Saint Henri, priez pour nos gouvernants!

saint henri
image-2084

En ce jour, où nous fêtons l’empereur saint Henri, confions-lui tous les gouvernants pour qu’à son exemple ils soient animés du zèle de Dieu.

« Saint Henri, surnommé le Pieux, naquit en 972, Benoît VI étant pape, Othon Ier le Grand empereur du saint Empire romain germanique et Lothaire roi de France. Il appartenait à la famille impériale des Othon d’Allemagne, qui joua un si grand rôle au Moyen-Âge.

Touché d’une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s’attacher qu’à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle. »Héritier du royaume de Bavière par la mort de son père, il se vit obligé de prendre une épouse, pour ne pas s’exposer à la révolte de son royaume ; le choix du peuple et le sien se porta sur la noble Cunégonde, digne en tous points de cet honneur. Ils furent heureux l’un l’autre de reconnaître qu’ils avaient les mêmes dispositions, car sainte Cunégonde avait fait, dès son adolescence, le même vœu que son mari.

Saint Henri, devenu plus tard empereur d’Allemagne, justifia la haute idée qu’on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par la pratique de toutes les vertus qui font les grands rois, les héros et les Saints. Il s’appliquait à bien connaître toute l’étendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement ; il priait, méditait la loi divine, remédiait aux abus et aux désordres, prévenait les injustices et protégeait le peuple contre les excès de pouvoir. Ce bon prince ne passait dans aucun lieu sans assister les pauvres par d’abondantes aumônes et sans y répandre la bonne odeur de sa piété. Il regardait comme ses meilleurs amis ceux qui le reprenaient librement de ses fautes, et s’empressait de réparer les torts qu’il croyait avoir causés.

Cependant son âme si élevée gémissait sous le poids du fardeau de la dignité royale. Un jour, comme il visitait le cloître de Vannes, il s’écria : « C’est ici le lieu de mon repos ; voilà la demeure que j’ai choisie ! » Et il demanda à l’Abbé de le recevoir sur-le-champ. Le religieux lui répondit qu’il était plus utile sur le trône que dans un couvent ; mais, sur les instances du prince, l’Abbé se servit d’un moyen terme :

« — Voulez-vous, lui dit-il, pratiquer l’obéissance jusqu’à la mort ?
« — Je le veux, répondit saint Henri.
« — Et moi, dit l’Abbé, je vous reçois au nombre de mes religieux ; j’accepte la responsabilité de votre salut, si vous voulez m’obéir.
« — Je vous obéirai.
« — Eh bien ! je vous commande, au nom de l’obéissance, de reprendre le gouvernement de votre empire et de travailler plus que jamais à la gloire de Dieu et au salut de vos sujets. »

Henri se soumit en gémissant. Sa carrière devait être, du reste, bientôt achevée. Nouveau Moïse, il avait dû les triomphes de sa vie moins à ses armes qu’à la puissance de la prière ; il pouvait aspirer à la couronne éternelle. Près de mourir, prenant la main de sainte Cunégonde, il dit à sa famille présente : « Vous m’aviez confié cette vierge de Jésus-Christ, je la rends vierge au Seigneur et à vous. » Sa mort arriva le 14 juillet. C’était l’an 1024, Jean XIX étant pape et Robert II le Pieux roi de France.

Saint Henri II est le patron des oblats bénédictins. »

10 commentaires sur “Saint Henri, priez pour nos gouvernants!
  1. colombe dit :

    Comme il est doux pour des frères de partager tous ces temps de recueillement d’interrogations et de prières.Une fois de plus je vous rejoins Patric dans votre commentaire,et je veux confirmer personnellement ce que vous dites: puisque ayant moi même de lourdes pathologies, prenant médicaments et piqures chaque jour, j’ai eu des séquelles de mémoire , mais je peux assurer que en ce qui concerne les choses religieuses ou les entretiens au téléphone, je ne me trompe jamais et je sais que c’est l’œuvre de l’ Esprit- saint.Cette nuit j’ai beaucoup souffert mais je tiens debout avec la force de DIEU qui me permettra toute la journée de rester vigilante.Nous devons nous battre contre vents et marées mais nous savons par la grâce que tout est possible. Je rends grâce a DIEU de m’avoir permis a travers cette neuvaine de rencontrer des frères et sœurs qui me permettent de rester debout et de venir en aide a d’autres qui en ont besoin. Bonne semaine a vous tous.

