Méditation du Père Jean Pateau

« Où est l’homme qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ?… »                                                                                              (Règle de saint Benoît, Prologue)

En 476, quatre ans avant la naissance de saint Benoît, l’Empire romain d’occident s’est effondré. Les Père Jean PAteaubarbares sillonnent désormais l’Italie. Dans un contexte de guerres et de famines, naîtront les premiers monastères fondés par saint Benoît. La question tirée des psaumes, et posée par le Père des moines d’Occident dès les premières lignes de sa Règle, prend un relief saisissant : « Où est l’homme qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ?» Nombreux devaient être ceux qui se sentaient concernés par cette question… Ne nous sentons-nous pas concernés aussi par elle ?

Le bienheureux Paul VI disait au Mont-Cassin : L’excitation, le bruit, l’agitation fébrile, l’extériorité, la foule, menacent l’intériorité de l’homme. Il lui manque le silence avec son authentique parole intérieure, il lui manque l’ordre, la prière, la paix. Il lui manque lui-même. Pour retrouver la maîtrise et la joie spirituelle de lui-même, il a besoin de se remettre en face de lui-même, dans le cloître bénédictin. Dans la discipline monastique, l’homme est regagné à lui-même et à l’Église.

Saint Benoît a offert aux hommes de son temps la paix, une paix qui vient de Dieu et qui est nécessaire pour aller à Dieu.

Deux motifs, ajoutait le bienheureux Paul VI… font toujours désirer l’austère et douce présence de saint Benoît parmi nous : la foi, que lui et son ordre ont prêchée dans la famille des peuples, spécialement dans la famille Europe, la foi chrétienne, la religion de notre civilisation, celle de la sainte Église, mère et éducatrice des nations, et l’unité par laquelle le grand moine solitaire et social nous a appris à être frères, et par laquelle l’Europe fut la chrétienté. Foi et unité, que pourrions-nous souhaiter de meilleur pour le monde entier, et spécialement pour cette portion de choix qu’est l’Europe? Qu’y a-t-il de plus moderne et de plus urgent, de plus difficile et de plus contrarié, de plus nécessaire et de plus utile pour la paix?

L’Europe est toujours à évangéliser et cette évangélisation commence par notre propre évangélisation. À l’homme qui rêve d’une tranquillité solitaire, Benoît offre la paix de la présence. À celui qui ambitionne « l’heureuse ignorance » d’une « éducation non directive », il enseigne la certitude de la foi. Enfin à celui qui ne prétend à rien moins que d’être maître, il offre le service de l’unité pour une authentique fraternité : Paix, foi et unité.

« L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » disait le bienheureux Paul VI à un groupe de laïcs. Voulons-nous être de ces témoins ?

« Cherchant sourdement le sens de leur existence, les Européens du xxie siècle tourneront le regard vers leurs frères croyants : mais seulement dans la mesure où ceux-ci leur paraîtront vivre une vie pleine de richesses partageables, une existence irriguée par un flux de sens, d’espérance, d’amour, alors que le reste de la société se desséchera dans le nihilisme. » Le monde nous interroge… quelle est notre réponse ? Notre vie est-elle un témoignage ?

Reprenons au compte des nations, de notre continent, les mots que Benoît adresse à son disciple : «  Où est la nation qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ? » « Écoute, ô Europe, les enseignements du maître, et incline l’oreille de ton cœur ; accueille volontiers les leçons d’un tendre père, et fais-les passer fidèlement dans ta vie… Alors, sous la protection de Dieu, jusqu’à ces sommets de doctrine et de vertu…, tu parviendras. » (cf. Règle de Saint Benoît, première et dernière phrases)

 

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Le Père Jean Pateau, né en 1966, est entré à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault en 1990. Ordonné prêtre en 1998, il a été élu abbé de ce monastère en août 2011 et béni par Mgr Armand Maillard, archevêque de Bourges, le 7 octobre de la même année.
24 commentaires sur “Méditation du Père Jean Pateau
  1. Esperance2 dit :

