Pénitence et vrai partage

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« L’esprit de pénitence et sa pratique nous conduisent à nous détacher sincèrement de ce que nous possédons de superflu, et parfois même de nécessaire, et qui nous empêche d’“être” vraiment ce que Dieu veut que nous soyons: “Là où est ton trésor, là est ton cœur”. Notre cœur est-il attaché aux richesses matérielles? au pouvoir sur les autres? à des subtilités égoïstes de domination? Alors, nous avons besoin du Christ Libérateur de Pâques qui, si nous le voulons, peut nous défaire de toutes ces bandelettes de péché qui nous entravent.

Préparons-nous à nous laisser enrichir de la grâce de la Résurrection en nous défaisant de tout faux trésor: les biens matériels qui ne nous sont pas nécessaires sont souvent les conditions mêmes de survie pour des millions d’êtres humains. Au-delà de leur subsistance minimum, des centaines de millions d’hommes attendent de nous que nous les aidions à se donner les moyens nécessaires à leur propre promotion humaine intégrale comme au développement économique et culturel de leur pays.

Mais les déclarations d’intention ou un simple don ne suffisent pas à changer le cœur de l’homme, il y faut cette conversion de l’esprit qui nous amène, dans la rencontre des cœurs, à partager avec les plus défavorisés de nos sociétés, avec ceux qui sont dépossédés de tout, même parfois de leur dignité d’hommes et de femmes, de jeunes ou d’enfants, avec tous les réfugiés du monde qui ne peuvent plus vivre sur la terre de leurs ancêtres et doivent quitter leur propre patrie. C’est là que nous rencontrons et vivons plus intimement le mystère des souffrances et de la mort rédemptrices du Seigneur. Le vrai partage qui est rencontre des autres nous aide à nous libérer de ces liens qui nous font esclaves, et, parce qu’il nous fait voir dans les autres des frères et des sœurs, il nous fait redecouvrir que nous sommes enfants d’un même Père, “héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ” de qui nous tenons les richesses incorruptibles. »

Saint Jean-Paul II, message de Carême 1980

Photo: le Pape en prière dans l’infirmerie du Carmel de Lisieux lors de sa visite en 1980

11 commentaires sur “Pénitence et vrai partage
  1. colombe dit :

    Mes frères et sœurs en Christ mon cœur se déchire devant la misère spirituelle ou autre .Dans le commentaire de Patric il y a la sagesse des enfants de DIEU.Tout accepter par amour pour le Christ être dépouillé ou presque ,et rester accrocher a la croix …Savoir que auprès de JÉSUS la récompense sera grande .C’est ainsi que l’on reconnait les enfants de DIEU , ne rien avoir et tout donner, avec des gestes des paroles etc etc Patric le combat est dur mais je sais dans mon cœur que vous résisterez, Tenez bon c’est le temps de carême et des cœurs s’ouvriront a l’appel de ceux qui souffrent.Il est vrai que nous avions déjà un modèle extraordinaire avec notre grand saint, et maintenant notre bon pape qui vit si bien la pauvreté , Soyons comme lui et suivons ce qu’il dit .Le partage est important dans ce monde égoïste, et notre devoir a ceux qui le peuvent c’est de donner en parole en acte ou en argent si modeste sera la somme .En ce moment nous sommes a plusieurs a nous occuper d’une personne qui sort de prison qui est dans la drogue mais la aussi nous devons être prudents car donner de l’argent n’est pas toujours la solution . .Voila pourquoi il faut prier l’esprit saint et lui demander l’esprit de conseil afin d’éviter la fausse route si je puis dire. Prions chers amis de la neuvaine pour notre pays certes mais aussi pour tous ceux qui souffrent et parfois qui ne savent plus ou aller.

    • EDITH dit :

      On peut aussi donner au denier du culte et à une deux ou trois oeuvres caritatives, aussi å ktotv qui transmet l’Evangile, on sais que ce sera bien utilisé. Colombe et Patric je partage votre souffrance offrons-la au Seigneur, mais elle est constante, hélas, avec ceux qui amassent pour leur compte uniquement, mais il y a de beaux exemples de richesses partagés, de vêtements partagés, de toits partagés… j’en ai connu, qu’ils soient bénis.