    • Chenaux Patric dit :

      Merci beaucoup Colombe, votre témoignage me bouleverse et me réjoui. Oui avec le Seigneur on vit souvent ces deux sentiments: tristesse et joie, c’est parce que nous combattons et nous aspirons tellement à ce que tous l’aime, de nos proches à nos ennemis. Et nous n’aimons pas voir nos frères et nos soeurs souffrir, pourtant, nous savons le chemin que nous devons suivre, celui de l’abandon total, celui de la Croix. Bon courage mon amie, et que la Sainte Vierge vous fortifie.

      • colombe dit :

        Un grand merci a vous Patric mon ami en JÉSUS SAUVEUR. Oui le chemin de la croix ici bas pour rejoindre le chemin de la vie qui nous attend au paradis.Bonne fin de semaine et bon courage dans votre combat de chaque jour.

        • Chenaux Patric dit :

          Merci Colombe, bonne fin de semaine à vous aussi. Que le Seignrur vous fortifie. Que sa divine Mère vous garde près de son Coeur, coeur à coeur dans l’Amour du Sacré Coeur, votre soutien et consolation.

  2. Chenaux Patric dit :

    Ainsi l’on n’apprend pas cela aux jeunes dans les écoles. C’est normal, me direz-vous, dans une république laïque. On peut soupirer, être triste, de ne pas être sous le règne d’un tel Saint. Quand nous voyons qui dirige la France et l’Europe nous ne pouvons qu’être attristés.
    Hier, quelqu’un m’a dit que si nous en sommes arrivés là c’est à cause de tout cet étalage de ces Cardinaux avec leurs habits, mitres et crosses qui coûtent trop cher, alors que Notre Seigneur a célébré la première Cène avec sa tunique, tout simplement. La personne qui m’a dit cela est très dévouée dans l’Eglise. Cependant je lui ai répondu que le Vatican étant ce qu’il est, il doit en imposer au monde, et aussi symboliser la gloire du Christ.
    L’État de notre pays ne vient pas des fastes de Rome qui sont à la plus grande gloire de Dieu, il vient bien de la Révolution française qui n’avait rien à voir avec le soucis du peuple, mais plutôt c’étaient certaines mauvaises personnes qui voulaient prendre le pouvoir: en assassinant le roi d’une manière « légitime » et en chassant l’Eglise hors de France. Ainsi nous sommes passés d’une monarchie catholique à une République laïque.
    La monarchie n’était pas parfaite, il est vrai. Le roi n’était pas entouré que de conseillés pieux et lui-même, malheureusement n’était pas toujours un exemple, je pense à ses maîtresses. La vie du peuple n’était pas toujours facile non plus. Mais l’Eglise était là qui permettait à chacun, du Roi au plus petit d’entendre la messe tous les jours, d’aller aux offices, de suivre l’année liturgique sans être inquiété et de travailler à son salut.
    Car qu’est-il le plus important? Faire ce que l’on a envie ou de travailler à son salut? Voyez la sagesse de cet Abbé qui renvoie, d’une manière fort subtile – « soyez rusés comme des serpents et doux comme des colombes » a dit Jésus – le Saint Empereur à son devoir d’Etat, car c’est en faisant serieusement, pour l’amour de Dieu et du prochain, son devoir d’état que non seulement on travaille à notre salut, on se sanctifie, mais aussi on sanctifie nos frères en donnant le bon exemple, en les entrainant avec nous dans l’imitation de Jésus Christ.
    Faire son devoir d’état que l’on soit empereur, roi, président, ou simplement distributeur de journaux. Tout faire pour Jésus. Mais voilà le soucis majeur de notre temps, c’est faire ce que l’on veut. L’autre jour, un ami athée m’a dit: « Pourquoi j’aurais besoin d’être sauvé, je suis engagé dans des oeuvres humanitaires, je ne me drogue pas, je ne me saoule pas? » Je lui a répondu : « C’est très bien tout cela, mais que fais-tu du péché? » Et j’aurais pu ajouter, mais ferais-tu le contraire de ce que tu as envie? C’est l’enseignement des Saints. Renoncer à ce qu’on a envie, et faire le contraire. C’est un bon exercice de renoncement. Saint Henri a dû le faire, il l’a fait et en obéissant au Père Abbé, il gagnait le Ciel. Notre Seigneur n’a pas fait ce qu’il avait envie. Il s’est incarné en un petit bébé que Marie a porté 9 mois. Il a toute son enfance obéi en perfection à ses parents. Ah, oui, l’épisode du Temple. Mais il n’a pas désobéi. A 12 ans, c’était l’âge de la majorité religieuse. Il pouvait lire la Thora à la Synagogue. Donc il devait démontrer qu’il était bien le Fils de Dieu, envoyé par le Père pour notre Salut. Au mont des Oliviers, Jésus a prié, son sang sortait des pores de sa peau. Certains expliquent cela par une grande peur qu’avait Jésus. Mais je pense plutôt qu’il commençait sa Passion, tout son sang précieux, adorable, serait versé pour nous. Jésus, un moment, demande au Père de lui retirer cette coupe de colère qu’est la Croix, mais il dit, non pas ma volonté, mais la tienne.
