« Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m’entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l’intimité s’établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu’il peut porter, fuite du péché, acte d’amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment.
Il y a fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu’il y en eût beaucoup : tout curé d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l’exemple de Priscille et d’Aquila), pourrait l’être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s’agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d’indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s’efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l’amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi… »
Bienheureux Charles de Foucauld, Lettre à René Bazin du 29 juillet 1916


Bonsoir il se fait tard mais je tiens également a vous partager ce que j’ai vécu hier matin .Javais rendez vous chez le médecin comme tous les 15 jours pour un contrôle. Il y avait beaucoup de monde et surtout des maghrébins.Une musulmane m ‘a fait comprendre de me mettre a coté d’elle . Il est vrai qu’avec une canne on passe plus facilement.J’ai engage avec elle une conversation elle était contente visiblement que je lui parle.Et j’ai constaté plusieurs fois qu’elle regardait la croix que je portais au cou..elle ma dit je viens d’arriver avant j’étais encore au pays et la je me suis dit : nous sommes tous frères et sœurs dans l’amour de DIEU le père qui nous unit. Nous ne devons pas faire de barrière et surtout allez vers eux. ils attendent de nous un geste un sourire ,se sentir aimer et accepter . Nous devons lutter contre notre être intérieur qui peut nous faire pencher du mauvais coté, car c’est en s’aimant et en priant que nous ferons tomber le mur de la haine.Et surtout ne laissons pas la peur nous gagner mais laissons l’Esprit Saint nous habiter et lui il changera notre façon de voir les choses. Oui divinement marchons et tenons nous la main et nous formerons tous une chaine ou l’ennemi n’aura plus accès car c’est l’amour entre nous qui vaincra croyons le et cela nous sera accordé …
Colombe oui très beau votre témoignage, nous avons notre père Abraham en commun. Quand j’étais dans la banlieue parisienne-qui était vivable à l’époque, j’avais comme voisine de classe et voisine d’habitation Rosine, sa famille était algérienne, elle était l’aîné de 5 ou 6 enfants. Quand je frappait pour voir cette compagne je sentais un repliement et je devais combattre ma sensibilité. Mais plus tard on jouait l’été avec une autre famille aux cartes, je ne posais jamais de questions à Rosine. Elle est devenue coiffeuse à Paris. Un jour je partais à pieds et plus loin, devant la boulangerie un accident, le car avait renversé une petite fille, elle est morte sur le coup.Je suis restée là à prier Marie et en moi je l’ai baptisée baptême d’intention même si ce n’était pas valable et voyant Rosine rentrer plus tard j’ai eu la lourde charge de lui annoncer. Elle ne m’en a jamais reparlé. Rosine seule cherchait à s’ intégrer. Après à mon mariage j’ai quitté ce lieu pour la Haute Marne pendant 3 ans. Après en Bourgogne.
Merci chère Edith de votre partage, vous confirmer également de l’approche que nous devons avoir envers eux et prions pour que beaucoup réagisse ainsi.
Le Bienheureux Charles de Foucauld est mon maître à penser et un modèle pour moi. Cet été je suis allé voir le prêtre de notre paroisse (enfin l’ancien prêtre, maintenant, car il est souffrant). Nous parlions de la vie spirituelle et je lui ai dit mon attachement au bienheureux, aussitôt il m’offrit un livre : « Itinéraire spirituel de Charles de Foucauld » écrit par Jean-François Six.
Ce fut une joie et un honneur de recevoir ce livre des mains de ce prêtre qui dans ses homélies est tellement profond et pratique.
L’amitié, je pense que l’Évangélisation passe obligatoirement par là. Je ne parle pas des prédicateurs, non, mais de notre devoir en tant que laïcs. Je sais que nous en avions déjà parlé et que certains ont dit qu’ils avaient de la peine avec les femmes musulmanes qui étaient voilées et soumises à leur maris, mais pas de la manière dont saint Paul le dit.
D’abord je rappelle, au sujet du voile, que ce n’est que très récemment que les chrétiennes ne se voilent plus. Même nos mères ou grand-mères se couvraient la tête lors de la messe. Alors il ne faut pas nous choquer du voile (la burka c’est différent, mais il me semble qu’elle est interdite en France).