    Merci pour cette méditation qui va tellement à l’essentiel. Ça pourrait même être la ligne conductrice d’une neuvaine pour l’Europe qui ferait suite à la nôtre.
    Merci au Bienheureux Paul VI d’avoir fait de saint Benoît le Patron de l’Europe, avec les magnifiques paroles citées ici dans la méditation.
    Merci à Benoît XVI d’avoir eu l’intuition de confier son pontificat à saint Benoît pour la seconde évangélisation ou la ré-évangélisation de l’Europe.
    La vieillesse de l’Europe n’est pas un handicap, c’est même une chance de Sagesse.
    On finira bien par ÉCOUTER et ACCUEILLIR (comme il est dit dans la Règle de saint Benoît citée ici) Celui qui est doux et humble de coeur, pour notre vrai bonheur.
    Confiants dans l’avenir de l’Europe, invoquons ces deux Européens, l’un occidental l’autre oriental: saint Benoît et saint Jean-Paul II, intercédez pour nous.
    Merci à tous. Amen à la prière de la méditation.

  2. Decaux dit :

    Amen

  3. Henri dit :

    Mon Père,
    J’ai bien plus qu’une espérance en notre pape François dont les paroles apparaissent dans la lumière annoncée d’un avenir qui se dessine. Personnellement j’ai vécu ma vie d’adulte en mécréant, jusqu’à la découverte de celles que j’appelle mes « trois soeurs » : Bernadette, Thérèse et Elisabeth de la Trinité. C’est cette troisième qui m’a amené à la lecture de Saint-Paul de Tarse, puis à pénétrer dans les écritures. Depuis tout un acquis s’est trouvé fondamentalement bouleversé pour donner un sens nouveau à ma vie, où plutôt à « la vie ». J’ai tant d’années conservé de la foi que le souvenir de « dis bonjour à Monsieur le curé! » et « as-tu bien dit tes prières? ». Aujourd’hui, la prière m’accompagne dans tout ce que je fais et cela me fait penser aux paroles de cette chanson qu’interprétait Yves MONTAND: « c’est si bon de se donner rendez-vous, de se dire des mots doux, de partir n’importe où; c’est si bon, c’est si bon ».
    En cette fête de Saint-Benoît mes prières accompagnent particulièrement moines et moniales, ce qui pourrait sembler un paradoxe, d’être si profondément parmi nous.
    Bien fraternellement,
    Henri.

  4. colombe dit :

    Il y a autour de nous mille manières, de faire le bien de nous montrer digne d’être des enfants de DIEU,le seigneur lui voit la profondeur d’un cœur qui se donne pour lui. Nous pouvons cheminer dans notre vie de chrétien, par le silence dans les travaux que nous faisons et toujours donner a DIEU notre journée elle lui appartient.Nous pouvons regarder les fleurs et nous laisser bercer par la brise légère. Regarder un soleil couchant en pensant a celui qui a crée tout cela.Et je veux confirmer ce que j’ai lu un peu plus haut, que nos prières peuvent être exaucées, c’est notre FOI profonde qui nous donne la force de demander et de nous dire DIEU nous l’accordera. Demandons pour notre belle FRANCE afin qu’elle retrouve ses racines.

  5. Pauvre pécheur que je suis dit :

    Un simple Merci est une belle prière mais le Merci dans le silence intérieur est encore plus grand! Ce qui n’élimine pas ou diminue les prières communautaires…

    Nous avons divers moyens pour y parvenir car notre corps est aussi une chambre que Dieu connaît. Prier tout en admirant la nature que Dieu nous a donnée. C’est la sincérité qui détermine la grandeur de nos prières pour nous aider à aimer ceux qui nous causent du tort ou nous persécutent…

    Tous les jours dans la mesure du possible: Lectures saintes, chapelet et plus comme le rosaire, prière de notre propre composition en rapport sur notre réflexion sur l’Évangile et homélie du jour + + +

