En ce jour où nous fêtons Saint Jean-Marie Vianney, prions-le tout spécialement pour tous nos prêtres. Qu’ils soient embrasés d’amour divin!
« Qui de nous, mes frères, aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! mes frères, une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… O abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures ! … Saint Paul nous dit que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! mes frères, voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Non, de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. Dans celui du Baptême nous recevons, il est vrai, la qualité d’enfants de Dieu et, par conséquent, nous avons part à son royaume éternel ; dans celui de la Pénitence, les plaies de notre âme sont guéries et l’amitié de notre Dieu nous est rendue ; mais dans le sacrement adorable de l’Eucharistie, non seulement nous recevons l’application de son Sang précieux, mais encore l’auteur de toute grâce. Saint Jean nous dit que Jésus-Christ «ayant aimé les hommes jusqu’à la fin (Jn 13, 1.), » trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’ils prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir compagnie. « Celui, nous dit-il, qui mange ma chair et qui boit mon sang vivra éternellement ; mais celui qui ne mange pas ma chair et qui ne boit pas mon sang n’aura pas la vie en lui (Jn 6, 54-55.). » Oh ! mes frères, quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !… Mais, hélas ! qu’il y en a peu qui le comprennent !… Ah ! mes frères, si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ? Pour vous faire concevoir une idée de la grandeur de ce bonheur, je vais vous montrer : 1° combien est grand le bonheur de celui qui reçoit Jésus-Christ dans la sainte communion et 2° les fruits que nous en devons tirer. »
Saint Jean-Marie Vianney, Sermon sur l’eucharistie


Bonne fête a vous tous en ce jour de saint Jean-Marie Vianney prêtre de jésus Christ il est votre saint patron.Vos mains sont sacrées elles portent DIEU et elles le donnent a leurs frères et sœurs. Quel merveilleux mystère DIEU se donne a chaque messe a travers vous. Que DIEU vous bénisse et vous garde tous, et nous fasse comprendre la beauté et la grandeur de savoir JÉSUS vivant sur l’autel. Unissons nos prières pour eux tous et ne les jugeons pas. Le jugement appartient a DIEU. Nous recevons et acceptons sans rien voir , mais tout simplement demandons a ce que notre FOI grandisse. Devenons des icônes de DIEU et dans le silence de notre cœur donnons ce que nous avons reçu: un regard un sourire parfois cela suffit…L’amour de l’eucharistie est un trésor d’une grande valeur alors prenons soin de ce merveilleux sacrement.A celui qui aime qui demande il reçoit. DIEU aime que l’on respecte son fils lui qui a tellement souffert, et qui souffre encore. Alors de grâce soyons touchés et interpellés par ce DIEU trois fois saint qui se donne sans compter.Bonne fête aux prêtres que je connais et a notre fils.
« Où est ton Dieu? Montre-moi la preuve de son existence! » Quelle doit-être notre réponse? « Viens et vois ». La foi c’est croire sans voir, c’est vrai. Mais rien empêche de rappeller aux hommes qu’à chaque messe, lors de l’Eucharistie, au moment où le prêtre offre le Sacrifice qui est aussi un Repas, une Communion, le Seigneur se donne à voir dans un état de faiblesse, de douceur, de bonté, de beauté… dans l’Hostie qui vient d’être consacrée avec les paroles mêmes du Christ: « Ceci est mon Corps, Ceci est la coupe de mon Sang. »
L’élévation qui suit est un moment fort. Je me rappelle qu’à l’époque où j’étais pasteur, même que je ne croyais pas à la Transubstantiation (j’étais en chemin et commençais à me poser de sérieuses questions), après avoir dit les paroles, je pratiquais l’élévation – avec le pain rond et plat que mangent les arabes, que me préparait le boulanger de notre quartier: « j’vous ai fait une croix au centre du pain, puisque ce pain est pour l’église, » m’avait’il dit. Alors, lorsque j’élevais ce pain, les fidèles voyaient en même temps la croix. Un dimanche, des réformés hollandais sont venus dans notre chapelle, et ont assisté au culte. Je veillais que le culte soit toujours solennel, loin des dérives évangéliques, proche de la liturgie réformée, mais avec un plus. En fait, ceux qui étaient de passage, disaient après le culte: « Ici, il se passe quelque chose qu’on a jamais vu ». C’est simplement que Marie avait le regard bienveillant sur nous, et voulait nous ramener à son divin Fils, j’en suis sûr. Mais bon, je ne le savais pas encore et ce qui me travaillait, c’était la liturgie et particulièrement ce que nous appelions la Sainte Cène: Voilà pourquoi depuis un certains temps, je faisais l’élévation du pain avec sa croix tracée en son milieu, et aussi du calice avec le vin (oui car il n’y a ni le Corps, ni le sang de Jésus dans les Saintes Cènes protestantes). Après le culte, l’une des dames hollandaises vient me voir: elle n’avait jamais vu cela dans son église réformée de son pays et m’a dit avoir pleuré lorsque j’ai élevé le pain rond avec sa croix et lorsque je l’ai rompu. Elle a vu l’amour de Jésus.
