«Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements», nous dit le prophète Joël dans la liturgie du Mercredi des Cendres (Jl 2,13). Laisser déchirer notre cœur avec ses bonnes intentions et ses bons propos, avec sa générosité si bien intentionnée, mais de si courte échéance, c’est bien le but de toute pénitence corporelle. Notre cœur doit finir par y être brisé et humilié, pour devenir réceptif à la grâce : «D’un coeur brisé et humilié, mon Dieu, tu n’auras pas de mépris» (Ps 51,17). En se rappelant encore la suite du passage cité de Joël : «Déchirez vos cœurs.., et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour».
C’est dans ce creuset de l’humilité, d’une humilité non pas glorieusement conquise mais péniblement et petitement subie, que nous rejoignons Jésus, ou plutôt que Jésus nous rejoint, au seul endroit où il peut nous rejoindre, lui qui est venu non pour les justes, mais pour les pécheurs. Car c’est bien cette faiblesse-là, la nôtre, et ces péchés-là, les nôtres, qu’il est venu prendre sur lui pour nous les enlever. N’a-t-il pas été «crucifié dans la faiblesse», comme le rappelle saint Paul, pour être rendu «vivant par la puissance de Dieu» (2 Co 13,4) ?
Tel est le chemin de Pâques qui s’ouvre devant nous. Il ne monte pas, il descend. S’il est parfois raide et escarpé, c’est pour faciliter d’autant plus la descente. Il ne nous apprend ni à nous faire mal ni à nous dépasser nous-mêmes — nous y manquerions la rencontre avec Jésus — mais à nous vider de nous-mêmes, comme Jésus, et à accepter de rejoindre notre point d’extrême pauvreté, cette pauvreté que Jésus est venu étreindre, et où il voudrait que apprenions à mettre toute notre confiance, jusqu’à la folie, dans sa miséricorde.
Le Carême nous revêt de l’humilité de Jésus. Avec lui, nous nous abaissons sous la puissante main de son Père, jusqu’au jour où, avec Jésus, il nous élèvera dans sa gloire. Car, comme le disait Isaac le Syrien, «l’humilité est le vêtement de Dieu». »
Dom André Louf, « Faire pénitence? », Sources vives n°108, mars 2003


L’humilité est le chemin du chrétien. Chemin à contre courant de soi-même tant on aime se mettre en avant. Oh, cela peut être sournois, bien caché sous un aspect très religieux. Un moine passait pour saint et humble tant il était sérieux dans la suivance de la règle, tant il restait discret, etc… pourtant, il gardait en lui un grave péché qu’il n’osait pas confesser à son confesseur de peur d’être mal vu par lui et que d’aventure cela se sache et qu’il perdrait son auréole. Il était en même temps malheureux. Alors il redoublait de zèle et de bonnes oeuvres pour effacer ce péché. Un jour on lui annonce qu’il change de monastère. Il se réjouit et se dit que là-bas comme il n’est pas connu, il pourra se confesser. Eh bien, sa renommée l’avait précédé et le monastère fut honoré de recevoir celui qui etait considéré par tous comme un saint. Alors c’était reparti. Il n’osa pas se confesser. Et ceci jusque sur son lit de mort. Son confesseur vint le voir pour lui administrer l’extrême onction. Même là, il hésita et n’osa pas confesser ce péché mortel. Il avait toute sa vie, finalement joué au saint. Pendant la nuit, son confesseur eu des doutes. Il se dit que son pénitent ne lui avait pas tout dit. Il ira donc le voir à la première heure. Arrivé auprès du mourant, ce dernier était décédé pendant la nuit, sans avoir confessé ce péché. Pendant que le monastère s’apprêtait aux obsèques de ce grand saint, ce dernier dit des enfers (je ne me rappelle plus de quelle manière) qu’il n’était pas un saint et qu’à cause de la peur de n’être plus vu comme tel il n’avait pas confessé un péché mortel, alignant sacrilèges sur sacrilèges, il souffrait en Enfer.