  6. Chenaux Patric dit :

    Merci Père pour cette méditation. Il me parait cependant que le temps où les français tournent le regard vers leurs frères chrétiens n’est pas encore à l’ordre du jour. Ou alors commence tout doucement, grâce, en grande partie, au témoignage et à l’oeuvre de notre Bon Pape François.
    Depuis cinq ans qu’une fois par mois, voir plus, les ambulanciers me conduisent à l’Hôpital en vsl – je vois souvent les mêmes – ils constatent bien que rien ne va plus en ce bas monde. Idem pour mes médecins. Nous avons souvent parlés, certains ambulanciers espèrent tomber sur moi pour pouvoir parler. Mais rien ne bouge. Ils restent dans cet océan du il n’y a plus de vrai, plus de faux, plus de mal, plus de bien (à part les gros trucs) et leur cerveau est comme lavé de tout ce qui est religieux. Ils ne voient donc pas l’intérêt de tourner leurs regards vers leurs frères croyants, même si ceux-ci vivent l’Evangile dans la paix, la joie…
    Lorsque j’étais agent d’accueil d’un parc industriel, j’avais la possibilité de témoigner, le mieux que je pouvais à cette époque. Il y eu quelques fruits, très faibles, très minimes par rapport à la somme de travail d’évangélisation. Pourtant il s’est passé des choses. Une grève avait commencé en plein hivers. Le directeur avait peur qu’elle dégénère. Tout en essayant de réchauffer les grévistes avec du café et en acceptant les dames dans le poste de garde, je promis au directeur de prier le Seigneur pour que la grève s’arrête. Une fois rentré chez moi, je me mis à prier le Seigneur avec force, le lendemain, je retourne au poste de garde, plus de grévistes. Je vois la voiture noire du directeur sortir, je lui ouvre la barrière, il passe tout droit et soudain le téléphone sonne. C’était lui, très émus, qui m’a dit: « Si j’étais croyant, je croirais que votre prière a arrêté la grève » Et il m’a remercié chaleureusement pour mon implication pour l’usine, en tant que chrétien, il m’a jeté trop de fleurs. Une fois raccroché, j’ai pleuré. Pourquoi? Parce que je me trouvais tellement indigne que Dieu puisse avoir répondu d’une manière si forte à ma prière. Car je le sais, et le directeur aussi le savait, c’était cette prière qui a été exaucée, c’est-à la même heure que j’ai dit ma prière devant notre Seigneur, qu’un accord fut conclu entre le patron et le syndicat et la grève fut levée.
    Mais rien ne changea. Tout le monde savait cette histoire, j’ai discuté combien de fois avec des ouvriers, des syndicalistes, mais rien. Sauf quelques signes de Dieu, des réponses à des prières adressées pour tel ou tel, sans suite, alors qu’il ou elle avait bénéficié de grâces divines. Ça allait d’un responsable qui avait perdu ses clés. Il vient voir dans sa voiture, il faisait nuit, je sors de mon poste de garde et lui demande ce qu’il cherche. Très énervé, il me dit avoir perdu ses clés. Je lui dis de prier Saint Antoine. Il me regarde et me sourit, voulant dire, arrête tes bêtises. Alors j’ai prié le Saint. J’ouvre les yeux et je vois quelque chose briller, c’était ses clés. Il me dit: « Ce n’est pas possible, j’ai regardé plusieurs fois à cet endroit ». Je lui dit ce que j’ai fait, il fut surpris, mais rien de plus. Un dernier exemple, un ouvrier, assez opposé à la foi, n’avait plus de nouvelles de son fils depuis trois ans. Il lui faisait la tête à cause de son divorce. Je lui promis de prier pour cela. Dans la semaine, son fils l’appelait. Il était profondément touché, mais tout passe. Nous sommes dans la société du zapping.
    Notre témoignage doit se faire. C’est certain. Depuis cinq ans que je suis en invalidité j’ai subi et vu tant de choses que je ne peux plus que compter sur, pour citer le médecin: « Votre religion et la médecine ». Bien entendu, il y a la famille, la paroisse, mais ce que le médecin voulait dire est compris pas celui ou celle qui souffre d’une maladie chronique, douloureuse, auto immune, qui conduit à une paralysie et le dos plié en deux. La médecine peut freiner, calmer les douleurs constantes, la religion c’est la vie.
    Voilà peut-être ce qu’il faut dire, à nos français zappeurs, tristes, perdus dans les méandres diaboliques de notre société de mort. La religion c’est la Vie, cette Vie c’est Jésus Christ et si vous voulez vivre et trouver le bohneur, c’est en Jésus Christ. Venez et voyez, vous n’aurez plus à zapper, mais pour cela il faut prendre la bonne porte, et la Vierge Marie est la porte sûre qui veut nous mener aux pieds de son Fils bien aimé.