Bref tout ça pour vous dire que nous pouvons toucher les musulmans par l’amitié, la gentillesse. Dimanche, je suis aller voir mon épouse à l’hôpital. En attendant le Tramway, je vois un musulman assis sur le banc de l’arrêt. Je m’assieds à côté de lui, le salue et lui demande comment il va, avec tous ces événements qui enflamment le monde musulman, et les attentats. Il me dit qu’il le vit mal. Alors comme il est sunnite, je le rassure un peux et lui amène la paix dans son coeur. Enfin un français qui lui parle posément de Daesh et des attentats et qui ne l’accuse pas ou ne le soupçonne pas. Une chère amie catholique, qui étudie à la fac de Reims est venue me rendre visite hier. Elle m’a raconté qu’elle va aux reunions de l’aumônerie. Là de jeunes catholiques sont formés et prient ensemble. Il y a un ou deux protestants qui participent et deux musulmans. Ils viennent car ils se sentent bien, là avec ces catholiques joyeux et accueillants. Un jour, après les attentats de Paris, l’un des jeunes musulmans s’est levé et devant les 60 jeunes réunis autour du Père aumônier, il a demandé pardon pour ce que les terroristes ont fait. L’émotion était grande.
Depuis que mon épouse est hospitalisée, je sors plus, évidement, donc je rencontre plus de musulmans ou d’étrangers africains pour la plupart. Alors les occasions de témoigner ne manquent pas. Pas par de longs discours, mais par de la gentillesse. Placrr un mot comme « Penser à vos fins dernières » est un peu difficile, mais dans un monde dur comme le nôtre, douceur, gentillesse, sourir, sont déjà un pas. « Chéri cet après-midi, un blanc m’a souri, il a été poli, et nous avons parlé de notre petite fille, il m’a dit qu’elle était belle et l’a fait sourir, c’est incroyable ». J’imagine. Cela ne se passe pas forcément comme cela, mais je sais que lorsqu’on est serviable, poli avec tous, français ou étrangers, il y a forcément un déclic quelque chose qui se passe.
L’amitié, la gentillesse, savoir encourager, remercier, honorer nos têtes grises, tant et tant de gestes et paroles pourtant tous simples et qui etaient courants fut un temps, mais qui aujourd’hui se perdent.
« Pourquoi tout est parti en vrille en France depuis Vatican II? » m’a-t-on posé la question dimanche. J’ai répondu: « Parce que Jésus a montré sa miséricorde en rapprochant l’autel et en rappelant aux chrétiens qu’ils doivent être parfaits comme le Père céleste est parfait, alors il faut se sanctifier. Et quoi de mieux pour apprendre la sanctification que d’engager les fidèles à plus participer à la messe, à recevoir l’Hostie dans la main puis de la main le fidèle de porter le Seigneur à sa bouche, ainsi actes et paroles doivent êtres saints. Quoi de mieux pour apprendre aux jeunes filles qu’elles aussi doivent se sanctifier et être témoins, qu’en les acceptant comme servants de messe. L’Eglise nous apprend ainsi à être saints. Alors beaucoup ont fuit, ne voulant pas s’engager, ne voulant pas comprendre ce virage vital de l’Eglise qui est simplement une continuation de ce qu’elle a fait durant toute son histoire.
L’amitié, l’Eglise nous l’apprend. Le Pape François nous montre l’exemple. Et à nous de la transmettre. « Allez dans la paix du Christ ». Est-ce que ces paroles nous touchent au plus profond de notre âme? Et en sortant de la messe, durant la semaine, transmettons-nous cette paaix? Et quoi de mieux qu’un signe amical pour la transmettre. Oh cela ne veut pas dire que nous devons devenir des « bisounours », non, non, mais des Saints. Et parfois les Saints reprennent sévèrement quelqu’un. La sévérité n’est pas méchanceté quand elle a le but d’élever et de ne pas rabaisser.
L’amitié. Nous vivons une époque non amicale. Alors, chrétiens, mes frères, mes soeurs, soyons amicaux avec les musulmans, les athee, les juifs, les protestants, les sectaires, les gens perdus qui ne savent pas qui ils sont, pourquoi ils trimes toute leur vie… et sachons dire des paroles qui consolent, rassurent, interpellent, en restant fermes dans notre foi catholique, selon le contexte et le degré de connaissance de la personne.
Harun, un jeune turc musulman, vivant en France, aimant la France, me dit:
– Patric, tu n’a quand même pas dechiré et jeté le Coran?
-…. (j’étais en train de travailler dans mon poste de garde, avant ma maladie et je souriais, heureux de pouvoir parler avec Harun qui passait régulièrement me voir et on parlait de Jésus)
– Tu ne l’a pas fait?
– ….
– Non tu ne l’a pas fait.
– …
L’amitié, ce n’est pas offenser son prochain, mais le diriger vers Jésus. Comme vous voyez je n’ai pas répondu à mon ami. Mais je lui ai offert une Bible de Jérusalem de poche.
