance, il eût paru être pécheur comme nous. Pour cette raison donc, elle le met au monde sans douleur ; et Dieu remet à l’heure de la mort de Jésus-Christ la peine que Marie aurait dû souffrir à sa naissance. Ainsi Bethléem est pour elle un paradis de délices, parce qu’elle y est mère de celui qui est saint essentiellement. Elle l’avait conçu la nuit du 25 mars, dans la ferveur de la prière ; elle le met au monde le 25 décembre, dans un transport de la gloire de Dieu. L’ayant conçu par la pensée, comme dans l’éternité le Père éternel le conçoit, comme lui, elle ne souffre point de déchet en sa pureté en l’engendrant. Elle l’avait conçu, et elle l’enfante, comme le verre conçoit et renvoie hors de lui les rayons du soleil, qui, au lieu de le rompre et de le ternir, l’éclairent, l’embellissent et le rendent semblable à cet astre. »
Jean-Jacques Olier (1608- 1657), Vie intérieure de la très sainte Vierge, Perpignan, Artège, 2013, p.125-127
Illustration: Vierge enceinte, cathédrale de Cordoue, XVème


Enfant Jesus notre Emmanuel venu dans le sein de la Vierge Marie ,prends pitié de nous ,donne nous la FOI,
« Sa demeure au sein de Marie tempère cette immense opposition, il y vit séparé de tout usage des créatures, ou plutôt il n’use d’aucune d’elles que par Marie. Par elle, il use de la lumière ; par elle, il use des aliments : en un mot, tout se convertit en Marie pour Jésus. » Ce grand mystère peut aussi, d’une certaine manière, à nous, pécheurs repentants,memebre du Corps du Christ, qui demeurons par la foi au sein de Marie. Saint Louis Marie Grignons de Montfort ne pouvais imaginer de sainteté en dehors d’une ferme confiance et dévotion envers la Mère de Jésus. Par Marie à Jésus, et en Marie nous sernt gardés du péché mortel, nous userons de la lumière du Christ sans risque de dévier dans les ténèbres de l’erreur, nous userons de l’Eucharistie sans risque de commettre un sacrilège, tout se convertit en Marie pour nous aider à nous unir à Notre Seigneur, union d’amour et de paix.
Dorrs , ma colombe , dors , le soir tombe ,
Chantait la Vierge à l’enfant Dieu .
Dors , moi , je veille : quand tu sommeilles ,
On voit s’entrouvrir le ciel bleu .
Chantez beaux anges , bercez l’enfant
Qui dans ses langes rit en rêvant .
Recueil de Molsheim(1697)
La Sagesse qui vient d’en Haut est d’ abord pure ,
ensuite pacifique , indulgente , accommodante ,
pleine de miséricorde et féconde
en très bonnes oeuvres .
Le fruit de la justice se sème dans la paix
pour ceux qui pratiquent la paix .
Jacques 3 , 17-18
« Pour cette raison donc, elle le met au monde sans douleur ; et Dieu remet à l’heure de la mort de Jésus-Christ la peine que Marie aurait dû souffrir à sa naissance. »
Très beau.
à méditer en effet…
Mère des douleurs, tu as connu une naissance sans douleurs. Dieu t ‘a préservée de tout péché des le sein de ta mère: en toi fut engendre le fils du Dieu tout puissant, toi, la toute pure, le plus beau temple pour recevoir le Saint des Saints. Que ton ventre Marie soit un merveilleux refuge pour ceux qu suivent ton fils mais aussi pour tous les pécheurs car tous sont enfants du même père en cette nuit très sainte ou l’enfant DIEU est descendu sur la terre a Bethléem. Que ton enfant Marie le plus beau des enfants des hommes regarde nos humbles prières si petites soient t ‘elles et écoute nos demandes pour notre pays .Merci Marie de ton intercession
« Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un Fils,
qu’Elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) »
Lecture d’aujourd’hui, Isaïe 7:10-14
« L’Ange dit à Marie :
« Voici que tu vas concevoir et enfanter un Fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus »
Evangile d’aujourd’hui, Luc 1:31 (26-38)
*Même Evangile demain Dimanche
Marie est «la plus près de Dieu parce qu’Elle est la plus près des hommes» Charles Péguy
Marie, «Comblée-de-grâce », toute remplie de l’Esprit Saint, en Toi et par Toi, « rien n’est impossible à Dieu. »
Aide nous à dire, comme Toi et avec Toi « que tout m’advienne selon Ta Parole », à nous abandonner en toute confiance.
Accompagne nous chaque jour et chaque nuit, Marie notre-Mère, merci.