    • Nicolas dit :

      Oui, Patrick, votre expérience est une réalité. Les hommes de notre époque zappent. Pourtant on voit des retours à Dieu. Le plus souvent après de très rudes épreuves.
      C’est vrai que le Seigneur nous unis à lui très intimement par le biais de la souffrance. En d’autres termes c’est sur la Croix que la rencontre est la plus intime ! Quoi de plus normal ?
      Comme dit Claudel face à la souffrance : Notre Seigneur n’est pas venu la supprimer, elle est conséquence du péché donc « insupprimable » ; Il n’est pas venu nous l’expliquer, elle restera toujours aberrante à nos pauvres esprits. Alors !? Il est venu l’habiter !
      Et de plus en l’habitant ainsi Il lui donne de pouvoir devenir utile. Quel mystère, mais quelle surprise lorsque l’on rencontre de ces personnes qui sont revenus à Lui après de très grosses épreuves.
      Eux aussi nous portent à nous demander si nous sommes témoins du Christ !? Comme nous le rappelle Dom Plateau. Que je remercie aussi.

      • Chenaux Patric dit :

        Merci beaucoup Nicolas. Surtout merci pour votre admirable et tellement vrai commentaire.

    • JEAN-VINCENT dit :

      LES DIX LEPREUX: Luc 17:11-19
      Eux en plus ont VUS notre Seigneur et pourtant ……….

      • Chenaux Patric dit :

        Oui c’est pour cela que, à ceux qui me disent: « Si je vois je croirai », je leur réponds : « Beaucoup on vu et n’ont pas cru, même ils l’ont livré pour qu’on le cloue sur la Croix ».

  7. JEAN-VINCENT dit :

    Merci Dom Jean PATEAU.

    Il appartient à chacun d’entre nous de positionné Dieu là ou il aurait toujours dû être.
    C’est sans aucun doute là, la clé du bonheur.
    Vous et tous vos moines nous donnent un parfait exemple. Une atmosphère de la VRAI Paix parfaitement perceptible règne au sein à l’Abbaye Notre Dame de Fongombault, une communauté apaisée, entièrement et fondamentalement tournée vers DIEU. Du lever au coucher du soleil, et la nuit aussi, chaque jour qui passe. L’Offrande du Saint Sacrifice Eucharistique, qui est le sommet de la vie de l’Eglise, y est sublimé résolument tourné vers Dieu, dans le SILENCE de la Prière, loin de l’agitation des expériences du monde, et l’ACTION de GRÄCE en communion.
    Un contraste majestueux et saisissant face à un monde totalement déconnecté de la Vrai Réalité.
    Au mois d’Octobre le samedi 24 vous conduirez la grande procession Solennelle du Pèlerinage International Populus Summorum Pontificum dans les rues de Rome, en direction de la Basilique Saint-Pierre ou sera offert le Saint Sacrifice Eucharistique par un Cardinal de la Sainte Eglise Catholique.
    Le lendemain vous offrirez ce Même Saint Sacrifice Eucharistique à la trinité des Pèlerins, au moment même de la clôture du synode sur la Famille, que certains Idéologues se disant français ont bien mal menée depuis quelques années.
    Mais la France, c’est la Chrétienté, c’est un peuple qui doit faire l’effort de se tourner plus encore vers DIEU, Père – Fils – Esprit Saint et ne pas se laisser berner et entraînée par les fausses tendances du moment, trop souvent d’influence satanique.
    Alors OCCUPONS NOS ÉGLISES des villes et des villages, c’est la DOMUS-DEI !!!

  8. Michelle dit :

    Béatrice, j’aurais pu écrire presque mot pour mot votre message, car c’est mon quotidien et je me pose les mêmes questions… Comment se juger objectivement soi-même ? Il reste à apprendre à tout abandonner dans les cœurs de Marie et de Jésus, et aussi à espérer…

  9. Epsilon dit :

    On retrouve cette exigence de conversion personnelle: non pas « les autres », mais moi, qui suis appelé à diffuser la Lumière afin que d’autres, que je ne rencontrerai peut-être jamais – on sait rarement où la graine tombe – commencent également à se poser de bonnes questions.
    Et Béatrice, n’ayez aucune crainte: nous sommes imparfaits par nature, nous ne sommes pas un peuple de « purs »: laissons ces utopies aux matérialistes athées, aux idéalistes militants qui s’acharnent à « construire un monde idéal » impossible.
    Mais nous pouvons – c’est même recommandé – demander à l’Esprit sa grâce de paix quotidienne, ou d’humilité selon les jours, ou…