    Mais alors je ne peux jamais faire ce que j’ai envie? Oui, bien entendu, nous pouvons nous octroyer quelques pauses. Dans un monastère les frères ou les soeurs ont des pauses où ils font ce qu’ils veulent. Saint Jean de la Croix aimait le flamenco. Alors parfois, pendant une pause, il prenait la statue de l’Enfant Jésus et dansait avec lui le flamenco. Il ne faut pas non plus être trop rigide: aller voir un bon film, écouter un bon album, faire du sport, une sortie en famille, prendre un peu de vacances, avoir un hobbie sont importants. Mais là aussi, il faut savoir pourquoi l’on fait ceci ou cela. Si nous prenons une pause, c’est pour le Seigneur, afin de mieux continuer à le servir. Un temps je vivais sans hobbie. A part la famille, je ne me détendais pas, voulant me sanctifier. Cette austérité n’était pas bonne, ni pour moi, ni pour ma famille. Mais je ne le voyais pas. Je pensais qu’être plus austère était un signe de sanctification. Eh bien non.
    Une fois tombé gravement malade, le médecin, inquiet pour ma santé mentale, me demanda si j’avais un hobbie. Je lui dit que non. Il me dit qu’il m’en faudrait un car la Spondylarthrite Ankylosante n’est pas drôle, il fallait que je me change les idées. Il me demanda ce que j’écoutais avant comme musique, je lui ai repondu. Il etait heureux car il ecoutait la même, alors il me « prescrivit » de me remettre à écouter et aussi à lire des livres qui me détendraient. Il fallut deux ans à peu prêt pour que j’accepte. Eh bien, je me sens beaucoup plus détendu et libre pour vivre selon Dieu en ne faisant pas seulement ce que je veux. Notez qu’avec une telle maladie, bien avancée chez moi, vu que je passe les 3/4 du temps dans mon lit médicalisés, cela m’empeche de faire ce que je veux. Mais il existe encore des renoncements que le malade peut faire. Au lieu d’aller sur sa tablette ou son ordinateur, il peut dire un chapelet, appeler un frère ou une soeur par téléphone. Notez que je n’appelle pas souvent car je suis fatigué et j’ai des médicaments qui me font oublier beaucoup de choses. Mon ami athée, m’a dit: « Vous oublier des choses, mais pas ce qui concerne la religion ». C’est l’oeuvre du Saint Esprit.
    La progression dans la spiritualité c’est le renoncement, pas ceux que nos obligations exigent, mais ceux fait volontairement. Cela peut être des petites choses, ce ne sont pas toujours des actes d’obeissance comme pour Saint Henri. Mais renoncer à une barre de chocolat en l’offrant de tout coeur à Marie, renoncer à rester au lit à faire la grâce matinée pour ce lever plus tôt afin de passer un moment avec le Seigneur. Renoncer à quelque chose qui nous ferait plaisir et donner cet argent aux pauvres, où à l’Église lors de la quête. Il y aurait mille exemples. Et chacun, chacune d’entre nous peut faire des renoncements.
    Nous pourrions encore parler de l’obeissance. En tant que laïcs, ou fidèles, nous n’avons pas à imposer nos idées au prêtre ou au clergé de notre paroisse et du diocèse. Nous pouvons donner une proposition, mais surtout obéir. Aussi bien écouter l’homélie afin de mettre en pratique ce que nous enseigne l’Eglise.
    Et si tout cela était pratiquer par notre gouvernement? Est-ce possible encore que le gouvernement français revienne à l’obeissance de la foi? Voyez l’orgueil de la République qui ose faire passer des lois contraires à la Loi de Dieu, immuable et éternelle. L’Empereur Henri a obéi à un Abbé d’un monastère. Nos autorités se croient supérieurs au Saint Père. Et elles font ce qu’elles veulent en apparence tout du moins car nous savons quelles sont sous le contrôle des grands groupes financiers. Mammon est un dieu tyranique qui nous laisse faire ce qui est mauvais sous l’apparence de l’égalité, de l’humanisme: « Alors on danse » (Stromae). On danse dans la grande salle de bal du paquebot France qui coule.
    Oui, Saint Henri piez pour nos gouvernants pour qu’ils se convertissent et fassent ce qui est bon et juste devant Dieu pour le bien du peuple.

