En mémoire de Michel Menu, scout, résistant, fondateur des raiders et des goums, retourné vers le Père le lundi 2 mars 2015, méditons deux de ses textes célèbres. Prions pour lui et confions à son intercession notre pays, spécialement sa jeunesse.
Etre chef:
« Si tu veux être chef un jour,
Pense à ceux qui te seront confiés,
Si tu ralentis, ils s’arrêtent.
Si tu faiblis, ils flanchent.
Si tu t’assieds, ils se couchent.
Si tu critiques, ils démolissent.
Mais…
Si tu marches devant, ils te dépasseront.
Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.
Et si tu pries pour eux, alors, ils seront des saints. »
Commentaire de la loi scoute:
1. Le scout met son honneur à mériter confiance
Quand on monte dans un avion, on prend, certes, des risques, mais on fait confiance au pilote, parce qu’on est sûr qu’il connaît bien son métier et qu’il ne fera rien pour mettre notre vie en danger. De même quand il nous faut passer par les mains d’un chirurgien.
S’il fallait sans cesse se méfier de ses partenaires ou de ses voisins, la vie de viendrait vite infernale. Là où dominent les faux-jetons, la vengeance et la haine sont, souvent, inévitables. Un scout peut avoir 36 défauts, mais il n’est pas une girouette ! On ne peut être sûr que quand il donne sa parole, il la tient, quoi qu’il advienne. C’est pour lui une question d’honneur.
2. Le scout est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnés
Le contraire de la loyauté, c’est la fourberie, la combine, la trahison. Pour qu’une patrie ait un avenir, pour qu’une famille connaisse le bonheur, pour qu’un équipage de course ait ses chances de victoire, il faut pouvoir compter sur la droiture de chacun de leurs membres. Les magouilleurs sont, toujours et partout, des porte-malheur.
Dans sa patrouille, comme dans sa vie de tous les jours, le scout tient son poste à coup sûr, dût-il en souffrir ou même en mourir ! On peut compter sur lui les yeux fermés. Ilsait distinguer le blanc du noir … et le courage de la lâcheté. Avec lui, on peut construire une Eglise, une équipe qui gagne, une famille.
3. Le scout est fait pour servir et sauver son prochain
Dès l’instant qu’une obsession de « chacun pour soi » s’empare d’un peuple ou d’une communauté chrétienne, on peut être sûr de les voir tomber en faillite ou en décadence, en passant par la guerre civile et la haine. Au début le « chacun pour soi » amuse, c’est à la fin que ça fait très mal ! On n’ose même plus compter les morts.
Depuis que l’esprit chevaleresque a fini par mettre un peu de bleu dans notre ciel, il y a, heureusement, des hommes qui prennent plaisir au plaisir des autres. Eclairés par la parabole du bon samaritain, ils savent qu’un geste de don, un seul geste, parfois, peut sauver un malheureux du désespoir. C’est pour eux une vocation. On croirait qu’ils ont été faits pour ça, comme les médecins sont faits pour soigner les malades.
Les scouts appartiennent à cette catégorie. Ils sont de ceux qui, par leur don, sèment la joie de vivre sur leur passage.
4. Le scout est ami de tous et frère de tout autre scout
Les scouts, entre eux, ne sont pas seulement des copains qu’aurait rassemblés le hasard pour courir après une aventure éphémère, mais bien des frères d’une même tribu, engagés dans une même aventure pour changer le monde … en mieux. Pour être capable d’une amitié ouverte à tous … en vérité, il faut d’abord commencer par la fraternité vécue avec ses proches. C’est autrement plus efficace que les discours sur la solidarité. En 1920, après la terrible guerre qu’avaient perpétrée leurs parents, des milliers de scouts de tous les pays d’Europe se retrouvèrent au Jamboree de Londres pour enterrer la haine et fêter leur communion fraternelle.
La fraternité scoute, aujourd’hui, de l’Est à l’Ouest, et dans le monde entier, pose des bases pour un monde meilleur.
5. Le scout est courtois et chevaleresque
Il y a « des manières » de rendre service qui donnent à ceux qui en bénéficient l’impression qu’on trouve plaisir … à les aider. Offrir sa place à un grand-père, souhaiter l’anniversaire à sa maman, aider l’Aumônier à ranger sa valise-chapelle, c’est, pour un garçon qui n’est pas un pleutre, un geste normal.