Il nous faut vivre donc dans l’humilité vraie, avec un esprit de pénitence, détestant nos péchés passés présents et futurs, tendre à ne plus commettre même pas un péché veniel. Pie Raymond Regamay dit que lorsqu’on est tenté par de mauvaises idées, au lieu de les chasser, il nous faut penser aux Béatitudes. Les Béatitudes, leur méditation vont nous aider à garder cet esprit de pénitence, cette humilité. Dieu fait grâce aux humbles, mais il résiste aux orgueilleux.
Ah l’amour propre voilà bien notre pire ennemi, mais en Jésus en regardant à la croix, en aimant la croix nous pourrons alors, lentement mais sûrement vivre l’esprit de pénitence, plus fortement en période de Carême, mais aussi pendant toute notre vie.
Il y a bien des batailles à l’intérieur de nous même.Si l’ esprit se soumet -à son Seigneur met sa joie dans ce qui lui vient du ciel, il empêche le péché de régner sur son corps.Les esprits mauvais ne pourront renverser nos remparts.C est une préparation sans doute qu’il est bon de faire en tout temps par une surveillance de tous les instants.A cette époque de l’Année nos ennemis redoublent l’astuce de leurs manœuvres .Ils savent bien que ce sont les jours très saints de carême.Et ce carême c’est la fidélité plus grande au service de notre Dieu .Préparons nos âmes aux combats des tentations.Notre force vient de celui en la puissance duquel nous mettons notre confiance.Le seigneur s’est laisser tenter par le tentateur, et ainsi nous recevons la force de son secours.Il a combattu lui .Pour reprendre Salomon qui a dit a son fils :Mon fils quand tu entres au service du Seigneur prépare ton âme a la tentation. Et que notre pénitence soit offerte a notre JÉSUS pour les âmes qui se perdent.Lui qui veut tous les sauver …..
Très beau Colombe, heureusement que j’ ai mis du positif avant car ce soir je suis rompue, je reviens de l’hôpital et mon coeur qui me fait mal en continu à effectivement quelque chose une partie molle, affaissée, ils vont me faire d’autres examens… pas besoins de chercher ma pénitence, c’est ce que j’ai à offrir à notre Sauveur. Bonsoir
Confiance Édith je suis de tout cœur avec vous c’est le cas de le dire .Le cœur de votre cœur c’est le Seigneur.
Merci de cet échange Colombe. Bonsoir
Amen et merci Colombe
Charles Journet
Oui en ėtant petit, en faisant taire notre tête en faisant silence à l’exemple de Jésus qui montait dans la montagne pour prier, la Parole De Jésus, reçue du Père, peut enter en nous et y faire ce qu’elle dit. Je voudrais confie une parole de Marie de l’Incarnation, recueillie dans le livre « les 7 Paroles du Christ » de Charles Journée, p. 14
Lors de ma vocation religieuse, les passages qui traitent des conseils de l’Evangile m’ėtaient comme autant de soleils qui faisaient voir å mon esprit leur ė minent sainteté, et en même temps enflamment toute mon âme en l’amour de leur possession, et opérant efficacement ce que Dieu volait de moi, selon mon ėtait de la pratique des divines maximes du sur adorable Verbe incarne ; toutes ces vues et grâces substances les n’ėtaient par aucune ėtudes de la part, mais å la façon que les ėclair précédent le tonnerre, expérimentant que tout procédait de mon âme, de Celui qui en avait pris la possession et qui la consommait en son Amour et en faisait rejaillir ces ėtincelles pour me conduire et me diriger » et il continue en disant … l’Église c’est l’Évangile continue. Ensuite il cite Jésus avec Marie Madeleine après la Rėsurrection « femme pourquoi pleures-tu, qui cherche-tu… ne me touche pas tu peux bien sûr cette terre amère et d’exil rester un moment prosterne å mes pieds y prendre quelques rėsisté, quelque douceur….. mais »va trouver mes frère et dis leurs : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
Il n’y å que dans le silence que l’on peut toucher le Verbe , s’ il se laisse toucher et ça il ne faut pas le rte. Bonne Journée chers amis. Edith
Merci Edith