Eh bien moi j’ai offert à un africaine qui vient en France voir sa fille, une bible Segon de poche, pas chère, j’en avais fait venir 5 au cas où… La sienne ėtait en Afrique et elle voulait que sa fille puisse la lire. Depuis, elle attend que l’église se vide pour me dire bonjour. Là elle est répartie, ils ont eu de graves problèmes et que quelqu’un les écoute cela a marqué. Dans la région par sienne étant jeune, j’ai beaucoup travaillé la mission par l’amitié, dans les groupes de jeunes.
PATRICK pouvez-vous m’expliquer comment le chiasme se déploie ou s’ explique dans les mystères du Rosaire. Dans une phrase, je comprends mais st JP II en parlait dans sa lettre sur Marie et l’explication des mystères Lumineux qu’il ajoutait, je n’avais déjà pas compris. Il y a le contraste entre Douloureux et Glorieux, entre l’Annonce et le déploiement du plan de Dieu, mais comment y trouver un chiasme. Hier j’ai aussi ajouté quelque chose après vous, très tard… à bientôt et pardon pour les autres de ma question. Merci au bienheureux Charles de Foucault.
Chère Edith, merci pour votre commentaire. Alors concernant les chiasmes, il y e a des différents, celui du Rosaire est un chiasme qui part de l’Annonciation (1.) en regard avec le Couronnement de Marie (1a.)
1. L’Annoncation: L’humilité de Marie.
2. La Visitation: La charité de Marie.
3. La Nativité: Le Fils de Dieu vient au monde par Marie.
4. La Présentation: Marie présente Jésus au Père.
5. Le Recouvrement: Marie retrouve Jésus le troisième jour.
6. Le Baptême: Jésus est équipé pour son ministère.
7. Les Noces de Cana: Jésus amour rejouit les hommes.
8: L’Annonce du Royaume: Jésus dit que le Royaume est au milieu de nous.
9. La Transfiguration: Le corps de Jésus est glorifié
10. L’Eucharistie: Jésus institue le Sacrifice de la N. A.
10a. L’Agonie: Jésus accepte de s’offrire en Sacrifice ultime.
9a. La Flagellation: Le corps de Jésus est martyrisé
8a. Le Couronnement: Jésus est le roi des Juifs rejeté.
7a. Le portement de Croix: Jésus amour est rejeté de tous, humilié,hué.
6a. La Mort de Jésus: Jésus accomplit son ministère.
5a. La Résurrection: Marie retrouve Jésus le troisième jour.
4a.L’Ascension: Marie voit Jésus aller au Père.
3a. La Pentecôte: Le Saint-Esprit descend sur Marie et les disciples.
2a. L’Assomption de Marie: Sa charité parfaite l’a fait entrer au ciel.
1a. Le Couronnement de Marie: Son humilité lui a apporté la couronne.
Voilà un exemple, bien entendu on peut creuser voir d’autres parallèles, mais c’est certain, il y a bien un chiasme.
Merci Patrick, je vais ėtudier celå, j’ėtait chez le Médecin ce matin. Vous vous êtes donnė bien du mal å recopier tout celà. Nous continuons å nous porter les uns les autres et plus largement encore.
Oui aimons nous les uns et les autres et portons nous les uns et les autres.
Bonjour EDITH. J’espère que ce n’etait pas grave pour que vous alliez chez le médecin. Pour le chiasme: Oh mais ce fut une joie, de pouvoir partager cette découverte. Il y a certainement d’autres choses à découvrir, comme chaque mystère étant lui-même en chiasme.
Comme l’histoire de l’humanité:
1. Paradis terrestre
2. Chute, jugement et promesse
3. Ancienne Allance
4. Jésus accomplit l’A.A. ouvre la N. A.
3a. Nouvelle Alliance
2a. Résurrection, jugement final
1a. Paradis (nouvelle terre)
Ou les livres de la Bible:
Exemple: Le Pentateuque
1. Genèse: Création, paradis terrestre
2, Exode: Dans le désert, don de la Loi
3. Lévitique: Loi du culte (la Croix)
2a. Nombres: Dans le desert
1a. Deutéronome: La Terre promise, renovellement de la Loi
Ou: Les quatre Evangiles
1. Saint Matthieu: L’Apôtre s’adresse aux Juifs
2. Saint Marc: Le disciple de saint Pierre s’adresse aux chretiens de Rome.
2a. Saint Luc: Le disciple de saint Paul s’adresse aux Grecs.
1a. Saint Jean: L’Apôtre s’adresse à tous.
Voilà nous pouvons trouver des chiasmes partout. C’est intéressant. N’est-ce pas?
Oui portons-nous les uns les autres en nous encourageant et dans la priere.