Mais il y a des « petits suppléments » qui ne coûtent rien, des discrétions qui sont signes d’amour des surprises qui multiplient par cent la qualité du service que l’on rend. La fleur qu’on glisse dans un cadeau, la carte postale qu’on adresse en remerciement au paysan qui nous a reçu pour un camp. Le scout en est le spécialiste. On n’a pas toujours l’occasion de sauver les survivants d’un sous-marin en détresse ! Mais, quand on est observateur, on a tous les jours l’occasion de nettoyer les abords d’un puit dans une ferme près de laquelle on camp ou de redresser un calvaire et d’y mettre des fleurs – d’enlever un arbre tombé en travers d’un chemin ou de réparer une barrière endommagée – de faire discrètement une petite vaisselle pendant que sa mère est partie faire les courses – de se lever 5 minutes avant les autres, pour cirer les chaussures des boys de sa patrouille.
6. Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu. Il aime les plantes et les animaux.
Il est de ceux qui aiment regarder le ciel avec ses myriades d’étoiles ou se mettre à l’affût pour admirer un cerf qui mène boire ses biches. Sa passion pour les camps sauvages vient de là. Les montagnes couvertes de neige l’attirent, les lacs et leurs reflets célestes l’émerveillent, l’étonnante musique d’une source au creux d’un rocher le séduit.
Il sait faire silence, marcher lentement, s’arrêter.
Quand on a les yeux sensibles à la beauté, les oreilles accueillantes à l’harmonie, le goût de l’espace et de sa grandeur, on n’est pas loin de découvrir la présence de Dieu partout. C’est par ces signes, qu’Il aime à se faire aimer.
7. Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié
Il y a quelques années, dans une raffinerie, près de Lyon en France, où travaillaient 30 ouvriers, les ordres étaient parfaitement clairs : « défense absolue de fumer » ! Mais un individu, qui se croyait au-dessus des lois de la nature, alluma quand même une cigarette. On entendit l’explosion à 15 km … et les pompes funèbres furent débordées.
8. Le scout sourit et chante dans ses difficultés
Il considère les difficultés comme normales. Il ne change pas d’humeur avec la météo. Il ne craint ni la pluie, ni le froid, ni le soleil. Le scoutisme est une école anti-panique. On y apprend à garde son sang-froid quand les gens s’affolent. Ca permet de voir plus clair et plus loin. Souvent, des vies humaines ont été sauvées par un homme qui avait su garder sa tête.
9. Le scout est économe et prend soin du bien d’autrui
Le gaspillage est « une manie de gosses de riches » et, sans doute, même un péché ! Il procède d’un mépris du travail de ses parents et d’une certaine manière, il constitue une insulte à l’égard de ceux qui n’ont pas le nécessaire. Il révolte les pauvres et devient vite une source de haine. Le gaspillage ne convient guère qu’aux têtes sans cervelle. Le scout, lui, est économe. Au camp, il ne jette rien à terre. Il sait entretenir une tente. C’est une question de style. Dans la vie, il en fait autant.
10. Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles, et ses actes
Dans un lycée de 500 élèves, on en trouve de tout acabit ! Des m’as-tu-vu, qui en savent toujours plus que leur maître, des braillards, qui ne tolèrent pas la moindre réplique, des soi-disant affranchis, à qui rien ne résiste. On n’est pas obligé, faut-il le dire, de les considérer comme des héros à suivre.
Ce « petit monde » est, d’ailleurs, à l’image du grand. La pureté n’y est pas tellement à la mode. Les brutes, partout, ont la vedette, les exhibitionnistes salaces, les casseurs sexuels les plus orduriers. Les médias leur servent de promontoire. La femme, pour eux, n’est qu’un animal à plaisir et l’homme, un jouisseur qui a tous les droits. Ca rapporte, parait-il, un argent fou. On en voit que trop, malheureusement, ce que produit cette explosion effrénée : des couples qui se brisent en quelques semaines, des familles innombrables éclatées, des sinistroses en quantité.
Mais, en ce qui concerne la mode, le scout est, grâce à Dieu, plutôt de ceux qui s’en méfient. Il n’a pas une mentalité d’apprenti-mouton.
La sexualité est un phénomène naturel. On n’a pas à en avoir peur ! Mais comme on est un homme … et non pas un chien, il faut, naturellement, apprendre à en contrôler les impulsions ou les instincts. C’est même la plus généreuse de nos forces, car c’est par elle que passe ma vie ! Raison de plus de ma maîtriser.