Comme quoi vous voyez, si l’un de nos frères séparés pleure devant le pain élevé et rompu, quelle doit être notre attitude, à nous, qui voyons le Corps du Christ élevé et rompu pour nous?
Celle apparence de Jésus peut nous surprendre « mais ne s’est-il pas assez humilié, qu’il vienne encore à nous sous la forme du pain et du vin, dans cet état de faiblesse? Entre les mains des hommes ses frères, se laisser briser et manger? Puis être enfermé dans le ciboire et le Tabernacle, et se montrant dans l’hostensoire lors du Salut, ou encore porté aux malades dans une custode, et en plus par des laïcs, même des femmes? » Certains crient au sacrilège, maudissent cette messe qu’il appellent moderniste, refusent que la communion soit donnée dans la main ou qu’un fidèle distribue le Corps du Christ.
C’est qu’ils n’ont pas compris l’amour de Jésus qui, encore aujourd’hui se donne à nous ses frères, tout entier (oui, lorsqu’on mange l’Hostie, nous recevons aussi son Sang précieux, il y a tout Jésus dans l’Hostie) par amour. Bref à ceux qui n’acceptent pas la communion dans la main et qu’un fidèle (homme ou femme) distribue la Communion, je leur dis: « le jour où vous aurez soif ou faim, vous ne regarderez pas qui vous donne à manger, un homme ou une femme, vous prendrez et vous mangerez » Ils me diront: « Ce n’est pas la même chose », je leur reponds: « C’est qu’alors vous n’avez pas faim! »
Un peu facile comme exemple? Il suffit de relire les Ecritures. Et se rappeler ce qu’est un chrétien : un chretien est un frère de Jésus, un ami de Jésus (s’il fait ce que le Père veut), un membre du Corps du Christ, une pierre vivante de l’édifice qui est l’Eglise. Alors un frère ne peut-il pas reposer sa tête sur le sein de son frère? Un ami ne peut-il pas serrer son ami dans ses bras, comme David avec Jonathan? Vous me direz, nous avons plus que David dans le Très Saint Sacrement. Oui, nous avons Notre Dieu qui se fait nourriture pour nous, le Pain vivant descendu du Ciel. Alors, si durant son incarnation, on pouvait toucher Jésus, ne peut-on le faire lors de son abaissement dans le Sacrement de l’Euchariste? Oui, avec respect. Nous le pouvons: avec respect, car nous sommes prêtres. Certes nous ne pouvons consacrer, célébrer la messe, mais nous pouvons et devons prier, participer à la messe.
Oh sublime mystère de l’amour du Christ.