    • colombe dit :

      Gloire a DIEU ….. et AMEN

    • Edith Bolot dit :

      Cher Patrick, vous parlez avec sagesse et je prends souvent plaisir à vous lire mais comment… sur ma tablette, c’est là aussi que je prie la liturgie des heures 2 ou 3 fois, la tablette n’est pas que distraction, là prière, ou encore lien avec mes enfants et avec votre maladie je vous la conseille fortement. J’ai aussi les psaumes et la Bible, des e books religieux, c’est plus pratique pour moi qu’un livre lourd que je ne peux pas porter. J’ai la fibromyalgie et doit souvent me reposer et n’étant que peu aidée je dois assurer la cuisine en laissant ce que je ne peux faire, le devoir d’état je pratique comme une prière avec joie quand je peux…Je sais qu’il. faut que je marche, alors c’est parfois un temps d’adoration ou de louange. La canicule à été dure à vivre et pour mon mari aussi qui a un cancer du poumon.. Avant quand je faisais une visite à des malades, après je me relaxais, si c’était dur, mais je dois pouvoir à toute heure « écouter » mon mari à présent. Je prie pour
      vous et je vous confie mes intentions. Je m’abandonne à l’amour du Seigneur et je prie Marie pour vous tous et pour la neuvaine notre France où Dieu peut tirer le bien des ténèbres que nous constatons tous. Amitiés
      Edithsjeanne

      • Chenaux Patric dit :

        Bonjour Edith Jeanne, d’abords je vous remercie pour votre encouragement. Et vous avez raison pour la tablette que j’utilise aussi, il y a tant de richesses que publient l’Eglise ou des fidèles, ou des monastères. Oui la tablette est un outil important pour nourrir notre foi et même pour nous unir ensemble dans la prière. Comprenez bien que je faisais allusion au temps que l’on peut perdre sur internet à surfer comme on dit ou à jouer.
        Vous souffrez dans votre corps, vous et votre mari. La fibromyalgie, je connais, car elle accompagne souvent la Spondylarthrite Ankylosante dont je souffre. Mes nerfs sous cutanés sont atteints, on m’a parlé un temps de la fibro, mais il semble que cela ne soit pas.
        Vous êtes peu aidée, et votre mari a le cancer, je suis profondément bouleversé. Et votre famille? Et l’Eglise, la paroisse donc, ne peuvent vous aider au moins un peu pour vous soulager? Etes-vous au moins bien suivie medicalement? Avez-vous demandé le Sacrement des malades? Excusez-moi de vous poser ces questions, mais il faut nous entraider. Et encore une chose, n’avez-vous pas droit à une aide ménagère?
        A travers vos épreuves vous êtes en train de gagner le ciel. Vous participez aux souffrances du Christ. Et cela plait à Notre Seigneur de vous voir là, crucifiée avec lui, partageant ses soufrances pour votre salut et celui des pécheurs.
        En agissant comme vous le faites, comme vous le décrivez, vous accomplissez votre devoir d’état et vous êtes sans le savoir, un exemple pour nous tous.
        Pardonnez-moi Edith, je ne veux pas vous dire ces choses pour nourir votre amour propre, nous savons combien la flatterie peut être dangereuse pour nous. Non, mon but Edith est de vous encourager à persévérer. Que le Seigneur et sa divine Mère, vous consolent, fortifient et guérissent (si telle est la volonter de Dieu).
        Soyez assurée de tout mon amour et de mes prieres pour vous et votre cher mari. Je vous remercie pour les vôtres. Nous avons tellement besoin du soutien des uns pour les autres. Dieu vous bénisse et vous garde dans son amour.

  3. Bonnard dit :

    Bonjour, et merci pour cet article, courage, union de prière.