Un jeune qui rêve de bel amour et qui n’a pas perdu la tête comprend très bien que c’est sur les sommets qu’il risque de rencontrer celle avec qui il pourra faire « chanter la vie » ! Et non dans les bas-fonds. Or, la route de l’amour authentique passe par le respect de l’autre. On ne prononce jamais une parole qui puisse gêner ses compagnons, on ne se permet aucun geste qui puisse troubler l’âme neuve d’une fille.
La pureté est une force, une vertu … d’homme entier.


« Prions pour Michel Menu et confions à son intercession notre pays,
spécialement SA JEUNESSE. »
« En ce temps-là,
JESUS, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, IL leur dit:
« Voici que nous montons à Jérusalem.
LE FILS de L’HOMME SERA LIVRE
aux grands prêtres et aux scribes,
ils Le condamneront à mort
et Le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de Lui,
Le flagellent et Le crucifient;
LE TROISIEME JOUR, IL RESSUSCITERA. »
Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de JESUS avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour Lui faire une demande.
JESUS lui dit:
« Que veux- tu? »
Elle répondit:
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à Ta droite et l’autre à Ta gauche,
dans Ton Royaume. »
JESUS répondit:
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
POUVEZ-VOUS BOIRE LA COUPE QUE JE VAIS BOIRE ? »
Ils lui disent:
« Nous le pouvons. »
IL leur dit:
« Ma coupe, vous la boirez;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon PERE. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
JESUS les appela et dit:
« Vous le savez:
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi:
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre SERVITEUR;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner Sa vie en rançon pour la multitude. »
Évangile de JESUS-CHRIST selon Saint Matthieu 20:17-28
« Ils le condamneront à mort »
« QUELLE EST LA MEILLEURE PLACE ? »
« L’indignation des disciples envers les fils de Zébédée
est bien compréhensible.
Eux aussi désirent occuper la meilleure place
aux cotes du CHRIST en gloire.
Mais quelle est la place la plus enviable?
En se faisant serviteur,
Le CHRIST n’était pas oppressé par un joug écrasant.
Non, IL était pleinement libre!
Libre et joyeux de se mettre au service de ses frères,
de les aimer ainsi en toute vérité.
La meilleure place, la place la plus joyeuse,
consiste à devenir serviteur,
à donner sa vie pour faire vivre son prochain.
Oui, il n’est pas de plus grand bonheur
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »
Père Thibault Van Den Driessche.
Prions en Eglise
« POUVEZ-VOUS BOIRE A LA COUPE QUE JE VAIS BOIRE ? »
« …boire à la coupe que Le Maître lui-même boira.
Boire à la coupe de Sa Passion,
communier à LUI jusqu’au cœur de ses souffrances.
Voilà ce que JESUS veut amener ses apôtres
à découvrir comme l’unique moyen
pour vivre dans l’intimité la plus profonde avec LUI.
…
Certes, pour accéder au Royaume il faut passer par la CROIX
mais la répartition des places revient au PERE en personne.
L’enjeu ici pour la mère des fils de Zébédée est
de comprendre que la réalisation de son désir
au sujet de ses fils doit se soumettre au désir
du PERE du FILS unique.
Ainsi chacun de nos désirs doit se découvrir
dans sa réalisation dépendant de la VOLONTE du PERE.
…
Mais le désir ici est un désir bien particulier,
un désir fondamental:
celui de vivre dans l’intimité du FILS
et partant dans celle du PERE.
Il s’agit donc de reconnaître
que pour accéder auprès du PERE,
la première condition est celle de
se reconnaître dépendant de LUI.
DEMEURER auprès de DIEU est d’abord un DON de DIEU.
« DIEU LE PREMIER NOUS A AIME »,
comme le dit Saint Jean dans son épître.
Frère Elie, Famille de Saint Joseph
http://www.homelies.fr/homelie,ferie.de.careme,4129.html
Je constate la beauté du scoutisme depuis beaucoup d’années ayant une belle sœur a la tête d’une équipe .A travers elle j’ai compris la grandeur et la joie qu’elle porte. Elle respire toujours la paix et l’amour des autres et aime rendre service.Cela va de pair avec ce qu’il font.Et dans tout cela DIEU se trouve au milieu d’eux.J’ai également une autre expérience concernant les scouts qui entourent l’église ou se trouve notre fils prêtre. Pour le carême ils organisent chaque année le mercredi des cendres un bol de riz. Quelle joie de voir tout les paroissiens réunis et faire un partage et ainsi démarrer un meilleur carême.Gloire au Seigneur de la vie qui étant au milieux d’eux les dirige sur un droit chemin.Cela nous met du baume sur notre cœur de voir ces jeunes scouts travailler pour la gloire de DIEU .