L’autre jour quelqu’un m’a demandé: « Qu’est-ce que vous en pensez qu’une femme distribue la communion? Moi ça me choque? » C’était une jeune femme attirée par la messe Tridentine et qui voit toujours des défauts, surtout dans la façon de célébrer la messe aujourd’hui (qui rappelons-le est la messe ordinaire, tandis que la Tridentine est la messe extraordinaire). Bref, j’ai expliqué à cette brave jeune femme qu’elle se laissait distraire par des détails et de ce fait ratait l’essentiel qui est Jésus. C’est vrai quoi, il faut faire confiance en l’Eglise. Quelqu’un m’a dit que ces catholiques qui critiquent toujours Vatican II et la belle messe que le Bienheureux Paul VI nous a laissée, font plus de mal à l’Eglise que les sectes.
Oui, car ils ne voient plus les entrailles de la miséricorde de Dieu, qui vient à nous, se laisse adorer sous l’apparence du pain et du vin, se laisse toucher, prendre dans nos mains, et se laisse manger. Dieu qui permet que son petit peuple soit actif autour des Évêques et des prêtres durant la messe: lectures, chant, musique, distribution du Corps du Christ, et visite aux malades, aux vieux qui ne peuvent plus venir à la messe. Et nos malades, nos vieux (ne soyez pas choqués que j’utilse ce mot « vieux », je l’utilise non pour les mépriser mais par affection) sont bien contants de voir arriver ce laïc, homme ou femme, qui se dévoue pour leur apporter la communion. Une dame de notre paroisse, se rend tous les dimanches, avant la messe qui est chez nous à 9h30, à la maison de retraite, pour amener les hosties consacrées aux catholiques qui peuvent ainsi communier en même temps que les fidèles, lorsqu’ils regardent la messe à la télévision pendant cette belle émission: Le Jour du Seigneur.
L’eucharistie révèle les entrailles de la miséricorde de Dieu et ceci lorsque le Prêtre prononce les paroles, jusqu’au moment de la communion. Et aussi après, tous les fruits dans nos vies. Car que ferions-nous sans cette nourriture vitale, sanctifiante, réconciliante, salutaire? Nous serions démunis nous ne pourrions ni persévérer ni aimer.
« Viens et vois » cette Hostie, dans les mains du prêtre: c’est ton Dieu! « Viens et vois » cette Hostie brisée, distribuée par le prêtre et des fidèles à leurs frères qui ont faim et soif de justice, c’est ton Dieu qui se donne!
Tu ne peux croire cela? Pourtant, mon ami, tu m’as demandé de voir mon Dieu, je te le montre. Qu’aurais-tu voulu voir? « Personne n’a jamais vu Dieu, sauf le Fils qui nous révèle le Père et celui qui a vu le Fils a vu le Père ».Quoi, tu aurais préféré voir Jésus qui t’apparaisse? Mais non, tu ne croirais pas d’avantage, ou alors tu croirais mais où serait le mérite? « Heureux celui qui croit sans avoir vu ». Heureux es-tu mon ami si tu te contentes humblement de croire que ces offrandes du pain et du vin sont le Corps et le Sang de Jésus.
Regarde le prêtre élever l’Hostie, ne dirait-on pas le soleil qui se lève dans les ténèbres de ce monde, qui nous éclaire et nous réchauffe dans nos épreuves. Regarde cette coupe qui est élevée, coupe de la colère divine que Jésus a bue pour nous, à notre place, devenue coupe de bénédiction. Ne vois-tu pas que Notre Dieu, comme un ôte plein d’amour qui nous invite à sa table?
Tu me demandais de voir mon Dieu je te montre les entrailles de sa misericorde. Mais attend ce n’est pas fini, regarde ensuite la petite élévation, sommet de la messe. Regarde le prêtre saisir ce Dieu que tu veux voir, le sacrifice de Jésus renouvelé, écoute ces paroles, qui me donnent des frissons:
« Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout Puissant, dans l’unité du Sait-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles. Amen »
Voilà ton Dieu, le Fils de Dieu a renouvelé son Sacrifice unique sur la Croix, pour nous, et pour l’honneur et la gloire de Dieu. Tu n’en verras pas plus. C’est déjà beaucoup, beaucoup d’amour.
« Saint Paul nous dit que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. » (Saint Jean-Marie Vianney)
AMEN AMEN AMEN