    • Patric Chenaux dit :

      Amen, amen et merci Colombe.

  2. Patric Chenaux dit :

    Comment séparer la pénitence du détachement d’abord. Nous voyons dans le livre des Actes, les nouveaux convertis vendre ce qu’ils ont et vivre ensemble ayant donné l’argent aux Apôtres afin de partager. Mais nous savons que ce régime n’a pas continué. Les chretiens, ou plutôt la chrétienté, s’est organisée pendant l’histoire. Et nous savons comment les saints ont toujours partagés. Saint Martin partageant son manteau qui lui restait, car il avait déjà tout donné aux pauvres. Saint Dominique vendant tous ces livres pour nourrir les affamés, et tant d’autres qui renonçant à leur richesse, partageant équitablement comme saint Jean-Baptiste de La Salle, et saint Louis Marie Grignion de Montfort qui lorsqu’on lui offrait une soutane neuve, car la sienne était usée, la revendait aussitôt pour donner l’argent aux pauvres.
    La pénitence, cet acte de repentance qui nous place devant le Christ crucifié, comment peut-elle être suivie d’un égoïsme, d’un coeur qui n’est pas touché par le malheur du prochain, de l’étranger, du migrant? Pourquoi discute-t-on sur l’accueil des réfugiés? Même dans des commentaires sur Internet, des catholiques s’opposent à l’accueil des migrants. Et bien entendu, pour ce faire, ils trouvent toujours des prétextes.
    Certes il faut un accueil intelligent, mais là n’est pas le lieu de développer le comment accueillir cette masse d’hommes, de femmes et d’enfants fuyants la guerre et la misère.
    Mon problème est comment aider un pauvre alors que moi-même je n’arrive plus à payer mon loyer et la situation familiale est difficile. Comment partager quand le mari non croyant, ne permet pas à sa femme catholique de soulager la misère des autres. Comment aider un pauvre alors que mon compte en banque est dans le rouge? Ce sont des situations concrètes qui existent, et il y en a d’autres qu’on pourrait proposer. Comment faire?
    Le Catéchisme nous enseigne comment nous devons partager. Et ensuite, il y a notre foi, notre rappel de la penitence5de cette richesse de Dieu, celle du pardon en Jésus Christ. Le partage, ce n’est pas seulement de l’argent, c’est aussi aider quelqu’un à s’adapter dans notre pays, à l’aider avec sa paperasse… partager c’est aussi prendre du temps pour disvuter avec le mendiant. Par exemple, tous les dimanches il y a un mendiant devant l’Eglise, un Rom. Eh bien je n’ai pas d’argent à lui donner, je peux très bien lui parler, être gentil avec lui, lui parler de sa famille, en lui disant que vous êtes désolé mais que vous n’avez vous-même plus d’argent. Ce moment chaleureux, qui permet au mendiant de voir que vous le considérez, qu’il n’est pas le seul dans la galère, mais que l’on peut s’encourager, cela aussi est un partage.
    « Ah si j’étais riche » chantait Yvan Rebrof, c’est souvent ce que je me dis. Il y a tellement de riches qui ne partagent pas. Seul une minorité garde leurs euros pour eux et les autres survivent. Car la vie devient dure pour tous et nous sommes sollicités de partout, que cela en devient parfois déprimant.
    Il ne faut pas se dispercer et faire ce que nous pouvons avec ce que nous avons, pour l’amour du Seigneur et du prochain. Il est certain qu’un esprit de penitence ne peut que partager avec le plus pauvre. Ne pas avoir peur de donner, à chacun, de voir ce qu’on peut faire. Mais ma douleur est de ne pas pouvoir faire plus.
    Une attaque vient souvent contre l’Eglise: le Vatcan et le Pape sont trop riches. Ah s’ils savaient que certaines richesses n’appartiennent à personne si ce n’est au peuple de Dieu, que ces richesses visibles doivent être gardées pour montrer au monde la grandeur de notre Dieu, le Vatican lui-même soutenant d’innombrables oeuvres missionaires qui s’occupent des pauvres dans le monde entier. Les gestes de générosité du Pape François envers les pauvres est sihnificatif du fait que le Vatican n’hésité pas au partage. Et puis le Pape n’est pas riche. Il y a de jolies histoires montrants la simplicité de certains Pape dans leur pontificat. Non le Vatican est un état, et le Pape aussi un chef d’Etat, donc il est normal que cet état en montre aux grandes nations, il ne faut pas tout mélanger.
    L’important c’est de savoir si moi qui fait pénitence vis en pénitent ou pas. Si je vis dans le confort et le luxe, méprisant mon frère pauvre, me voilà un bien vilain pénitent à l’image de l’homme riche de l’histoire du pauvre Lazare qui mendiait à sa porte sans que lui s’en inquiète. Oh il devait faire son devoir de bon juif, demandant pardon à la manière du pharisien qui remerciait Dieu de ne pas être comme ce publicain. L’homme riche rentrait de la synagogue heureux et prêt à recevoir ses amis, gâter peut-être ses enfants. Il n’était pas méchant cet homme riche, à voir, il n’a pas chassé le pauvre Lazare de sa porte, il ne l’a pas frappé. Il n’a simplement pas partagé et il s’est retrouvé en enfer.