    Une petite prière très courte qu’on peut dire tous les matins:
    « Esprit de Dieu, Esprit d’Amour,
    sois Amour de Dieu brûlant en moi »
    (on peut décliner ‘Amour’ en ‘Paix’, ‘Force’, ‘Humilité’, etc)

  10. Edith Bolot dit :

    Oui vous avez raison toutes les deux, merci père. Vos mots très forts et cris du coeur ne sont – ils pas dė je un témoignage !
    pour moi, je revoyais en vous lisant ma formation chrétienne en banlieue parisienne encore calme, j’avais 17 18 ans – j’en ai 74…. et la mission avec la JOC s’ inscrivit en moi pour ne plus jamais me quitter avec un Amour présence nourrissant ma Foi . En fondant une famille un y eut un creux car en province j’ai connu la solitude du coeur et la soif intérieure.
    Nous avons voulu respecter un appel des ėvêques de France de vivre si on le pouvait avec un seul salaire et je me suis engagé dans la catėchèse pendant plus de 20 ans et j’ai aidė un jésuite qui m’a appelée å lui préparer des sessions dans le dėpart ment ou j’ai moi même parfois enseigné un m thon spirituelle et corporelle de mėmorisant ion de l’évangile chantė gestuė. Ceci et une lecture en groupe de la Parole me nourrit encore å ce jour. Le soucis c’est que ma retraite est très faible et nos fin de moi à présent au rouge… Je ne peux faire que de maigres cadeaux à nos enfants et petits enfants, ce n’est pas « mamon » cela ? C’est le prix å payer, j’ai une amie celibataire envahie par l’amour de Dieu mais avec des cancers å répétition, elle a donnė sa vie å la Parole et à la prięre et n’a pas eu assez de temps de travail avec son m étier ėtant allé en Afrique. Votre prière s’ il vous plaît mais malgré tout ALLÉLUIA . La Sainte Vierge est Forte et obtient des grâces de son Fils confions lui la France l’Europe et notre planète. En union de prière.
    Edithsjeanne

    • clairette dit :

      Chère Edith,
      J ai été touchée par votre commentaire/témoignage et vais prier pour vous et pour votre amie. Dieu soit Loué.
      Claire

  11. Isabelle Cortambert dit :

    Merci Béatrice pour le partage de votre vécu, où je me retrouve si bien ! Et merci Eliane pour votre réflexion lumineuse. Cela me fait penser à un petit livre de Jacques Philippe (prêtre Communauté des Béatitudes) : « Recherche la Paix et poursuit la », où il présente la Paix comme le lieu même, l’enjeu, du combat spirituel et donne plein de pistes très concrètes pour, selon les situations, tendre toujours vers cette Paix.
    A lire et à relire…
    bien fraternellement,

  12. de La Bonnellière dit :

    La vie …. apprendre à connaitre, aimer et servir Dieu.

    Chaque jour avec confiance et bonheur, tout est remis en question.
    Jusqu’au dernier souffle ?

  13. de goiffon jean dit :

    Laus tibi Domine!

    Jean de Goiffon
    Expert judiciaire honoraire
    Médaille de Bronze de la Ville de Paris

  14. brossard dit :

    Je me retrouve ce matin, dans ce que dit et vit Béatrice, étant moi-même de nature angoissée peut-être du fait que je suis de la DASS, j’ai pourtant 74 Ans mais je me suis tte ma vie préoccupée pour mes enfants et petits enfants, qui paradoxalement nous visite peu et je me soucie beaucoup de ceux qui souffrent autour de moi,alors de se mettre devant Jésus comme cela si on est pas dans un lieu propice ou un lieu de silence il m’est difficile d’arrêter la machine à penser et de lire une méditation,comme le dit Béatrice permets une petite ouverture uniquement pour Dieu….Merci prions les uns pour les autres ce jour à n’importe quel moment,le Bon Dieu s’y retrouvera .Jeanine.

