Justice et miséricorde en Dieu

Le fils prodigue
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« Ainsi, la miséricorde se situe, en un certain sens, à l’opposé de la justice divine, et elle se révèle en bien des cas non seulement plus puissante, mais encore plus fondamentale qu’elle. L’Ancien Testament nous enseigne déjà que, si la justice est une vertu humaine authentique, et si elle signifie en Dieu la perfection transcendante, l’amour toutefois est plus «grand» qu’elle: il est plus grand en ce sens qu’il est premier et fondamental. L’amour, pour ainsi dire, est la condition de la justice et, en définitive, la justice est au service de la charité. Le primat et la supériorité de la charité sur la justice (qui est une caractéristique de toute la révélation) se manifestent précisément dans la miséricorde. Cela parut tellement clair aux psalmistes et aux prophètes que le terme de justice en vint à signifier le salut réalisé par le Seigneur et sa miséricorde. La miséricorde diffère de la justice; cependant elle ne s’oppose pas à elle si nous admettons,- comme le fait précisément l’Ancien Testament -, que Dieu est présent dans l’histoire de l’homme et qu’il s’est déjà, comme créateur, lié à sa créature par un amour particulier. Par nature, l’amour exclut la haine et le désir du mal à l’égard de celui auquel on a une fois fait don de soi-même: Nihil odisti eorum quae fecisti, «tu n’as de dégoût pour rien de ce que tu as fait». Ces paroles indiquent le fondement profond du rapport qu’il y a en Dieu entre la justice et la miséricorde, dans ses relations avec l’homme et avec le monde. Elles disent que nous devons chercher les racines vivifiantes et les raisons intimes de ce rapport en remontant «au commencement», dans le mystère même de la création. Et déjà dans le contexte de l’Ancienne Alliance, elles annoncent à l’avance la pleine révélation de Dieu, qui «est amour». »

 

Saint Jean-Paul II, Dives in misericordia

4 commentaires sur “Justice et miséricorde en Dieu
  1. Patric Chenaux dit :

    Pourquoi opposer le justice divine à son amour, à sa misericorde? L’un ne va pas sans l’autre. Et si la justice, même humaine se fait sans misericorde, nous sommes dans l’injustice. Et nous savons, Dieu est juste. Mais le fondement la base de tout est sa miséricorde.
    Dieu a créé le ciel et la terre dans un ordre précis qui demontre sa misericorde, puisque dès le depart la lumière christique brille dans les ténèbres, dès le départ, notre dimanche, Dieu dit que la lumière soit, et le lumière fut. Cette lumière du Christ qui brillera toujours et d’une manière toute particulière quand le Christ ressuscité donne la paix à ses disciples et donne à saint Pierre de paître les brebis du Christ. Tout est donc miséricorde.
    Lorsque nous lisons les dix commandements, là aussi, la miséricorde précède la justice, car les commandements ne sont pas donné pour nous dresser, mais afin que nous soyons heureux. Toute la loi de l’Ancien Testament qui nous parait des fois rugueuse, dure, et pour le bien du peuple afin que le peuple de Dieu soit heureux. D’ailleurs Dieu maudit sur trois ou quatre générations de ceux qui le haïssent, mais sur 1000 générations de ceux qui l’aiment et gardent ses commandements.
    La Croix terrible par laquelle Jésus est passée montre la justice de Dieu qui châtie le péché, mais elle montre avant tout la miséricorde insondable de Dieu qui vient mourir à la place des pécheurs repentants. Un Homme meurt pour une foule innombrable de pécheurs, voilà la miséricorde de Dieu.
    Comment pouvons-nous un seul instant ne voir en Dieu que justice? Alors que l’Ecriture, du début à la fin, nous révèle la miséricorde de Dieu. Même le terrible déluge, Dieu sauva une famille et pendant tout le temps que dura la construction de l’Arche, les hommes et les femmes eurent le temps de se repentir.
    Quand Dieu envoya Jonas à Ninive, le grande ville, il envoya son prophète. Dieu n’exerce jamais sa justice sans avoir prévenu. Nous voyons dans l’Histoire de terribles événements, et on craint de dire que c’est la justice de Dieu qui frappe. Parce qu’on s’est laissé aller à un sentimentalisme qui n’est pas la christianisme. L’Eglise, sur terre, est temoins de Jésus Christ, de se fait elle joue son rôle de prophète. Et quand la justice de Dieu se manifeste, alors on cherche mille explications, pourtant cette justice fait partie de la miséricorde. Une misericorde sans justice, n’est pas une misericorde. Et sur terre nous avons l’Eglise qui montre aux hommes la misericorde de Dieu, et le juge qui montre la justice. Ainsi le malfaiteur est condamné, mais il peut trouver réconfort dans la miséricorde divine auprès du prêtre qui lui apporte le sacrement de reconciliation. Dans l’Eglise, l’excommunié, l’est pour son salut, afin qu’il vienne se refugier dans la misericorde divine, dans le sacrement de réconciliation. Dieu est Amour, toujours plus enclin à bénir qu’à maudir. Il y a trois chose qui demeurent la foi, l’esperance et l’amour, la plus grande, c’est l’amour.

  2. colombe dit :

    La justice divine est un pas vers la miséricorde de DIEU.l’un ne va pas sans l’autre.Demain s’ouvre la démarche jubilaire sur la miséricorde,passer la porte sainte est une forme de pèlerinage .l’homme est un pèlerin ,il est en chemin et si l’homme n’a pas de but il devient errant et il perd le sens des vraies valeurs de ce monde,Nous pouvons changer de vie il n y a pas de faute que Dieu ne puisse pardonner, pas de blessure qu’il ne puisse guérir pas de désir d’amour qu’il ne puisse combler.Son amour est si fort que sa justice s’efface devant sa grande miséricorde , il n’aime pas le péché mais il aime le pécheur qui se repends.merci père pour tout l’amour que tu nous donnes car tu es lent a la colère et plein d’amour.