Merci pour ce temoignage, Colombe. Et quelle merveilleuse idée que ce bol de riz, le mercredi des Cendres.
Merci Patric
Dans l’école de mon fils est également organisée une opération bol de riz le Vendredi Saint pour ceux qui souhaite
C’est cool. Vraiment une belle initiative.
Enfant, je n’ai pas fait de scoutisme. C’est dommage. Pourtant voilà une belle école de la vie… de la vie chrétienne. Un dimanche, le Jour du Seigneur avait consacré une émission à Michel Menu. Encore une belle figure du christianisme que – permettez-moi d’oser le dire – la France nous donne d’avoir. Je ne dis pas que dans les autres pays il n’y a pas d’hommes et de femmes vertueux et saints, non, non, je dis simplement que la France, fille aînée de l’Eglise, nous donne en exemple pour tous, de ces personnages qui sont des lumières dans ce monde de ténèbres, des lumières qui nous touchent au plus profond de l’âme, des témoins du Christ dont la patrie et l’Eglise ont le plus grand besoin.
Je dirai même que seul l’Eglise nous donne de telles personnes.
Le texte que nous venons de lire est d’une telle hauteur, d’une telle profondeur, d’une telle largeur, d’une telle longueur, qu’à y bien regarder, il a la forme de la Croix… il découle de la Croix de Notre Seigneur Jésus Christ.
Si ce texte en 10 points commente la loi scoute, nous pouvons-dire qu’il commente la loi nouvelle. Il peut s’appliquer tel quel à notre vie de chrétien. Comme quoi, il est important d’apprendre aux enfant ce qu’est la vie qui plait à Dieu et ceci depuis le plus jeune âge.
Michel Menu est un témoin de Jésus Christ. Il en existe encore, il en existait dans le passé, il en existera encore. Et le scoutisme est une bonne école pour former ces futurs témoins qui oeuvreront plus tard dans toutes les couches de la société. Aujourd’hui les scouts sont toujours actifs et particulièrement dans les quartiers difficiles. De jeunes enfants y viennent apprendre la vie qui vaut la peine d’être vécue. Le scoutisme est une oeuvre très importante, on se l’imagine sans peine. Alors il nous faut penser à ces chefs scouts et à tous ces enfants qui, souvent, manquant de repères en trouvent dans leurs chefs. Il nous faut prier pour eux, il y a encore de l’espoir, mes amis. Dieu est fidèle!
L’Evangile de la messe du jour dit: « celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude » (cf. Mt 20,17-28) Ce texte résume le scoutisme, et la vie chrétienne tout entière. Nous sommes tous serviteurs de nos frères et de nos soeurs. Et en cela nous sommes tous appelés à devenir le premier et d’une certaine manière à etre chef, voilà pourquoi nous pouvons reprendre pour nous les paroles de Michel Menu:« Si tu veux être chef un jour,
Pense à ceux qui te seront confiés,
Si tu ralentis, ils s’arrêtent.
Si tu faiblis, ils flanchent.
Si tu t’assieds, ils se couchent.
Si tu critiques, ils démolissent.
Mais…
Si tu marches devant, ils te dépasseront.
Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.
Et si tu pries pour eux, alors, ils seront des saints. »
Nous sommes tous scouts.
« Dans le souffle de Ta Parole, SEIGNEUR,
que mon regard se tourne vers tous mes frères,
qu’ils soient riches ou pauvres de toi.
Que je fasse le bien,
Que je ne juge point,
que mon accueil soit juste,
que mon sourire soit pour tous,
que ma vie soit tienne. »
Amen
Une prière de Claude,
lectrice de Prions en Eglise
« Ne m’abandonne pas SEIGNEUR,
mon DIEU, ne reste pas loin de moi.
Hâte-toi de venir à mon aide,
Toi, ma force et mon Salut.
Psaume 37:22-23
« Donne à Ta famille, SEIGNEUR,
de progresser en faisant toujours ce qui est bon;
assure-lui le nécessaire en cette vie
pour la conduire aux biens du Royaume.
Par JESUS-CHRIST notre-SEIGNEUR. »
Amen
« le FILS de l’homme
n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa rançon pour la multitude. »
Saint Matthieu 20:28