  15. Marie-France dit :

    Merci pour cette belle méditation, source d’Espérance.Les problèmes que nous connaissons, aujourd’hui, ne sont pas nouveaux … Foi et unité, un binôme toujours à mettre en oeuvre, à consolider …

  16. Pollet béatrice dit :

    je resterai avec cette question ce matin

    ma vie de « mère de famille » , de « grand mère » , d' »épouse », de fille et d’amie ou de citoyenne est-elle un témoignage de chrétienne ?

    j’ai peur de la réponse très mitigée que je me fais et qu’on me donnerait ..ne serait ce que ce matin avec mon mari : je me suis énervée par le stress de plusieurs voyages prochains(et dans ce cas mes paroles désagréables et blessantes du moment dépassent ma pensée profonde )
    étant de nature angoissée je stresse hélas bien trop souvent par les nouvelles des uns et des autres , par tous les soucis du quotidien et ceux du monde présenté par nos médias
    qu’il est difficile de se pauser, confiante , devant le Seigneur pour obtenir son Amour, Sa Joie,sa Paix intérieure et son énergie de Vie quoiqu’il arrive !
    je prie ce matin , grâce à votre méditation , pour devenir une chrétienne plus crédible
    pour enraciner ma Foi dans le Seigneur au quotidien par la prière , l’eucharistie le plus souvent et le sacrement du pardon
    je vous remercie de nous aider à discerner l’Essentiel dans notre vie de chrétien !
    nous sommes le sel de la terre et le levain dans la pâte
    le suis je vraiment ? le sommes nous ?
    qui voudra me suivre , nous suivre ou nous rejoindre ?
    question pour tous les chrétiens de France !

    • Eliane de Rougé dit :

      Merci Béatrice pour votre réflexion. Oui effectivement suis-je témoin ? Mais cela nous fait vraiment toucher l’immense Amour de notre Dieu qui a confié son Eglise aux hommes et femmes que nous sommes… Quelle folie d’Amour ! En se sachant profondément aimé (tu as du prix à mes yeux) par notre Père céleste, il est plus doux et léger d’avancer chaque jour, malgré nos lourdeurs, nos péchés, nos manques de charité. Mais notre désir quotidien, sans cesse renouvelé au fil de la journée, avec l’aide du Sainte Esprit et de la Vierge Marie nous fait cheminer vers le Ciel. Fraternellement

    • Chenaux Patric dit :

      Bonjour Madame Pollet,
      Oui, votre vie de mère, grand-mère et épouse est un temoignage chrétien si vous accomplissez votre devoir d’état pour l’amour de Dieu et de votre prochain.
      Bon, vous vous êtes énervée, déjà vous le reconnaissez, et puis, il suffit d’un acte de contrition ou d’un Notre Père, de demander aussi pardon à votre mari. Ainsi vous grandirez dans la sanctification, et vous serez un témoignage d’amour, d’humilité envers lui. Dans notre cheminement de chrétien, nous devons monter l’échelle sainte, et parfois, nous ratons une marche, parce que nous oublions de regarder à notre Seigneur et nous péchons, même sans le vouloir, alors on redescent plus ou moins bas. Mais lorsque nous demandons pardon, le Seigneur nous remonte, mais quelques marches plus haut.
      « Tout coopère au bien de ceux qui aiment Dieu » dit Saint Paul, même nos faiblesses, même nos péchés.
      Puis-je vous encourager de prier le Rosaire, chaque jour, en méditant sur chaque mystère, et en en demandant les bons fruits. Notre Dame, vous accordera ces grâces. Elle en a tellement à donner.
      Excusez-moi de m’initier ainsi dans votre vie. Et vous savez certainement tout cela. Vous avez la foi et connaissez les moyens pour continuer votre pèlerinage terrestre. La sanctifacation ne se fait pas en 5 minutes. Et l’amour propre ne meurt pas si facilement. Il faut donc progresser sur ce chemin étroit de la foi en vivant dans le détachement de tout ce qui nous empêche d’avancer.
      Madame, que le Seigneur vous benisse et vous fortifie afin que vous puissiez être un témoin fidèle de Notre Seigneur dans votre famille et tout autour de vous. « Elevons nos coeurs, nous les tournons vers le Seigneur ». Soyez assurée de mes prières. Fraternellement.