    • EDITH dit :

      Oui quand mon mari me dit : « fait attention  » je n’ai pas de problème car la communauté du dimanche me demande – je suis une très ancienne chrétienne – de donner la communion à la messe dans notre ėglise, les gens sont habitués et beaucoup me connaissent. Avant pendant tręs longtemps j’ai porté la communion à des malades et après les avoir écoutés je leur transmettait les paroles du prêtre et le chant dont je me souvenais. Et plus jeune , en lien avec la DAS, j’ai porté chaque semaine un paquet de nourriture que j’achetais à une famille ( la DAS me remboursait et me limitait aussi). Parfois c’ėtait un arrosoir de fuel par grand froid et quand mon dos ne me permettait pas cela je mettais le monsieur â contribution en l’emmenant en voiture. Mais après j’ai préféré (la situation de cette famille changeant) partager ce que j’aimais vraiment : l’Evangile en catéchèse et le Corps du Christ aux malades bien avant que le SEM existe. Je me sens comblée d’avoir fait celà, puisque moi-même j’ai beaucoup reçu en formation. Dans ce genre de partage il y a de la fatigue, les « coups de bâton » de Satan qui est furieux car il déteste qu’une âme soit nourrie, mais QUELLE JOIE, quand la fatigue est passée et que les problèmes sont rėssuscitė. Car le carême ne doit pas être triste puisque l’on sert Jésus, sinon c’est que l’on dépasse ses limites et il peut nous arriver là de tomber dans le péché d’orgueil, de morosité ou de colère parce que notre système nerveux est å plat. Mais Joie car Pâque n’est pas loin !

  3. Edith dit :

    Regimbe

  4. Edith dit :

    Notre st JP.II à su aussi apprendre å se d pouillé de cette santé et de cette force qui ėtait siennes et continuer en pauvre physiquement et sûrement moralement. Il s’est fait dans l’humilité proche des malades comme il le dit dans ce texte. Ainsi il a touché et ėdifiė beaucoup de malades. J’ai aimé le Christ en croix en lui å sa fin qui fut son debut dans l’autre monde. Quand on vit avec un malade et qu’on est malade soit même ce jeůne est de tous les jours, changeant parfois de personne. Mais on ne peut cela en continu, parfois le corps régime et la on est pauvre devant le Seigneur . T’offrir tout cela Seigneur. Merci Patrick pour tes beaux textes et å vous tous bonne journée.

    • Patric Chenaux dit :

      Merci et amen, oui ce que vous écrivez est vrai et profond sur saint Jean-Paul II.

    • Esperance2 dit :

      Oui, merci Edith, c’est bien aussi ce que je voudrais dire: J’ai aimé le Christ en croix en saint Jean-Paul II a sa fin qui fut son debut dans l’autre monde.